Histoire d'A (Titre provisoire)

 

Par Fred Pody.

IV

La cage

 

Sophie s'avança vers la porte de droite, tournant le dos à la sortie du château. Elle entra dans une salle. Je la suivis. C'était une grande salle, mais ont étaient entrés dans une cage, à l'intérieur de la salle. Deux grilles, de forts barreaux, nous bloquaient dans un coin de la salle. Cette cage occupait environ le quart de la grande salle, et dans cette cage, il y avait du mobilier, lit, table, une chaise, un coffre et une autre table avec un miroir.

Il y avait également une porte compliquée, faite de barreaux, une double porte, en fait. La porte intérieur étant ouverte, mais pas celle de l'extérieur.

De toute façon, ont ne pouvaient pas sortir par cette porte, le passage était fermé et les deux portes bloquées, ne bougeaient pas d'un millimètre. Je regardais autour de moi, essayant de trouver un passage, une clef, un moyen quelconque de sortir. Je vis un livre et une lettre sur la table. Je le montrais à Sophie, qui me dit.

- C’est le règlement de l’école. Tu devras comme nous toutes, le connaître, et le respecter. Tu devrais le lire attentivement avant d’accepter de rester ici. Il décrit les règles de conduite, la discipline, mais également les règles vestimentaires, de coiffure, de maquillages. Il décrit notre passeport, dans le quel sont consignées diverses choses, la hauteur des talons, le nombres de jupons, la liste des contraintes qui peuvent nous être imposées, notre coiffure, et bien sur, notre tour de taille réglementaire. Je crains que certaines règles, te soient difficiles à respecter.

- Et la lettre ?

- Attend, je l’ouvre… Son titre est " Epreuve d’entrée " et elle dit :

- " Vous serez accepté dans le château si vous passez avec succès votre épreuve d’entrée qui vérifiera : Premièrement : Que votre taille ne dépasse pas les 53cm et : Deuxièmement que vous pouvez marcher avec des hauts talons de 11cm. Cette épreuve doit être réussie complètement dans un délai de deux mois. Passé ce délai, vous serez expulsé du château. "

- Elle continue… " Après avoir passé avec succès votre épreuve dans les temps impartis, il vous sera demandé de confirmer solennellement et par écris, que vous avez pris connaissance du règlement intérieur, que vous le respecterez à la lettre et que vous signez votre engagement sans contrainte d’aucune sorte. "

- Bon sang, quel contra ! J’espère que tu ne vas pas te dégonfler ?

Je lui répondis.

- Je te l’ai promis, je ferais tous pour rester avec toi.

- Je ne suis pas certaine, que tu te rendes compte de ce que l’on va te demander. Mais soit, tan pis pour toi. Je vaux sûrement ce sacrifice.

- C’est tout ? Lui demandais-je ?

- Non, il y a une deuxième feuille, marquée " Utilisation de la porte étroite " Je vais lire : Si vous réussissez à passer par la porte étroite, cela signifie que vous avez réussi votre épreuve. C'est-à-dire, que vous portez des chaussures avec des talons de 11 cm, et que votre taille ne dépasse pas les 53 cm.

- Ca me semble facile.

- 1) Installez-vous sur la selle. La hauteur est tel, que vos pieds ne toucheront le sol qu’avec des talons de 11cm.

- Je vais essayer. Dit Sophie

Mais sa jupe la gênait, et elle dus l'enlever, pour pouvoir s'installer sur la selle. Elle était juste à la bonne hauteur. Voir Sophie, en pantalon de dentelle, les bas biens tirés, et le bord de son corset tellement serré. Je devais être écarlate, un désir intense me submergeait. Mon amour, pour elle, m'emplit complètement. Je la déifiais, je l'adorais au delà de tous. J'aurais voulus que cet instant de pur bonheur, ne finisse jamais.

Elle poursuivit la lecture.

- 2) Avancez vers le sas et placez les deux encoches des plateaux de bronze vers votre taille.

Elle s'avança, entraînant le chariot et la selle avec elle.

- 3) Avancez entre les plateaux, si votre taille est supérieure à 53cm, vous ne pourrez pas avancer suffisamment. Il vous faudra resserrer votre corset un peu plus, avant de faire une nouvelle tentative.

- Regarde André, je passe entre les deux disques sans difficulté. Avec mes 44cm, je suis à l'aise. Ma taille est beaucoup plus fine que ces crans prévus pour 53 cm.

- 4) Si votre taille ne dépasse pas les 53cm, vous pourrez avancer jusqu’au milieux des deux plateaux. Alors, quand vous serez à l’intérieure du sas, assise sur la selle, la première porte se débloquera.

- André, essaye de fermer la première porte.

Je manipulais la porte, qui était maintenant, libre sur ces gons.

- Elle n'est plus bloquée, je vais la fermer complètement.

Et j'enfermais Sophie dans le sas, formé par les deux portes.

- Oup, il n'y a plus de place. Je ne pourrais pas me placer autrement que debout entre ces deux portes et ma taille dans le cran des deux plateaux.

- 5) Fermez la première porte, jusqu’au déclic. Vous aurez alors, juste la place pour vous tenir debout, la taille prise dans l’encoche des deux plateaux.

- C'est vraiment très étroit, je ne peux pratiquement plus bouger.

- 6) Agitez la cloche, Madame la Surveillante Générale, viendra constater votre réussite, et invitera les responsables de l’épreuve, qui valideront votre sortie et la poursuite de l’épreuve.

La cloche, il fallut qu'elle se contorsionne, pour glisser un bras entre deux barreaux et atteindre la cloche.

- 7) la première porte sera bloquée et la deuxième porte sera débloquée par la Surveillante Générale, vous pourrez ainsi sortir de votre cage d’épreuve.

Sophie agita la cloche frénétiquement.

- Il y a un Nota. Nota : Avant de faire une tentative, assurez vous que vous pouvez supporter votre corset toute la journée. Si vous ne pouvez pas tenir les 53cm plus d’une heure, nous vous suggérons de poursuivre votre entraînement.

- Voila ! C’est tout. C'est tout, mais je suis bloquée dans ce sas.

Il fallut attendre longtemps. Enfin la Surveillante Générale arriva.

- Bonjour Mademoiselle. Vous voulez sortir ?

- Ho oui ! Je suis bloquée dans le sas depuis plus d'un quart d'heure.

- Bien mademoiselle, je vais chercher la directrice.

Et elle repartit.

Ont dû encore attendre. Au bout d'une demis heure, Delphine et Caroline arrivèrent.

- Florence arrive. On ne peut pas t'ouvrir sans sa présence.

Encore du temps et du temps...

Enfin Florence arriva. Elle demanda de suite, à Sophie, si elle voulait rester au château ?

- Mais enfin ! Quelle question ! Dit Sophie. Bien sur ! Tu ne croyais tout de même pas que j'allais partir je ne sais ou, avec lui !

- Je sais. Dit Florence. Mais tu es un exemple pour ce jeune homme. Je lui prouve ainsi qu'il est libre de partir ou de rester. Mais que s'il reste, il devra respecter le règlement de l'école, à la lettre.

Florence fit ouvrir la deuxième porte. Et Sophie put ainsi sortir du sas.

Florence se tourna vers moi.

- Jeune homme, vous avez compris votre épreuve, du moins je l'espère. Vous devrez porter des hauts talons de 11cm, votre taille ne devra pas dépasser les 53cm, et accepter de respecter le règlement de l'école. On vous demandera de signer votre engagement, si vous réussissez votre épreuve, bien évidement.

J'intervins.

- Je passerais facilement. Ce n'est pas une épreuve pour fille qui m'arrêtera.

Il me fallais par tous les moyens, rester auprès de Sophie

- Petit prétentieux ! Dit Florence. Puisque ton épreuve est si facile, nous allons te l'épicer un peu. Madame ! Apporter moi l'autre selle.

- Mais madame. Dit la Surveillant Générale, nous ne l'avons jamais utilisée. Personne ne peut s'y asseoir, c'est trop gros.

- Il s'en débrouillera, ou il partira.

Et Florence parti, suivie de Delphine et Caroline, mais Sophie resta.

La Surveillante Générale revint, avec une boite en carton, qu’elle posa sur une déserte. Elle pris son trousseau de clef, et ouvrit le cadenas, bloquant la selle sur le chariot. Ensuite, elle remplaça la selle par la nouvelle qu’elle avait apportée dans la boite. La même selle, sauf… une chose supplémentaire, une grosse chose, ronde, épaisse et placée… Au centre de la selle… Une chose qui m'interdirait de m’asseoir sur cette selle. La Surveillante Générale, bloqua la nouvelle selle avec le cadenas, et poussa le chariot dans le sas, le chariot équipé de cette selle et de cette chose…

- Madame !

Je me rendais compte de mon erreur. Il n'était pas très malin, dans ma position, de défier la tante de Sophie.

La surveillante se retournât, juste avant de sortir de la pièce.

- Comment vais-je pouvoir m’asseoir ?

- Deviner ! Me dit elle. Il n’y a qu’un seul moyen. Chercher dans le coffre, vous trouverez de quoi vous entraîner, pour vous asseoir et pour vous réduire la taille. Si vous voulez rester dans ce château, je vous conseille, de vous débrouiller seul.

Et elle sortit, suivie par Sophie.

Je restais seul, avec mon problème, mes problèmes…

J’ouvris la porte intérieure de la cage, et fit entrer le chariot, pour l’examiner en détail. La selle était fixée et bloquée par un cadenas. Impossible de l’enlever, de la faire tourner ou de là faire baisser. La chose, était une grosse barre ronde de plus de quatre centimètres de diamètre, le bout était arrondi et elle dépassait de la selle de plus de dix centimètres. Elle était un peu en arrière, bien verticale, impossible de la faire bouger. Ma main en faisait difficilement le tour. Cherchez dans le coffre ! Avait-elle dit.

Je voulus aller ouvrir ce coffre, mais la porte de la salle s’ouvrit de nouveau, et la Surveillante générale entra.

- Retirez votre pantalon !

- Quoi…

- Votre pantalon, vite.

Je retirais mon pantalon

- Votre caleçon également ! Retirez tous ! Vous ne garderez que votre chemise.

- Mais ! Madame.

- Vite ou vous partez !

Je me déshabillais complètement, ne gardant que ma chemise. J'étais très gêné d'être presque nu devant cette dame.

- Si vous partez, vous retrouverez vos vêtements, à la grille d’entrée du château, en dehors du domaine. Madame ne veut pas de vêtement d’homme dans le château !

- Mais, je ne peux pas rester ainsi, je suis quasiment nu.

- Restez nu ou partez ! Faite ce que vous voulez, mais dans deux mois, vous aurez passé l’épreuve ou vous serez expulsé du château !

Et elle ressorti, me laissant seul, et nu. Je revins vers le coffre, mais à pieds nus, sur un sol particulièrement rugueux, des pierres disjointes et coupantes me faisaient mal aux pieds

Dans le coffre, il y avait… plusieurs jupons en dentelle, des boites longues, marquées « Corset No1 » et « Corset No 2 », deux boites de chaque, et deux autres plus longues, et plus larges, marquées « Corset d’épreuve » il y avait encore des chemises, enfin un genre de chemise pour dame, avec beaucoup de dentelle et un cordon vers la taille. Et au fond du coffre, une série de boites, marquées « Chaussure » avec une gravure de chaussure à hauts talons sur chaque boite. Enfin, au fond du coffre, une boite en bois, gravée d’un dessin représentant un taureau… La boite était lourde, plusieurs kilos. Je la sorti du coffre et la posait sur la table, mais avant de l’ouvrir, je voulus voir à quoi pouvait ressembler les chaussure dans le coffre. Ce besoin devenait impérieux, le sol était froid, fait de dalle de pierres mal équarries, et j’étais pied nu. Mes pieds gelés et douloureux d’avoir resté debout sur ce sol particulièrement rugueux. La première boite contenait une paire de chaussure pour dame, très fine, très belle, mais avec un talons très haut et fin. Une autre boite, plus grande contenait une paire de bottines en daim, mais avec des talons également très hauts. Toute les boites contenaient des chaussures, très différentes, mais toutes avec de très hauts talons. Des talons fins, larges, cambrés ou droits, de toutes formes, mais hauts, terriblement hauts.

Le sol était trop froid, je pris la boite en bois et m’installais sur le lit. J’ouvris la boite, l’intérieur était garni de velours rouges vifs, des cases alignées contenaient une collection de… tiges de métal, de différentes épaisseur… une collection de godemichés… le plus fin, était large comme mon pouce, mais le cinquième godemiché, était aussi gros que celui équipant la selle.

Le métal était lisse, brillant et doré, du bronze probablement. Un coté arrondi, et l’autre terminé par un disque large comme ma main. Il y avait un livret cartonné, avec la tranche dorée. Sur la couverture rouge, le dessin d’un taureau, fait à la feuille d’or.

Sur la première page, le titre « Les godes de bronze » et ensuite divers chapitres, don un, avait été souligné et intitulé « Entraînement de la dilatation » et entre parenthèses, « Chapitre réservé aux novices ».

Je le lis :

Pour ceux ou celles qui utilise ces accessoires pour la première fois, nous vous conseillons d’utiliser le modèle No 1 durant une semaine avant de passer au modèle no 2.

Lubrifiez le gode. Baissez-vous, un genou au sol. Avec une main, écartez les fesses et avec l'autre main, introduisez lentement le gode No 1, en le faisant tourner, pour bien le positionner. Pour la première fois, tousser, le mouvement induit va vous aider à faire pénétrer le gode en douceur.

Pour une dilatation sans risque de déchirure, utilisez le gode no 1 le plus longtemps possible et durant au moins une semaine, si vous le portez en vous au moins 2 heures par jours.

Pour atteindre un but plus ambitieux, vous devez porter le gode au moins 12h par jour avant de passer au modèle supérieur.

Pour les godes les plus gros, les Numéros 4 et 5. Posez le gode verticalement sur une chaise sans coussin, et asseyez-vous dessus, très lentement, en prenant soins de bien vous positionner. Quand l'introduction est commencée, laissez vous descendre lentement et prudemment. Ne forcez pas, n'essayez pas de brûler les étapes. Soyez doux avec votre corps.

J’étais stupéfait, les corsets, les hauts talons et maintenant, cette humiliation. Je suis dans une cage, assis sur un lit, quasiment nu et une boite de gode dans les mains. Il me suffisait pourtant de partir, la sortie était libre ! La sortie oui, mais il y avait les gendarmes. Ce n’était pas des tendres et à cette époque, il valait mieux ne pas avoir affaire avec la justice, surtout, si on ne pouvait pas payer un avocat.

Je sautais en bas du lit, pour fouiller le coffre… Haie ! Les pierres du sol étaient vraiment mal équarries. Il me faut des chaussures, n’importe quoi, mais je ne pouvais pas marcher sur ce sol à pied nu.

J’ouvris toutes les boites à chaussures, mais elles avaient toutes des hauts talons. Je choisis une bottine de cuir brun, avec un talon assez large et le moins haut de tous. Je le mesurais avec un mètre ruban, trouvé dans le coffre. Il faisait 6cm de haut. C'était la paire de chaussure la plus discrète et la moins féminine. C’était heureusement ma pointure, enfin, juste en dessous de ma pointure. Les chaussures me serraient un peu, mais surtout, elles m’obligeaient à cambrer les pieds. Enfin, je n’avais plus froid, et le pied serré soulageait mes petites douleurs.

Me mettre debout, ne fut pas simple. Ma souplesse naturelle m’aida beaucoup, mais rester debout sur la pointe des pieds, était nouveau pour moi. Par contre, quant je pus me redresser en me tenant au barreau de ma prison, le monde avait changé. J’étais plus grand, et j’avais une vision bien plus excitante. Ma nouvelle hauteur, me montrait mon environnement sous un aspect différent. Je dominais bien mieux les choses, et j’aurais bien aimé me trouver face à Sophie, qui m’avait tellement impressionné. J’avais hâte de la voir, les yeux à la même hauteur qu’elle, enfin presque. Mes talons de 6cm, ne rivalisaient pas avec les sien, de 11cm. Dans mon euphorie, j’avançais sans précaution, mes talons, me rappelèrent vite que l’on ne pouvait pas se déplacer sans précaution, quand on est obligé de marcher sur la pointe des pieds. Heureusement que je portais des bottines, à la tige relativement haute, qui maintenait bien la cheville.

Je fis une deuxième tentative, plus prudente. J’arrivais à marcher, mais, en faisant des petits pas instables et je n’arrivait pas à bien me redresser, les talons m’obligeaient à fléchir les genoux. Quand j’essayais de me redresser, cela tirait terriblement dans les tendons.

Je n'essayais pas de marcher avec ces chaussures, mais je voulais juste me déplacer vers la table au miroir. Il y avait là de quoi me laver. Après ces mois de vagabondage, les occasions de me laver avaient été rares. J'avais bien réussi à me laver dans les ruisseaux, mais là, du savon, une serviette propre… Le luxe… Mes nouvelles chaussures, n'étaient vraiment pas pratiques, mais au moins, elles me protégeaient du sol de pierre. Le retour vers mon lit, me rappela encore, la difficulté de marcher avec de tels talons. Je pus me coucher, et m'endormir en rêvant de Sophie, de son incroyable transformation… De sa silhouette si attirante, de… la douceur de ces lèvres, et…

 

 

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Souvenir de Sophie, Livre2, Chapitre XIV

 (Histoire parallèle)

 

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