Histoire d'A

(Titre provisoire)

 

Par Fred Pody.

VI

Jeux intimes

 

J'attendais Sophie avec impatience, elle m'avait fait une promesse… sibylline…

Une promesse qui devrait me plaire.

Dans cette cage, sans lumière de l'extérieur, j'avais beaucoup de difficultés pour me repérer dans le temps. Des bruits d'activité me permettaient de repérer le matin, et leur absence, la nuit, mais sans plus de précision.

Je ne connaissais pas l'heure ni quand Sophie viendrait.

L'attente, était longue… Enfin, Sophie entra. J'étais émerveillé de la voir se déplacer lentement, comme si elle glissait, avec un bruit délicieux de jupons. Elle s'approcha. Comme elle était belle, une silhouette merveilleuse, une coiffure libre, incroyablement volumineuse, blonde, dorées. Des cheveux, ou j'aurais aimé me lover, me perdre…

Je lui dit de suite, les efforts que j'avais fait, en gardant le corset. Des efforts, obligés par la chaîne et le cadenas autour de ma taille corsetée.

- Regarde ! Je n'ai pas essayé d'enlever le corset. Il me serre beaucoup, mais à condition de ne pas trop m'agiter, je commence à le supporter.

- Bravos mon chéris. J'étais certaine que tu y arriverais. Mais ne crie pas victoire trop tôt. Le plus dur est à venir. Ce sont les derniers centimètres qui seront les plus difficile à gagner.

Elle s'approcha de la cage. Je la pris par la taille au travers des barreaux. Je pouvais la caresser, l'embrasser, mais pas plus. Elle restait inaccessible sous les multiples couches de vêtements, de robes, de jupons et du corset qu'elle portait. J'étais persuadé qu'elle désirait, comme moi, que je sorte de cette cage, que l'on se retrouve sans entrave, corps contre corps, peau contre peau…

- Je sortirais de cette cage. Lui dis-je. Je te désire tellement. Quel qu'en soie les conditions, les épreuves ou tous ce que pourra inventer ta tante et tes amies, je te rejoindrais, et ont s'aimera.

- Oui. Ont s'aimera. Tu seras doux, je suis encore vierge. Tu me prendras le premier, ce sera mon cadeau. Mais je veux que tu soi à moi. Tu seras mon homme, mon jouet sexuel, mon bijou…

Cette déclaration enflammée me fit rougir, me fit encore plus désirer la rejoindre, hors de cette maudite cage.

Ont s'embrassa avec fougue, nos langues se cherchant, se trouvant, s'enlaçant et se recherchant, durant notre long baiser. Ont s'étreignit, ont se caressaient, sa mains passait sous ma courte chemise et trouva mon sexe dur, douloureusement tendu vers elle.

Je la suppliais presque.

- Caresse le.

- Oui… mais moi…

Sophie, s'écarta un peu, elle regardait mon sexe tendu, rouge…

Elle se rapprocha près de moi, contre moi, serrée contre moi.

Elle me regarda dans les yeux avec un désir fort, pénétrant.

- Tourne toi ! Me demanda t-elle. Voila l'exercice spécial que je t'avais promis.

Je me retournais, elle me pris le sexe à pleine mains, sa mains le serra fort, elle fit des mouvement de va et vient, qui m'enlevaient rapidement tous contrôle de moi. Je me sentais partir, mais je ne voulais pas ainsi dans le vide. Soudain d'autres caresses bizarre, entre mes fesses. Ces mains s'insinuaient dans ce que j'avais de plus intime, plus que mon sexe. Un endroit honteux, du moins c'était ce que je ressentais vraiment intimement, une conviction forte. Une conviction que chamboulait complètement les caresses de Sophie. Puis aussitôt. Avant que j'aie eu le temps de réagir, quelque chose de dur et lisse, s'enfonçait en moi. La chose bougeait dans tous les sens, comme pour se frayer un passage, et tout d'un coup elle entra en moi. D'un coup, profondément, et déclancha aussitôt, une longue éjaculation. J'étais abasourdit, n'osant plus bouger, ne voulant pas rencontrer le regard de Sophie. J'avais jouis d'une manière qui me semblait humiliante, j'avais tellement espéré prendre mon plaisir en même temps que Sophie. Elle m'avait démontré que je pouvais prendre du plaisir, en me faisant prendre par derrière, avec un substitut, un godemiché. Bien que ce soit en fait Sophie qui m'avait donné du plaisir; Je voulais me raccrocher à cette dernière idée. Sophie m'avait fait merveilleusement jouir. C'est uniquement en pensant cela, que j'eu le courage de me retourner, de la regarder. Elle aussi était troublée, belle, émouvante, mais troublée sans doute autant que moi

- Non!!! Ne l'enlève pas, garde le en toi, je dois partir. Pense à moi si tu t'en sers.

Le godemiché, en moi, je voulais pourtant l'enlever, il me… je voulais… je le sentait encore… je passait ma main sur mes fesses, sur le godemiché… il pesait…

- Enfonce le encore plus.

Sans réfléchir, j'obéi à Sophie, et je le poussait plus profondément en moi…

Sophie partit à petit pas, sans se retourner. J'entendais encore le froissement rapide de ces jupons, quand elle marchait. Sa robe, entravée, faisait des mouvements ondulant autour de ses jambes. Je sentais encore son parfum, j'entendais encore le froissement délicieux de ses jupons, et… je sentais encore en moi, le godemiché qu'elle avait introduit, que j'avais encore en moi. Il était lourd, et je serrais mes fesses, pour qu'il ne glisse pas. Je rejoignis le lit, à petit pas, en serrant les fesses. Je me mis à genoux, sur le lit, et lentement, je fis ressortir le gode que m'avait enfoncé Sophie. Lentement, la partie plus large, me distendant un peu, à son passage. Pourtant, c'était le plus petit, mais je n'avais jamais fais ce genre de jeux, et c'était la première fois, qu'une femme me fessait jouir, même si c'était dans des conditions, spéciales.

Je comparais le gode qu'avait utilisé Sophie, avec les autres, c'était effrayant ! Le plus gros me semblait monstrueux. Je me rendis compte que ce ne serais pas le corset qui m'empêcherait de passer l'épreuve de la porte étroite, et encore moins les hauts talons. Non, mon problème, sera de m'empaler sur la selle, avec cet énorme truc dans mes fesses. C'est de la folie !

Je pourrais sortir du château, m'enfuir, m'éloigner de tous ça. Le bagne vaut sans doute mieux. Je pourrais peut-être, échapper aux gendarmes.

Mais je me rappelais aussi les épreuves que j'avais subies durant mon escapade, les nuit glaciale, la faim et la peur de me faire prendre.

Non, je ne retourne pas sur les chemins. La prochaine fois, que je voie Sophie, je la convaincrais de faire enlever cette chose de la selle, ou du moins, si sa tante veut vraiment m'humilier, me voir m'empaler, qu'elle face changer ce truc, qu'il soie moins gros, même un petit gode sera humiliant.

Je repris en main, le petit gode. Il était fin, j'imaginais mal cette chose en moi, et pourtant. Le souvenir du plaisir que m'avait donné Sophie était fort. J'avais une terrible envie de recommencer, mais tous les deux, dans un lit, nu, sentir sa peau contre la mienne, me fondre en elle… toute une nuit… de délice, d'amour…

Le temps passa lentement, trois jours sans voir Sophie.

J'avais fouillé le coffre, rien ne pouvait m'aider, des jupons de dentelle, une série de truc en dentelle, avec ou non des manches, mais toutes très féminines. Rien de portable pour moi. La seul chose, était ces bottines, qu'il me fallait impérativement porter si je ne voulais pas me démolir les pieds sur le sol rugueux de ma cage. Je finis par m'habituer au talon de 6cm. Heureusement qu'ils étaient assez larges. Mais enfin sans ce talon, je me serais senti plus à l'aise.

La porte s'ouvrit, je fus surpris, comme pris en faute, et je restais figé, assis sur le lit, les pieds en arrière comme pour les cacher. Cacher à Sophie que je portais des chaussures à talons. Des chaussures de femme… Les moins féminine que j'avais trouvé, mais, incontestablement, des chaussures de femme.

- Sophie… Je… Je ne m'attendais pas à te voir ce matin.

- Pourquoi reste-tu assis ? Mais que porte tu aux pieds ?

- C'est rien… je me suis blessé au pied, le sol est très irrégulier et il y a des pierres coupantes.

- Mais tu portes des bottines à talon ?

- J'ai besoin de chaussure, en plus, la pierre est vraiment très froide. Mais elles ont toutes des hauts talons. C'est les plus bas, que j'ai trouvé.

- Mon petit bijou, il y a un règlement dans cette institution. Les chaussures plates sont interdites. Tu devrais le savoir ! C'est écrit dans le gros livre sur ta table. Lit le règlement et tu évitera ainsi beaucoup de problèmes.

- Mais Sophie, je n'ai jamais porté de telles chaussures, ce sont seulement les filles qui portent des hauts talons.

- Tu portes bien un corset ! Pourquoi pas des hauts talons !

- Oui, mais le corset, je ne peux pas l'enlever, avec la chaîne que tu m'a cadenassé autour de la taille.

- Met toi debout et marche un peu.

Je dû me lever, me percher sur mes hauts talons, et faire quelques pas, mal assurés.

- C'est haut !

- Mais non, dans un quart d'heure, tu n'y penseras même plus. Ils ne sont vraiment pas hauts du tous. C'est presque une chaussure pour homme.

- Je n'ai jamais vus un homme avec des talons.

- Quel talon ! Les miens sont hauts, mais pas ceux là. Ils font à peine 6cm. Allons ! Marche un peu, que je me rende compte.

Je fis lentement le tour de la cage sur mes hauts talons. Je n'étais pas très à l'aise, surtout sous le regard moqueur de Sophie.

- Viens m'embrasser mon chéri.

Je revins vers elle, sans trop de difficulté. Je m'habituais étonnamment vite à la hauteur de mes talons. Il est vrai que Sophie doit en porter de beaucoup plus haut que les miens. Mais je n'étais pas une fille habituée à te tel chaussures. J'avais même un peu honte de la facilité avec la quel je me déplaçais. Je ne voulais surtout pas que Sophie s'imagine que j'avais déjà porté ce genre de chaussure. Ma facilité était due uniquement à ma souplesse naturelle, et à rien d'autre.

- Ce serait bien mieux si tu avais la même taille que moi, ou même un peu plus grande. Avec tes petits talons, c'est mieux, mais il te manque encore quelques cm. Je préférerais lever la tête pour t'embrasser plutôt que de devoir me baisser.

- Mais Sophie, ont a la même taille. Si tu portes des talons hauts, comment pourrais-je être plus grand que toi ?

- Je ne sais pas mon chéri. Je ne sais pas… Enfin à part porter des talons encore plus hauts, mais comment faire…

Sophie m'embrassa au travers des barreaux. La chaleur de son baiser, me transportait vers des sommets de bonheur. Je me sentais près à tous, pour la tenir dans mes bras, dans un lit… contre elle, nos corps fusionnant…

Elle s'écarta doucement.

- Dit moi, mon Bijou, cela fais combien de temps que tu porte ce corset ?

- Tu le sais très bien. Me dit-il. Il y a juste deux semaines que je suis enfermé dans cette cage.

- Tu sembles bien supporter ton corset. Je pense qu'il est temps de le resserrer, si non, tu n'arriveras jamais à passer la porte étroite.

- Mais ça me serre trop !

- Mais non, tu ne sais pas encore ce qu'est un corset vraiment très serré. Tu ne le sais pas, mais bientôt, tu le sauras. Tourne toi, le dos contre les barreaux !

Je me retournais, pour lui présenter mon dos, contre les barreaux. Sophie défi les nœuds de mes lacets, et elle me demanda de souffler, de me vider les poumons et de garder mon souffle bloqué. Je soufflais, le plus profondément possible et quand je fus au bout de mon souffle, Sophie tira sur les lacets. Elle avait une force étonnante, je fus plaqué contre les barreaux et ma taille se réduisit encore, elle devint plus dure. Le corset me comprimait fortement, et m'empêchait de reprendre mon souffle. Ouff C'est dur… Un répits, Sophie s'activait derrière moi et subitement, je fus de nouveau plaqué contre les barreaux, Sophie tirait encore plus fort sur mes lacets. Je senti ma taille céder sous la pression, ma taille se réduire encore plus. Mon corset devenir plus rigide, encore plus oppressant. Je ne pouvais plus bouger, le corset m'enlevait toutes mes forces, toute ma volonté.

Je restais là, contre les barreaux, le souffle court… Je n'avais pas la force de bouger… J'attendais, debout, le ventre dur, ma poitrine compressée, le souffle tellement court…

Au bout d'un long temps, je sentis que Sophie retendait la chaîne autour de ma taille, elle l'ajustait à ma nouvelle taille. Je me laissais faire sans bouger, épuisé. Sans la rigidité du corset, je me serais écroulé au sol.

Sophie mesura ma nouvelle taille, avec un mètre ruban, ma douloureuse taille, tellement serrée.

C'est dans un souffle limité que Sophie m'annonça mon nouveau tour de taille.

- Bravos mon Bijou… Tu ne fais… plus que… 61cm. Ouff. Tu m'a épuisée, j'ai du fournir un effort terrible pour te serrer ainsi.

- Sophie… C'est terrible… Je dois m'asseoir… Ou plutôt, me coucher… Je respire difficilement… Ho Comme tu m'as serré… Je me sens tellement faible…

Je m'écartais précautionneusement des barreaux, pour m'approcher du lit en chancelant sur mes talons, et surtout avec ma nouvelle taille, une taille douloureuse d'être ainsi comprimée. Une taille bien marquée, probablement plus fine, que certaines jeunes filles…

Je me baissais, comme je pus, le buste rigide, pour m'asseoir sur le lit. Tous mes mouvements étaient lents, contraint par la rigidité de mon corset, ralenti par la langueur induite par mon terrible serrage. Une compression inflexible, permanente, qui m'épuisait lentement.

Sophie me regardait avec un sourire, que je ne savais pas bien interpréter. Un sourire amoureux, ou satisfait du sort qu'elle me faisait subir.

- Je dois me sauver, les cours reprennent dans une demi-heure, et je dois faire resserrer mon corset avant. Je reviens demain. Garde tes chaussures. Ne prend pas froid. Elles te vont parfaitement.

Et elle s'éloigna à petit pas rapide, dans un délicieux froissement de jupons.

J'étais de nouveau seul, et terriblement excité. Il me fallait quelque chose, me caresser… Ce ne sera pas suffisant, quelque chose de plus fort, quelque chose qui me fasse rêver de Sophie.

Je m'étendis sur le lit, sur le dos, et me caressait la verge… Il me fallait quelque chose de plus fort. La boite de gode était sur la table, à portée de ma main. Le No 1 le plus petit, celui qu'elle avait utilisé en moi… Non, il me semble… petit. Je pris le No2 et entrepris de me l'introduire, doucement. Il m'écartelait fort, il ne fut presque pas douloureux. Il était lisse, et glissait en moi, me dilatant lentement, me remplissant… je sentais son poids en moi, l'écartèlement de mon anus. L'excitation plus forte, ma verge tendue comme un arc, je me caressais à peine, que j'éjaculais déjà en rêvant de Sophie, qui me caressait, qui me donnait un plaisir nouveau, intense, de tous cotés…

Mon corset m'épuisait, je restait plusieurs jours seul, bougeant à peine. Passant la plupart du temps sur mon lit. Lutant contre la pression inexorable de mon corset.

Quelques jours, plus tard, je me senti mieux, mon corps devait s'habituer à être comprimé en permanence. Mais je m'ennuyais terriblement. Sophie ne venait plus me voir.

Je me mis à lire le règlement. Ce n'était qu'une longue liste de consignes, de descriptions des tenues obligatoires, des tenues de filles, avec le nombre de jupons, la hauteur des talons, le style de chaussure suivant la journée, quel robe porter le soir, le matin, durant une réception, un bal… C'est incroyable comme tous étaient codifiés et la quantité de vêtements, d'accessoires que les pensionnaires devaient porter. C'est ainsi que j'appris qu'en plus de la multitude de jupons, de chemises, caches corset et bien sur leur terrible corset, toutes les élèves portaient une ceinture métallique cadenassée, des entraves aux genoux et aux chevilles, pour leur apprendre à marcher à petits pas élégants.

Par ennuis, je refouillais méticuleusement le coffre. De nombreux sous vêtement féminin, des jupons, une multitude de choses délicates en dentelle, mais évidemment, rien de masculin, et même pas de robe. Je rouvris les boites de chaussure, et les étalaient devant moi. Certaines, étaient vraiment très belles. Les plus extraordinaires avait également les talons les plus hauts. J'imaginais Sophie perchée sur une de ces merveilleuses chaussures, la cambrure de son pied. Sa démarche sur la pointe des pieds me faisait rêver…

Ce que je portais aux pieds, était la seule paire avec des talons aussi peu élevés, mais c'était certainement la paire la plus moche de toutes.

Une paire d'escarpin, était particulièrement belle, le talon effilé, à la cambrure élégante, mais très haut. Comment pouvait-on marcher sur des talons aussi hauts et fins ? Je m'imaginais Sophie perchée sur ces hauts talons, les pieds à peine soutenus par deux fines aiguilles…

Mon imagination me troublait, m'excitait… Sophie, comme je voudrais que tu soie près de moi… J'étais seul, pas un bruit… Je pris les chaussures pour les regarder de plus près, pour mieux rêver de Sophie, mieux l'imaginé, perchée sur ces merveilles… Toujours aucun bruit, j'étais seul…

Je ne sais pourquoi, mais j'eux subitement envie d'essayer une paire aux talons assez hauts… Personne, pas de bruit, je m'éloignais le plus possible de la grille, au bout de mon lit. Je m'assis, et j'essayais de me chausser avec une paire de bottine élégante, aux talons d'au moins 8cm. Elles étaient à ma taille, et je n'eu aucune difficulté de les enfiler… Et… Je regardais mes pieds ainsi chaussés. Ils étaient troublant, la chaussure élégante, délicate avec ces talons si élégants. Je m'imaginais admirer les pieds de Sophie. Ils devaient être encore plus délicats que les miens, plus attirant encore. Pourtant, le spectacle de mes pieds chaussés de très hauts talons me troublait. Je vais les enlever et remettre des chaussures plus "normale". Je défi la boucle, et… non, je refermais cette boucle. Au point où j'en suis, il serait dommage de ne pas essayer de me mettre debout. C'est avec précaution que je me levais, en me tenant au mur. La cambrure très forte de mes pieds, m'obligeait à me tenir les jambes fléchies. J'essayais de me redresser, mais mon équilibre était de plus en plus incertain, et cela tirait très fort sur les tendons de mes chevilles. Un effort supplémentaire pour redresser mes jambes, et me tenir moins penché en avant. La tension sur mes pieds, mes chevilles, était de plus en plus forte. Tous mon poids, se reportait sur la pointe de mes pieds, les talons me poussant en avant. Impossible de tenir en équilibre sans me tenir au mur. Je me rassis sur le lit avec précaution. Ces chaussures sont terriblement belles et tout aussi terrible à porter. Je me rappelle, maintenant, que Sophie m'avait parlé d'entraînement aux hauts talons. Je venais seulement de comprendre par la pratique, les difficultés qu'elle avait du subir. Pourtant, ces chaussures lui donnaient une silhouette élancée, et attirante. Mais ces hauts talons, la grandissait, au point que je devais lever la tête pour l'embrasser. Sophie voulait un homme plus grand qu'elle, mais avec ces hauts talons, elle me dépassait largement.

J'essayais de nouveau de me lever. Ce fut presque aussi difficile. Il me faudra un sérieux entraînement pour y arriver facilement et plus encore, pour marcher avec de tels talons.

Je restais ainsi debout, sur la pointe des pieds, durant quelques minutes… tous me semblaient plus petit, je dominais bien mieux mon environnement. J'avais toujours rêvé d'être plus grand, plus grand que Sophie. Il me semblait que je pourrais mieux la dominer… enfin, plutôt avoir une relation plus égalitaire, plus facile. Etre plus grand était grisant, et j'oubliais presque mes pieds douloureux. Je commençais à adorer porter de tel chaussures, bien que ce soit un peu bizarre, un peu troublant.

 

 

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Souvenir de Sophie, Livre2, Chapitre XVI

 (Histoire parallèle)

 

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