LA CLINIQUE DES CAUCHEMARS

 

J'estime que ce bouquin, "La clinique des cauchemars" est vraiment dégueulasse, raciste et très sadique. La date de parution m'est inconnue, mais sans doute entre les deux guerres, (Au vus du style, plus proche de 14-18 que de 1940)

L'auteur signe "J.V." et le dessinateur "Sadie-Maso".

Cependant, je dois reconnaître qu'il y a un chapitre, le seul de ce livre, qui traite du laçage d'un corset étonnant. Un des meilleurs texte de corset, très sensuel, décrivant bien la crainte et le désir, la contrainte et la volupté...

 

 

 

 

Maguy vient d'être fouettée et violée.
Ci-dessous le chapitre du corsetage, intégralement reproduit.

 

LA CLINIQUE DES CAUCHEMARS

 

Maguy sévèrement corsetée

 

- Pitié, Monsieur! Pardon!

- Il n'y a plus de Monsieur coupe sèchement le Docteur. Appelle-moi Maître et ces dames Maîtresses puisque d'ailleurs tu es dorénavant une vulgaire esclave, une chienne...

D'ailleurs tu n'es pas encore dressée et je vais te faire appliquer un petit traitement dont je sais tout le bien. Pierre va me chercher le corset

- Oh! non Maître ne me torturez plus clame la malheureuse.

- Assez, répond d'Arban avec un sourire de satisfaction. Je vais te faire pétrir le corps, le comprimer, le modeler et le façonner à mon goût Quand le résultat sera obtenu ton esprit aussi sera soumis à mes volontés. Agir sur le corps pour forcer le cerveau à obéir a dit Sacher Masoch.

 

La porte s'ouvre et Pierre revient apportant un grand mannequin tout moulé de soie blanche. L'esclave pelotonnée dans un coin ne distingue pas encore de quoi il s'agit, mais dès que le mannequin est posé elle devine qu'il porte le corset qui lui est destiné. Qu'il est étrange ce corset et sa bizarrerie lui fait douter qu'il puisse lui être destiné. imaginez un très long fourreau de soie bleue pâle, long, très long... L'esclave croit qu'il est impossible d'emprisonner son corps dans cet étui et que sa taille ne peut être réduite à une si faible diminution, mais elle a peur qu'on lui fasse subir les pires tortures afin de lui permettre cette carcasse que devait porter sa grand-mère. Cependant le temps lui manque de poursuite le cycle de ses réflexions. Pierre venait de délacer, dégrafer le corset Liane, un centimètre à la main, s'avance vers la patiente toute tremblante. Elle le glisse autour de la taille de Maguy.

 

- 79 centimètres c'est bien cela dit-elle- Tu vas voir quelle silhouette merveilleuse nous allons te faire ! Comme tu vas être belle, belle à répandre le désir ! Aussi ce que tu vas souffrir va te sembler une peine légère. D'ailleurs souffrir est un mot et la souffrance est délicieuse dans de tels corsets ; quand tu l'auras goûtée, le serrage te semblera si léger que toi-même, seule, sans contrainte tu en exigeras de plus étroits encore.

 

La pauvre est bouleversée ; elle ne sait si elle doit croire cette femme qui lui semble moins cruelle que D'Arban, moins bestiale que Doumba. Elle n'ose croire à cette volupté spéciale qu'on lui annonce et qu'elle doit ressentir. Et toutes les minutes des dernières quarante-huit heures se déroulent rapidement en son cerveau : son enlèvement, son mari débauché qui l'abandonne à son triste sort pour courir après les filles ; la volée qui lui a meurtri son corps et qui fut suivi du viol répugnant. Pendant ces quelques instants de répit Liane avait saupoudré de talc l'intérieur du corset pour qu'il glisse mieux sur la peau pendant ce serrage. Sapho et Claire s'approchèrent tenant la cuirasse de soie et d'acier ; puis, à même la peau elles l'appliquent ; il est si long qu'il va des genoux aux seins. Claire, les deux mains à la taille de Maguy maintient le corset en place, Sapho procède à l’agrafage du busc sur le devant en commençant par en haut

 

- Ecarte les jambes et rentre le ventre, commande Liane.

Elle obéit sans comprendre, mais quand la dernière agrafe du busc est attachée, elle sent s'insinuer entre ses cuises un objet résistant et assez long qui exerce sur son sexe une pression continue. Liane s'accroupit et avec ses deux mains, à l'endroit le plus intime, elle écarte des doigts, les lèvres déjà humides ; puis, elle fait pencher dans l'orifice l'objet qui maintenant exerce sur les organes une pression directe, un titillement qui la fait frémir. Un léger cri s'échappe des lèvres de la corsetée.

 

- Ce busc recourbé, lui dit Sapho pour calmer ses appréhensions a été placé pour empêcher le corset de remonter ; mais le Maître l'a fait perfectionner ; à l'utile il a joint l'agréable et tu verras comme en marchant, ses attouchements sont délicieux ; le bout est d'ailleurs démontable aujourd'hui, je n'ai mis que le petit manchon d'autres sont plus gros et tu les essaieras tous ; il y en a en cuir ; certains sont poilus ; d'autres ont la forme hexagonale...

Maguy est abasourdie ; le corset étant agrafé dans le bas, ses cuisses sont plaquées l'une à l'autre jusqu'aux genoux.

 

********************

 

- Mais comment pourrais-je marcher, demande-t-elle avec angoisse ?

D'Arban bondit du divan où, en compagnie de Pierre et de Jean, il se reposait en contemplant le corsetage difficultueux de l'esclave, éprouvant un plaisir sadique chaque fois que l'anxiété se lisait sur les traits crispés de Maguy.

La cravache qu'il tenait en main traverse l'air comme un éclair. Elle vient s'abattre sur la magnifique poitrine, laissant sur chaque mamelle un trait violacé.

 

- Tais-toi, chienne ! hurle-t-il. As-tu fini de poser des questions ?

- Je t'en prie, laisse-nous faire, interrompt sèchement Sapho qui s'est relevé et se tient face au Docteur.

- Prendrais-tu la défense de cette esclave, répond fort en colère d'Arban. Désobéirais-tu aussi et aurais-je besoin de te mater par le fouet et de te faire connaître les douceurs de ma salle d'opérations ?

- Tes menaces ne me font pas peur. Il y a trop de secrets entre nous pour que je les prenne au sérieux ; Oh ! certes, tu es le maître et je ne veux nullement me révolter contre tes ordres, mais enfin il arrive que tu exagères. Cette esclave a déjà été copieusement fouaillée et elle a dû comprendre que dorénavant toute incartade serait le signal de tortures raffinées. Mais enfin, elle ne méritait pas la cinglée brutale qui a marqué sa poitrine. Tu fais mourir les esclaves trop vite avec des supplices qui me plaisent d'ailleurs. Mais enfin cette chienne, de qui je veux faire ma servante, ne doit pas être fouettée à toutes minutes sinon, tu l'abrutiras et je ne pourrait rien en faire. Ce n'est pas cela que je veux. Flagelle ou torture toutes les pensionnaires des pavillons de traitement, mais laisse en paix cette aristocrate qui dorénavant est à mon service.

 

La comtesse est atterrée, se demandant qui l'emportera ; ou de la femme pour laquelle elle se sent animée d'un brusque mouvement de reconnaissance ou du docteur qui assouvirait cruellement sa vengeance s'il gagnait la partie.

 

Pierre et Liane, jean et Claire se tiennent cois, pensant qu’il ne servirait à rien d'envenimer une dispute à propos d'une esclave. Fort en colère, D'Arban prend le parti d'aller vers son cabinet chirurgical où il fera subir à l'une des pensionnaires de cruels et terribles supplices

La porte claque. Dix secondes plus tard elle est ouverte violemment.

 

- Jean, dit le docteur, viens avec moi, car j'ai besoin d'un aide. Ah ! ce sera cruel, barbare ! Qu'est-ce quelles vont hurler ! Nous serons tous les deux et je ne veux pas de femmes... elles y perdront, car ce sera véritablement un spectacle grand-guignolesque...

Le reste de la phrase se perd, tandis que D'Arban, suivi de jean se dirige vers une des salles de torture.

 

- On s'en fout, hurle Sapho de façon que le docteur entende. Nous savons nous contenter nous-mêmes, n'est-ce pas, Liane et Claire chéries ?

 

... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...

 

Le corps de Maguy disparaît maintenant aux deux tiers dans la gaine soyeuse du corset. Les seins abondants sont remontés très haut, soulevés par les goussets. Ils ornent d'un façon suggestive le haut du corset. Les genoux sont collés l'un contre l'autre. Pour faciliter sa mise, la cuirasse soyeuse avait été largement débridée dans le dos, d'une huitaine de centimètres environ. Aussi Sapho commence à lier vigoureusement les lacets ; la taille comprimée s'amincit; les deux bords du corset se sont rapprochés d'une vingtaine de centimètres. Tandis que Sapho tient les lacets afin qu'ils ne se détendent pas, Claire agenouillée commence à tirer sur leur croisillon, en débutant par le haut.

 

Les cuisses sont plus fortement plaquées l'une contre l'autre ; les fesses remplissent le fourreau et tendent la soie qui brille sans un pli. Magny se laisse faire troublée par la caresse, le massage du satin sur sa peau. Il lui semble qu'un baume adoucisse les brûlures de l'effroyable flagellation de Doumba, lorsque sa chair fut labourée de coups de fouet. Elle croit avoir trouvé dans ce corsettage le remède aux cuissons de la cinglée. Et elle aime le serrage auquel maintenant elle acquise. Sept centimètres ont été gagnés en tirant sur les croisillons des lacets. Claire fait un signe à Liane qui de ses deux mains comprime la taille, pendant qu'un genou appuyé sur la croupe de Maguy, elle tire à nouveau de toute la force de ses muscles sur les croisillons des lacets. Alors tout ensemble, le ventre de la patiente s'efface, rentre en lui-même et disparaît ; la taille s'arrondit en s'amincissant, les reins se creusent, le buste s'incline en avant, la croupe se tend en arrière, la poitrine offerte. La respiration de l'esclave devient haletante, son visage s'empourpre ; elle porte les mains à son ventre ou du moins à l'endroit où son ventre s'arrondissait avant d'avoir disparu sous l’aplatissement du corset ; les mains vont à la taille, puis au pubis. En effet, son ventre et sa taille écrasés commencent à la faire souffrir tandis qu'à chaque mouvement elle sent dans son sexe le massage de plus en plus précis, de plus en plus appuyé, de L’étrange manchon fixé à la partie inférieure du busc et qui répand dans son être une excitation assez bizarre et voluptueuse. Avant de pousser plus avant le serrage du tour de taille, Sapho reprend son centimètre.

 

 

- 53 centimètres, dit-elle. Tu as déjà perdu 27 centimètres ; encore un peu de courage et ton corset sera définitivement fermé, ton corps pétri à notre volonté et ton esprit ainsi assoupli.

Il semble à Maguy que ses côtes sont brisées, sa colonne vertébrale creusée, son abdomen remonté. N'est-ce donc pas suffisant se demande t-elle ? Mais une sorte de sensation indéfinissable la parcourt ; elle aime presque cette tortures, cet écrasement du ventre et de la taille.

Elle adore le prolongement du busc violant l'intimité de son vagin, ce qui lui procure une étrange ivresse. Elle sent avec délices la pression inflexible du bure d'acier rigide sur son ventre et dont l'extrémité, manchon de cuir, exerce sur ses organes internes une influence qui la fait brûler de désir voluptueux. L'étau qui la brise, elle voudrait qu'il soit encore plus serré afin de connaître une ivresse plus intense.

 

Elle ne proteste pas et se laisse encore serrer.

Les trois centimètres qui restent à gagner sont les plus difficiles; la taille fortement comprimée résiste davantage et pour vaincre cette résistance, la seule traction des bras de Claire ,et Liane ne suffit pas. Il faut recourir à un procédé plus puissant. Une chaînette d'acier souple et résistante est fixée autour de la taille. Dans le dos, un bâtonnet d'acier est placé dans les deux derniers maillons de la chaîne. Liane commence à tourner le bâtonnet qui entraîne la chaîne lui imprimant une torsion ; le diamètre de la chaîne en même temps se réduit et réduit aussi la taille. Rien ne peut résister à ce moyen terrible. La taille cède en même temps Claire tire sur les lacets rapprochant peu à peu les deux bords du corset qui enfin se rejoignent.

 

Sapho fait un noeud pour nouer les lacets, la comtesse halète, prête à défaillir. La sueur perle à son front. Il lui semble que son corps va se briser, coupé en deux par cette épouvantable étau de soie et d'acier. Sapho s'approche avec un flacon de sels et lui tamponne les tempes avec de l'alcool Les jambes de Maguy tremblent et mille fourmis semblent ronger ses muscles.

 

-Marche maintenant, commande Sapho.

Maguy fait quelques pas, ce qui ne lui est pas facile, ses cuisses étant comme ligotées et en lui permettant que de tous petits pas. Sa taille ne pouvant fléchir, elle est obligée en marchant de pencher davantage son buste en avant, oscillant à chaque mouvement des pieds, d'avant en arrière. Chaque fois son sexe est fouillé plus profondément par le manchon, dont le ressort accentue la pression. Mais elle n'a guère le temps de ressentir toutes ces joies, car Sapho l'entraîne à petits pas vers le divan où elle est étendue. Liane va vers l’armoire-bahut et en sort une paire de bottes magnifiques en cuir glacé, de couleur bleu tendre, de même nuance que le satin du corset. Les talons de ces bottes sont en acier chromé très fin, d'une hauteur de 15 centimètres. Etendue sur le dos, près de Pierre, qui tout le temps du corsettage n'a cessé de plaisanter avec les trois vamps, se moquant de la patiente, disant qu’avec une telle cuirasse et un tel busc, elle serait en état de jouissance permanente, étendues donc, Claire et Liane enfilent les bottes, et ce à grand renfort de talc pour les faire glisser. Puis le laçage commence, opération minutieuse et lente; les bottes montent jusqu’aux genoux et les lacets partent des orteils et sont derrière. Il faut donc tirer pour que la jambe soit parfaitement galbée, sans un pli.

 

Pendant ce temps, Sapho est allée quérir une petite robe de satin bleu tendre, un tablier blanc de soubrette et un petit bonnet brodé pour mettre sur les cheveux. Quand elle revient, le laçage est presque terminé et Pierre mis en verve, et s'étant ganté de crin, s'ingénie à frictionner de toute sa face les belles mamelles appétissantes. Bientôt rouges, empourprées, les seins semblent se gonfler et les tétons durcissent. C'est là un plaisir cuisant qui ne fait qu'augmenter l'ardeur amoureuse de la comtesse.

 

- N'est-ce pas, qu'il sera séduisant, ce petit costume de soubrette, annonce Sapho à ses amis. Tiens, dit-elle en s'adressant cette fois à l'esclave, viens ici, vient t’admirer dans la glace avant d'enfiler ces frusque.

Maguy est remise sur ses pieds A chaque pas, elle étend les deux bras comme un équilibriste sur la corde raide, car elle croit tomber.

Juchée sur les minuscules talons étroits comme une pièce de 50 centimes à la base, la voûte plantaire verticale, tout le poids du corps reposant sur l'extrémité des orteils, elle ressemble à une danseuse faisant des pointes. Aidée par Sapho, elle va à petits pas minuscules. Tout à coup, elle trébuche et tombe raide.

 

- Oh, pardon Maîtresse ! dit-elle aussitôt afin de prévenir les cinglées quelle redoute.

Pardon ! Déjà de sa langue elle lèche les botes de Sapho sa seule vêture. La Vamp Vernie lui asséna un coup de talon sur un sein gonflé. Un cri s’échappe du gosier sec. Mais aussitôt Magny reprend la lècherie des bottes, comme la chienne bien dressée qui flatte sa maîtresse pour rentrer dans ses bonnes grâces lorsqu'elle a été battue Parfois elle s'interrompt pour demander pardon. Pierre, Claire et Liane jouissent de cet avilissement de l'esclave prête. à toutes les bassesses par peur des cinglées.

 

- Je te pardonne cette fois, dit Sapho, mais appends à marcher sinon, chaque fois que tu tomberas, je martyriserai ta poitrine opulente digne de Rubens. Acceptes-tu ?

Oui Maîtresse ! J'accepte tout.

- Serra, tu une servante obéissante capable de satisfaire tous mes caprices quels qu'il soient ?

- Oui Maîtresse ! Puisque tu m'as fait connaître une jouissance continue grâce à l'ingéniosité de ce corset qui torture tout en excitant.

- Satisferas-tu les désirs de mes amies ?

Es-tu morte au monde ? Oublieras-tu ton mari qui te maudit, tes gigolos qui se sont moqués de toi. Seras-tu obéissante à mes desseins jusqu'à ta mort même s'il me plaît de la provoquer ?

Oui Maîtresse chérie ! Désormais je souffre, mais je sais ce que c'est que la Volupté.

Maguy croit véritablement ce qu'elle dit, elle sait que jusqu'à ce jour sa vie mondaine a été sans joies ni d'ailleurs sans douleur. Maintenant elle a l’une et l'autre. D'ailleurs elle songe qu’il serait bien vain d'agir autrement même si un jour il lui prends la fantaisie de .s'évader.

 

- Alors, viens sur ce divan, ajoute Sapho. Ton rôle va commencer.

 

Maguy avance à pas menus vers la couche. Sur une chaise, il y a la robe bleue, le tablier blanc festonné, le bonnet de soubrette qu'elle revêtira tout à l'heure, qui la feront ressembler à une servante vouée au bleu, bottée et corsetée des genoux aux seins en dessous de sa robe. Arrivée au divan, elle se laisse tomber de tout son long sur le velours; elle gît là, sur le dos. Sapho s'approche, pose ses larges fesses sur la figure même de son esclave. Magny est presque étouffée, mais elle doit satisfaire les desseins lesbiens de sa maîtresse. Et elle se prend à aimer la pesante chair de sa maîtresse qui lui écrase la face alors qu'elle s'essaye dans un rôle nouveau pour elle à se montrer experte dans l'art des baisers secrets. Claire la chevauche d'autre part, assise sur son ventre (ou du moins sur ce qu'était son ventre). Elle sursaute à chaque seconde comme la cavalière sur le cheval. Ce mouvement régulier a pour résultat d'engendrer un titillation du busc. L'ardeur sexuelle de Maguy est accrue; le désir croit ; elle aussi, veut connaître la volupté ; tout son être frémit; elle augmente la furie des baisers à sa maîtresse dont le postérieur lui écrase la face. Cela plaît à Sapho et pour lui être agréable, Liane accroît ses sursauts tandis, que sa bouche cherche la bouche de Sapho, tandis que leurs mains se palpent mutuellement les seins. Tout à coup la chair de Sapho frémit voluptueusement et Maguy éprouve un tel plaisir d'avoir contenté sa maîtresse qu'elle se laisse aller et qu'une douce griserie envahit tout son corps serré dans l'étau du corset

 

- Eh bien, dit Pierre, qui, dans un autre angle du divan venait de lutiner Liane, vous ne vous êtes pas ennuyées toutes les trois; chacune a eu sa part de plaisir !

C'est vrai. Une émotion étrange fait palpiter Maguy, heureuse d'avoir pénétré le secret de la chair de sa maîtresse; elle se sent liée à elle, heureuse d'avoir été battue par Doumba puis corsetée par Sapho, heureuse d'avoir étouffée sous les fesses de la Vamp et d'avoir éprouvé une jouissance irradiante dans tout son être.

 

Pour la remercier, elle ose lui dire.

- Oh ! Maîtresse, je te serai toujours fidèle.

Sapho, contente d'avoir trouvé une servante si experte et si vicieuse, s'étend sur le divan, laissant respirer Maguy.

- Je l'espère, lui dit-elle, En tous cas, tu sais ce que cela veut dire; changement de corset fréquent, assouvissements de tous mes désirs et puis, de temps à autre, de bonnes cinglées sur tes fesses nues.

- J'aime cela quand c'est toi qui me les donnera, ou bien Claire, ou bien Liane, répondit-elle.

- Il le faut, ajoute Sapho. Et maintenant, si on allait surprendre D'Arban et jean.

- C'est cela !

 

- Maguy, viens avec nous ! Tu dois nous, suivre comme une chienne fidèle.

L'esclave enfile sa robe, met son tablier et son bonnet Les trois Vamps, de leur côté, se mettent en devoir d'enfiler des maillots de cuir très souple qui les moulent sans un pli de la base des seins à mi cuisse. Dans l’entrejambes, une rangée de boutons de nacre va du coccyx à la hauteur de l'oeil ombilical et leur brillant tranche avec le noir glacé des maillots. Elles changent de bottes et en mettent qui montent jusqu'au dessous du genou. Il n'y a donc qu'un léger espace de chair bien désirable entre les bottes et le maillot et la peau ainsi à nu est encore mise en relief par de petits plissés de satin vert tendre qui ornementent le haut des bottes et la base des jambes du maillot La seule vue de ces costumes excite chacune des Vamps Vernies ainsi que Maguy qui a aidé ses maîtresses à se vêtir. Elle leur passe enfin de grandes blouses d'infirmières et des casques de cuir noir ressemblant à ceux que portent les chirurgiens pendant les opérations. Pierre, lui aussi, enfile une blouse blanche. Puis, fins prêts, le petit groupe s'en va par les couloirs, descend vers le deuxième sous sol. Magny suit ses maîtresses à petits pas menus mais c'est surtout pour descendre les escaliers qu'elle ressent la pénétration du manchon, outre que cela lui est difficile. Le titillement accru ne fait qu'augmenter la griserie sensuelle qui s'irradie dans son corps.

 

- Ah, tu t'y habitueras, lui dit plaisamment Sapho. Dans huit jours si on t'enlevait définitivement ton corset, il te semblerait que tu as été dévidée, car ce manchon, toutes les femmes qui l'ont porté savent qu'il procure une volupté ininterrompue, aussi nécessaire à la vie que le boire et le manger.

Arrivé au deuxième sous-sol, soudain, on entend des cris effrayants ...

 

 

 

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