Histoire d'A

(Titre provisoire)

 

Par Fred Pody.

VII

Modelage sévère

 

Le soir, Sophie et Delphine me rendirent une visite.

- Bonsoir mon Bijou. Dit Sophie, qui décidément avait pris pour habitude de m'appeler affectueusement "Mon Bijou" C'était gentil, charmant, et j'acceptais ce surnom venant d'elle.

- J'ai discuté de ton épreuve avec ma tendre amie Delphine. La conclusion est sans appel. Il faut changer radicalement ton entraînement, ou tu n'arriveras jamais à passer cette épreuve. J'en serais terriblement désolée et vraiment très triste de ne plus jamais te revoir. Ce sera très dur, mais tu m'a promis de tous faire pour rester avec moi. Ma tante est persuadée que tu abandonneras, mais moi, je te fais confiance. Avec l'aide de Delphine, on arrivera, à te faire passer cette épreuve, j'en suis certaine. Delphine a mis au point un calendrier très précis, décrivant toutes les étapes de ton entraînement. Si tu arrives à respecter ce calendrier, tu pourras passer cette épreuve.

Sophie me tendit un papier, le fameux calendrier. Je le lus plusieurs fois, pour être certain de ne pas me tromper. C'était ahurissant, délirant, et sûrement impossible à réaliser. Mais connaissant la volonté de Sophie, je ne parierais rien sur son éventuel échec. Elle est tout à fait capable de réaliser ce programme, même si je dois en souffrir atrocement.

Sur le calendrier, le dimanche 12 juillet 1891, il était prévu de me réduire la taille à 60cm. On était dimanche, cela faisait 23 jours que j'étais enfermé dans le château. Mais le plus terrible, maintenant, c'est tout les deux jours qu'elles devaient me réduire la taille. Cela durerait deux semaines, Deux semaines ou ma taille devrait diminuer atrocement, et inexorablement. Je ne sais si ce programme m'effrayait ou si … non je ne le désire pas, cela serait trop étrange.

Sophie me demanda de m'approcher et de me placer dos aux barreaux. D'après le calendrier, je devais perdre un cm de tour de taille. Je sentais Sophie tripoter les lacets dans mon dos et sans me prévenir, je me retrouvais plaqué contre les barreaux. Sophie tirait brutalement sur les lacets, ma taille céda avant que je puisse réagir. D'une main experte, elle noua rapidement les lacets et réduisit la chaîne autour de ma taille.

- Voila mon Bijou ! Le dimanche 12 juillet 1891, Officiellement, ton tour de taille est de 60cm. Dans deux jours, tu passeras sous la barre des 60cm. Maintenant, tu vas te déchausser et me donner ces horribles choses avec leurs affreux petits talons.

Je m'avançais vers la chaise, m'assis et j'entrepris de me déchausser. Au moment de me relever, pied nu, le cri de Delphine, me figea sur place.

- STOP !!! Cria Delphine. Il est strictement interdis de marcher pied nus, Choisi un autre paire de chaussure avant de donner les anciennes à Sophie.

Je remis les chaussures, pour me déplacer vers le coffre. Je fouillais, mais le choix ne fut pas simple, la paire suivante, avait des talons un peu plus étroits, mais également plus hauts. Je sortis la paire la moins… difficile, les talons les moins hauts, et dit.

- Sophie. Ils sont encore plus hauts ! Sur la boite, il est indiqué 8cm. Tu ne vas pas encore me dire que ce sont des chaussures pour homme ! 6cm peuvent éventuellement passer, mais pas des talons de 8cm.

- Désolé mon Bijou, mais tu devra porter des talons de 12cm pour passer ton épreuve. A ta place, je ne me plaindrais pas, mais je m'entraînerais à marcher avec des talons encore plus hauts.

Je n'aurais jamais osé avouer que j'avais essayé les talons de 10cm, mais je n'avais pas pus marcher avec, seulement rester debout, quelques minutes magiques, plus grand, les pieds plus tendus.

J'enfilais donc, ces chaussures, plus haute. Il fallu bien me lever sur mes talons de 8cm. Trouver mon équilibre, malgré la tension sur mes chevilles, la cambrure de mes pieds imposées par mes nouvelles chaussures. J'avançais lentement, avec précaution, mes pieds instables au sommet de mes nouveaux talons hauts, pour donner à Sophie mes anciennes chaussures.

Aussitôt, Sophie et son amie Delphine partirent me laissant de nouveau seul, la taille encore plus réduite, perché sur de hauts talons, comme une fille... J'avais honte de m'avoir laisser faire. Une honte et un désir mêlé, étrange. Un désir de caresses, de douceur, et de retrouver Sophie, de la tenir dans mes bras. Je me regardais dans le miroir. Comme ma silhouette était transformée, plus fine, plus élégante, désirable. Je me caressais la taille, dure et étroite. J'imaginais caresser ainsi Sophie, sa taille, sa poitrine, je l'imaginais perchée sur ces hauts talons, comme moi… contre moi…

Deux jours plus tard, Sophie et Delphine étaient de retour. Suivant le calendrier, je devais subir une nouvelle réduction de ma taille.

Ce fut plus dur, plus pénible autant pour elles que pour moi. Mon corset devenait vraiment dur à supporter et Sophie, ainsi que Delphine, étaient épuisées, essoufflées d'avoir autant tiré sur mes lacets. Elles me firent la fête, me félicitant d'avoir réussi à passer sous la barre des soixante cm de tour de taille. Mais elles étaient vraiment à bout de souffle, tous comme moi et elles me quittèrent rapidement, Aucun de nous trois n'avaient envie de discourir. Ont voulaient tous les trois se reposer, retrouver notre souffle, ne plus trop bouger. C'est incroyable comme le corset serré à un certain degré, serré suffisamment fort, peut vous rendre faible, vous clouer au lit, littéralement épuisé.

Durant toute cette journée, le corset était devenu pénible, il ne me lâchait pas un seul instant. Mon corps devait avoir plus de difficulté à s'habituer à ce terrible serrage de la taille. Je passais la journée à me traîner du lit à la chaise et de la chaise au lit. Je ne pouvais plus rester assis longtemps. Mon corset bien trop serré, m'obligeant à me coucher souvent dans la journée. Le moindre effort était sanctionné par des étouffements.

Le lendemain, ce n'est qu'en milieux d'après midi, que mes crampes s'estompèrent. Je me sentais un peu mieux, mais je ne voulais pas trop bouger de mon lit. Je repensais à Sophie, les caresses spéciales qu'elle m'avait données, devant avec sa main et… derrière… Je rêvais de Sophie, de son sexe, inaccessible. La boite, avec un taureau, je l'ouvris, et je tâtait le métal lisse des godemichés, le plus fin, non, le deuxième, … qui tenait bien dans ma main, que je pris, que… j'introduisis lentement.

Il me dilatait délicieusement, c'était fort, étrange et chaud, un peu brûlant. Honteusement excitant. Je me caressais imaginant la main de Sophie, ses doux cheveux sur moi, son sexe si secret, si inaccessible, si loin… et je partis, jouissant fort, Je jouissais en lutant contre le corset qui m'étouffait, et prolongeait ainsi mon plaisir. Ce terrible corset qui, en me bridant et en m'épuisant, me plongeait dans une langueur délicieuse.

Je restais ainsi sur le lit, à bout de force, à bout de souffle, cette chose en bronze, toujours en moi. Soudain, du bruit, un peu loin… Vite, je retirait précipitamment le godemiché, et je le rangeais fébrilement dans sa boite, vite me recoucher. Il ne fallais pas qu'elle se doute que j'avais pris du plaisir avec ça.

C'est la Surveillante Générale qui m'apportait mon dîner. Ce n'était pas son travail, et elle me le faisait bien sentir, mais aucune servante de l'école ne devait savoir qui j'étais. Le secret de ma présence, devait être absolu.

Je touchais à peine au repas. Impossible d'avaler quoi que se soit avec le ventre comprimé de la sorte. Je mangeais de moins en moins et j'avais maigris. Plus d'un mois enfermé dans ces sous-sols, m'avait fait perdre le bronzage que j'avais acquis durant mon long chemin depuis Marseille. Un bronzage que je détestais, il me faisait ressembler aux paysans, pire, avec mes guenilles, j'étais devenus un mendiant, pouilleux et sale. Mais ici, j'étais propre, et au début de mon séjour, j'avais même repris du poids, que j'avais perdu, quand mon corset devint de plus en plus serré.

Je savais que j'aurais a subir une nouvelle réduction de ma taille le lendemain matin. Une réduction que j'appréhendais. Le rythme des serrages successifs était bien trop élevé, mon pauvre corps ne suivait plus, j'avais mal partout et surtout au niveau de ma taille. Des crampes douloureuses dans le ventre ne me quittaient pas un seul instant.

Tous les deux jours, le matin, Sophie et Delphine venaient pour me resserrer mon corset un peu plus à chaque fois. Ma taille se réduisait d'un cm tous les deux jours, un rythme infernal, chaque resserrage de mon corset était plus pénible et bientôt plus douloureux que le précédent. Au début, je protestais que j'étais beaucoup trop serré, que j'étouffais, et même, que je ne pouvais presque plus rien manger sans subir des douleurs lancinantes. Mais ensuite, mon état d'épuisement, m'avait enlevé toute volonté. Je me laissais resserrer encore plus fort, de plus en plus fort, sans plus pouvoir réagir. Elles suivaient à la lettre le programme du calendrier, sans pitié, sans répit.

Le mercredi 22 juillet 1891. J'avais atteint la taille incroyable pour un garçon de seulement 55cm. Il avait fallut seulement un mois, trente trois jours exactement et de plus en plus de souffrances. J'étais épuisé en permanence.

Sophie revint le vendredi 24, accompagnée de Delphine.

Je respirais avec de plus en plus de difficulté, et les crampes dans le ventre ne me quittaient plus.

Je m'approchais lentement des barreaux, en me tenant le ventre, du moins, ce qu'il en restait…

- Tu as mal au ventre ? Me demanda Delphine.

Je fis signe que non, un signe pas très convaincant. Pourquoi ne rien lui dire, par défit, par bêtise sans doute.

Delphine me dit.

- Aujourd'hui, nous allons te réduire la taille de seulement un demis centimètre. Pour l'instant, ont a bien respecté le calendrier, j'espère bien, qu'on respectera jusqu'au bout, ce programme de réduction de la taille. Tourne toi, le dos contre les barreaux !

Je me retournais, sans même protester. J'avais perdu toute volonté de révolte contre le traitement que l'on me faisait subir.

- Viens m'aider. Il faut que l'on tire ensemble sur ses lacets, si ont veut le resserrer d'un demis centimètre. Il est déjà tellement serré que ce sera très dur, et je n'aurais pas assez de force toute seule.

Je sentais que l'on s'activait sur les nœuds de mes lacets, et soudain… Je fus plaqué avec force contre les barreaux. Le re-serrage de mon corset venait de commencer. Ma taille pourtant déjà terriblement serrée, devait perdre un demis cm, un terrible demis centimètre. Je sentais le corset se durcir encore plus, me broyer la taille. Je n'avais pas la force de résister à la pression de plus en plus forte, et je sentis, presque avec soulagement, ma taille céder sous la pression. Comme si quelque chose avait bougé dans mon ventre comprimé à l'extrême.

Après quelques instants, de silence, seulement ponctué par des respirations courtes, très courtes, saccadées, Delphine me mesura la taille. Et dit en s'étouffant presque.

- Ho Cinquante… quatre centimètres… et demis… Ouf… je n'en peux plus. Ont ne pourra jamais… le serrer encore plus fort.

- Quoi ! Que dit-tu ! Je pensais que l'ont arriveraient à lui faire passer cette épreuve.

- Rassure toi. Dit Delphine. C'est nous qui n'en aurons pas la force. Il nous faut de l'aide. Son corset résiste de plus en plus. Je vais demander à la Surveillante Générale de nous aider. Elle a beaucoup plus de force que nous.

La conclusion de Delphine me paniquait. J'espérais qu'elle s'arrêterait de me serrer encore plus, étant au bout de leurs forces physiques, mais avec l'aide de la Surveillante Générale, j'étais au désespoir. Qu'allaient-elle me faire subir à la prochaine séance de serrage.

Le lendemain, la Surveillante Générale me porta mon repas comme chaque jour, mais en plus, elle m'obligea à lui donner mes chaussures que je portais.

- Choisissez une autre paire avant de me les donner !

Je fouillais le coffre, sachant pertinemment bien, qu'une autre paire, aurait des talons plus hauts et plus fins que celle que je portais.

- Allons ! Dépêchez vous !

Il ne restait plus beaucoup de chaussure, mon choix fut rapide, je pris les moins hautes, celles qui faisaient 10cm de talons. Comment vais-je me débrouiller avec de tels talons ?

Je dû me relever, pour donner mes anciennes chaussures à la Surveillante Générale. Me lever avec 10cm de talon, ne fut pas simple. Je me retrouvais dans la situation ou je fus obligé de porter pour la première fois, des chaussures à talon de seulement 6cm. J'avançais les jambes fléchies, mes nouveaux talons de 10 cm me cambraient fortement les pieds, et mes tendons, aux chevilles me faisaient mal. La Surveillante Générale, se moquais de moi, de ma démarche hésitante, d'autan plus hésitante, que la rigidité de mon corset, ne m'aidait pas à retrouver mon équilibre.

Je ne voulais pas que l'on se moque de moi. Aussi, quand je me retrouvais seul, j'entrepris de m'entraîner à me déplacer avec ces talons. J'eux deux jours pour m'entraîner. Ma souplesse m'aidait beaucoup, à vite me sentir à l'aise pour marcher avec les pieds aussi cambrés. Je trouvais même cela agréable de me sentir nettement plus grand. J'avais une posture correcte, malgré la hauteur de mes talons. Le seul problème, était la rigidité de mon corset, et surtout, sont terrible serrage, qui m'obligeait à de nombreux et long repos. Chaque promenade, lente, en tournant dans ma cage, me laissait épuisé, essoufflé.

Le lundi matin, comme prévus par le calendrier, Sophie, Delphine et la Surveillante Générale me rendirent visite pour me faire atteindre les 54cm de tour de taille.

- Mais dis moi mon joli Bijou, tu ne porte pas des talons plus hauts ?

- Oui Sophie, c'est madame la Surveillante Générale qui m'a confisqué mes chaussures avec des talons de 8cm. Celles-ci ont des talons de 10cm.

- Cela te vas très bien. Avance toi. Montre nous comment tu te déplaces avec tes hauts talons.

Delphine dit à Sophie.

- Tu vois, ma chérie, comme un corset convenablement serré et des talons un peu hauts, peuvent transformer la silhouette bien sur, mais aussi le comportement. Ton Bijou se déplace maintenant calmement avec précaution et grâce, sans aucun geste brusque, d'une manière presque féminine.

J'étais surtout épuisé, et faible. Oui Delphine avait sûrement raison, ma faiblesse induite par la terrible compression du corset m'obligeait à des gestes mesurés, calmes, sans dépense d'énergie, et donc sans violence, quasi féminine. Mes hauts talons, devaient également participer à cette transformation. Dix centimètres de talons, c'est vraiment haut, et trop féminin...

Sophie m'annonça qu'elles allaient resserrer à nouveau, mon corset.

- Je t'en supplie Sophie, je ne pourrais pas supporter plus serré. Je suis à bout de force. Je ne peux plus me tenir debout longtemps, je dois me reposer toute la journée. Me lever m'épuise et me laisse sans souffle.

- Il te reste encore un peu de souffle. Sans cela, tu ne pourrais même plus dire un mot sans t'évanouir. Tourne toi ! Dos aux barreaux !

Comment résister à ces ordres. J'étais tellement amoureux d'elle, que j'étais près à n'importe quoi, pour la satisfaire.

Delphine appela la surveillante Générale pour l'aider à tirer sur les lacets. Elles se mirent en place, prêtes à tirer au commandement de Delphine.

- Attention ! Dit Delphine. Quand je dirais "tirez", il vous faudra le faire avec toutes vos forces.

- Ont est prête à tirer, Dit la Surveillante Générale.

- Bijou ! Inspirer le plus possible… Bien, maintenant expirer à fond… TIREZ ! TIREZ !

La traction me plaqua brutalement, contre les barreaux. La force qu'elles avaient à trois était bien plus impressionnante, et je sentis aussitôt, ma taille céder sous la pression plus forte du corset.

- ENCORE ! Criât Delphine… Encore, tirez encore…

Ma taille cédait encore, le corset me broyait la taille, mais aussi ma poitrine, m'étouffant encore plus. Je voulais les supplier d'arrêter, d'avoir pitié de moi, de mon pauvre ventre… Mais j'étais incapable du moindre sons, pas un mot ne franchi ma bouche, pas le moindre souffle disponible pour les supplier, de ne plus me serrer.

Quand Delphine estima le serrage suffisant, elle dit dans un souffle court.

- Cela suffit… Tenez les lacets bien tendus… Je vais resserrer sa chaîne et nouer ces lacets.

Quand cela fut fait, elles me lâchèrent, mais je ne pouvais plus bouger, je restais là… appuyé contre les barreaux… Immobile, n'osant plus rien faire… Redoutant à tous moment de m'écrouler par terre…

- Cinquante quatre centimètres. Nous avons réussi. Merci Madame la Surveillante Générale, sans vous, ce résultat n'aurait pas put être atteint.

Delphine félicitait la Surveillante, et moi… C'est moi qui ai subi ce terrible corsetage, cette incroyable réduction de ma taille, cette douloureuse réduction. 54cm, qu'elle folie. Pourquoi accepter cela…

- Je te rassure Sophie, il va bien. Evidemment, il est essoufflé et sûrement épuisé par l'entraînement intensif, mais il est au mieux pour quelqu'un portant un tel corset.

Au mieux ? Personne ne m'avait demandé mon avis.

- Je te remercie Delphine. Après tous, il peut partir, s'il ne supporte pas ce régime.

Partir. Oui, c'est ce que je devrais faire, ce que j'aurais du faire depuis longtemps, mais… sans ma Sophie, à quoi bon, et pour aller ou? Impossible de partir, dans un tel état d'épuisement.

- Madame la Surveillante Générale. Dit Sophie. Pouvez vous m'aider ? J'aimerais que vous introduisiez la chaise roulante dans la cage. Je vous le demande parce que je n'ai pas les clefs des portes de fer.

- Et que voulez vous faire avec cette chaise roulante ?

- Et bien… je voudrais lui faire subir un… entraînement spécial. La chaise va l'obliger à faire cet entraînement toute une journée.

- Un entraînement spécial ? Il faut m'en dire plus mademoiselle !

- Heu, c'est un entraînement… heu … intime, un peu honteux.

- Oui ! Mais encore.

- Et bien, c'est en rapport avec son épreuve, en fait avec le siège sur le quel il devra s'asseoir.

- Je voie. Je vais vous aider, avec beaucoup de plaisir.

Et elle sorti de la salle. Quelques minutes plus tard, la porte de fer, permettant de sortir du château s'ouvrit et la Surveillante Générale entra dans ma cage en poussant la chaise roulante.

Elle s'arrêta au centre de la cage et s'approcha ensuite de la table, et demanda à Sophie.

- Quel numéro mademoiselle ?

Ho non ! Je commençais à comprendre.

- Heu, au moins le deux.

Sophie se retourna vers moi et me demanda.

- Tu crois pouvoir supporter le numéro trois ?

Je baissais la tête, ne disant pas un mot. Comment sait-elle pour les … go… les… . Je ne pouvais rien dire, rien avouer.

La Surveillante Générale avait déjà pris sa décision.

- Qui ne dit mot consent. Je suis certaine qu'il s'est déjà amusé avec.

Non ! J'aurais voulu protester, mais la honte me paralysait.

Et elle pris le godemiché numéro 3, qu'elle posa verticalement au centre du siège de la chaise roulante.

- Venez ici ! Dit elle sévèrement en me foudroyant du regard.

La surveillante me plaça devant le siège et me dit.

- Regardez bien ! Je suis certaine que vous avez déjà utilisé le numéro 2. Si c'est le cas, vous ne craignez aucun accident, même si cela sera un peu douloureux au début.

Je ne pouvais vraiment rien dire.

- Parfait ! Dit la Surveillante Générale. Tournez vous ! Je vais vous guider pour vous asseoir convenablement.

Et je dû me retourner. La surveillante me força à me baisser lentement, elle me guidait vers mon supplice, ma honte, mon humiliation devant ces trois femmes.

Mon anus entra en contact, avec la pointe du godemiché. La Surveillante Générale me guidait et me forçait à me baisser plus encore. Le métal lisse, entrait en moi, me distendant lentement. Ma respiration devint encore plus saccadée, j'avais des sueurs froides, sûrement due à mon corset trop serré, mais aussi par cette horrible chose en bronze, qui me dilatait de plus en plus. Je m'enfonçais plus loin, plus durement, plus douloureusement. Je regardais la Surveillante Générale dans les yeux, cherchant un peu de pitié, mais elle continuait à appuyer sur mes épaules, m'empalant de force sur ce pal monstrueux. Mes fesses se posèrent enfin sur le siège, mais j'avais mon anus en feux. L'engin qui me torturait l'anus, complètement enfoncé en moi. J'avais mal, J'avais l'impression que mon bas ventre allait éclaté, comprimé d'un coté par le corset et dilaté de l'autre, risquant de me déchirer, et me donnant comme des coliques douloureuses.

J'avais bien essayé de me retenir aux accoudoirs, rien n'y avait fait. J'étais assis, empalé, dilaté par le godemiché de bronze.

La Surveillante Générale referma la ceinture métallique autour de ma taille ainsi que le collier de fer, les deux, fermés par deux cadenas. C'était l'horreur totale, Les cercles de fer autour de ma taille et de mon cou, me firent comprendre que je resterais longtemps avec cet énorme godemiché enfoncé dans les fesses.

La Surveillante Générale, après avoir contrôlé que je ne pourrais pas me libérer, sortit de la cage. Elle réapparus par la porte de bois, elle rejoignit Sophie et Delphine et donna les deux clefs à Sophie.

Moi, j'étais immobile, rigidement fixé dans cette chaise roulante, la taille brisée, et les fesses en feux.

- Ne craignez rien, Mademoiselle. Il est souple et plus résistant que vous le croyiez. Bien sur, son corset l'épuise, mais vous savez bien quels sont les effets d'un corset très serré. Votre "Bijou" le découvre en ce moment. Quand à son épreuve anale, elle est certainement douloureuse, mais il s'est facilement empalé. Ce soir, il se rendra compte, qu'il peut le supporter. C'est alors, qu'il souffrira mentalement, en se rendant compte, qu'il peut si facilement, se faire sodomiser.

- Je crains toujours, qu'il abandonne et s'enfuie.

- Je vous rassure encore. Croyez mon expérience. A ce stade, il est incapable d'initiative. Totalement incapable de partir seul, sans aide, sans votre présence, et j'en suis maintenant certaine, sans son corset. La liberté doit lui faire peur. Il a besoin des contraintes que vous lui imposez depuis presque un mois. Il ne pourra pas s'éloigner de vous. Vous lui êtes devenue indispensable, quelque soi les épreuves que vous lui imposerez. Mademoiselle Sophie, Votre "Bijou" a basculé, il ne redeviendra plus jamais, un jeune homme libre.

Sophie semblait étonnée, mais moi également. "Il ne redeviendra plus jamais, un jeune homme libre." Cette phrase me tournait dans la tête, elle m'effrayait, comment pouvait-elle affirmer cela ? Et que voulait-elle dire "Votre bijou a basculé" ?

- Madame la Surveillante Générale, vous m'étonnez. Je n'imaginais pas que mon Bijou se transforme aussi vite et aussi profondément.

La surveillante avait éclaté de rire, elle se moquait ouvertement de moi, me traitant de petit enculé. Qu'elle parte vite, je ne supportais plus leurs moqueries.

- Une transformation profonde et pénétrante ! Oui vous avez parfaitement raison Mademoiselle.

Et elle s'éloigna en riant de plus belle.

Seul humilié, enculé et corseté comme une fille, attaché sur cette chaise… "Il ne redeviendra plus jamais, un jeune homme libre." Cette phrase me tournait dans la tête, m'obsédait et me faisait peur. Je doutais de Sophie, de ce qu'elle voulait faire de moi. J'acceptais d'être son jouet, mais avec elle.

Il fallait que je sorte de cette cage, d'une manière ou d'un autre, par la porte de fer, ou la porte étroite, il fallait sortir… n'importe comment mais sortir… et rejoindre Sophie.

La journée empalé, et enchaîné sur la chaise roulante, fut longue, pénible et douloureuse.

Enfin la Surveillante Générale arriva, il était tard le soir. Elle m'apportait mon soupé, mais comment avaler quelque chose, avec l'anus bouché par un godemiché de bronze, et le ventre écrasé par un corset. Elle posa deux clef sur la table, et reparti sans dire un mot.

Je m'approchais dans ma chaise roulante, le plus prêt possible de la table. Il fallut bien me positionner et tendre le bras au maximum pour attraper les clefs, et surtout ne pas les faire tomber. Je savais que plus personne ne me rendrait une visite, et les clefs par terre, signifiaient pour moi, de rester enchaîné et empalé toute la nuit.

J'ouvris les deux cadenas et écartait les cercles de fer qui me tenaient par la taille et le cou.

Libre, enfin presque. Me lever fut plus difficile et douloureux que je n'avais imaginé. Une journée immobilisé, tous mes muscles étaient ankylosés. J'eux beaucoup de difficulté de me lever, et je senti le poids du godemiché de bronze, peser sur mon anus, chercher à sortir, seulement retenu par le léger rétrécissement à sa base. J'atteignis le lit en marchant comme un vieillard, plié en deux, ne réussissant pas à me redresser. Je m'étendis sur le lit et entrepris de me libérer de cette énorme chose. La douleur dans mes fesses se réveilla, mais je pus le faire sortir assez facilement. Je me massais mon anus endolori d'avoir été si longtemps dilaté.

Ho non, il était ouvert, largement ouvert, mes doigts entraient sans difficulté. Cet engin, m'a estropié, je vais être incontinent… Je ne peux pas rester ainsi avec mon anus béant. Heureusement, en quelques minutes, les choses reprenaient leurs places. Durant un instant, je me voyais rester avec un anus largement ouvert… Bien qu'il me semblait toujours sentir sa présence en moi.

Mercredi midi, la Surveillante Générale m'apportait mon déjeuner. Un déjeuner auquel je touchais à peine. J'avais faim, mais je ne pouvais presque plus rien manger sans m'étouffer et ensuite avoir des douleurs dans le ventre.

- Merci Madame, mais c'est bien trop copieux, je…

- Faite ce que vous voulez ! Vous pouvez aussi bien partir.

- Mais Madame, je ne voulais pas vous…

- Taisez vous et changer de chaussures ! Je vous confisque celles que vous portez.

J'obéi, en fouillant dans le coffre, le choix était simple, il ne restait qu'une paire de botte avec des talons très fin, mais surtout, des talons de 12cm. Je revins lui donner mes anciennes chaussures, en me déplaçant comme je pouvais, sur ces talons tellement hauts, beaucoup trop hauts.

La Surveillante Générale partit rapidement. J'essayais de me tenir debout, le plus droit possible. La cambrure était terrible, et me forçais les pieds à une position quasi verticale. Me tenir debout sans fléchir les genoux fut difficile et douloureux, la tension dans mes mollets, mes chevilles était très forte. Marcher était encore plus difficile, l'équilibre plus tangent, plus instable, et les talons me poussait en avant, me forçant à avancer ou à me cambrer en arrière.

Je passais les deux jours suivant, à marcher par petites périodes de 5 minutes sur mes très hauts talons, et ensuite à me reposer, pour retrouver un peu de souffle que mon corset m'avait ôté.

Vendredi 31 juillet. On devait resserrer encore plus, mon corset. Me faire une taille de seulement 53,5cm. Oui, à ce niveau de serrage, un demis centimètre de moins, est une épreuve redoutable. Je craignais cette matinée, j'avais peur de les voir arriver. Si seulement, elles pouvaient ne pas venir, encore un peu de temps. Je ne suis pas certain de pouvoir le supporter.

Malheureusement, la porte de la salle s'ouvrit, La Surveillante Générale entra, suivie de Sophie et de Delphine.

Je me tenais debout, presque nu, sans culotte ni pantalon, ma chemise trop courte, ne me permettait pas d'être décent. J'étais là, debout, en corset extrêmement serré, et en hauts talons de 12cm. C'était humiliant de me présenter ainsi devant Sophie, mais en plus devant une dame et deux demoiselles.

- Depuis quant porte tu des talons aussi hauts ?

- C'est Madame la Surveillante Générale qui m'a obligé à les porter. Ce sont les seules chaussures qui restent dans le coffre.

- La Surveillante Générale ! Tien donc ! Et quelle est la hauteur de tes talons ?

- Ils fonts 12cm, c'est très haut, mais je me débrouille. Enfin, j'arrive à me tenir debout, mais je me déplace difficilement. C'est très instable, je risque à chaque pas de me tordre les chevilles.

Voyant cela, la Surveillante Générale dit à Sophie.

- Oui Mademoiselle Sophie. Il porte depuis deux jours maintenant, des talons de douze centimètres. Un centimètre de plus que les votre. Je pense qu'il est temps pour lui, de marcher correctement. De plus, il est suffisamment souple pour gérer la marche sur de tels talons.

- Ho ! Madame, c'est merveilleux, je repense à ce que vous m'aviez dit à son sujet "Il a basculé" Vous aviez raison. Mon Bijou devient de plus en plus mignon.

Je ne bougeais pas, et je gardais la tête baissée, honteux de me présenter ainsi, en corset, hauts talons et les fesses à l'air. J'aurais voulus disparaître, devenir transparent.

- Bijou ! Veux-tu marcher un peu, que je me rende compte de l'effet des hauts talons.

Je m'exécutais, et je me déplaçais lentement, à petits pas précaires. J'avais beaucoup de difficulté à garder mon équilibre. Mes talons était vraiment très hauts, et la cambrure qu'ils imposaient à mes pieds, était douloureuse. De plus, avec des talons aussi fin, je risquais à chaque pas de me tordre les chevilles. Par moment, je n'arrivais plus à contrôler les oscillations de mes pieds au sommet de mes talons, et la rigidité de mon corset, ne m'aidait pas à retrouver mon équilibre. Ma démarche devait être bizarre, hésitante et extrêmement lente.

Sophie et Delphine me regardaient évoluer sur mes hauts talons. Elles prenaient visiblement beaucoup de plaisir à me voir me déplacer avec autant de difficulté, et de lenteur.

Le charme de mes déplacements précaires, instables, fut rompu par Delphine qui m'ordonna un peu trop brusquement de me placer dos aux barreaux.

Je me plaçais docilement dans le coin de la cage. Déjà essoufflé par ma petite promenade. La respiration courte et rapide. J'étouffais, comprimé dans mon corset.

Delphine plaça Sophie et la Surveillante Générale, de par et d'autre. La surveillante d'un coté, Delphine et Sophie de l'autre, tenant fermement les lacets qu'elle avait dénoué.

Sur son ordre elles tirèrent de toutes leurs forces. Mais elles durent s'y reprendre pour me serrer plus encore, et encore une troisième fois.

C'était atroce. Le corset me vidait les poumons de force, m'empêchant d'inspirer. J'avais l'impression d'ouvrir la bouche comme un poisson hors de l'eau, cherchant désespérément un peu d'air. La pression sur mon ventre était terrible. Je sentais que quelque chose cédait, que le corset essayait de me broyer, de me couper en deux.

J'étais incapable du moindre mouvement, ni d'émettre le moindre son, la moindre plainte.

Delphine me mesura ma taille. Le verdict du mètre ruban : 53,5cm.

- C'est fini Bijou. Dit Delphine. Ne bouge pas pendant quelques minutes, ensuite, avance toi vers ton lit, tu auras besoin de repos.

Je restais sans bouger quelque instant, ensuite, très lentement, en me tenant aux barreaux, chancelant, sans un mot, épuisé, je m'approchais du lit, me tenant à la table, à la chaise, pour enfin me laisser tomber sur le lit, épuisé, essoufflé par ce petit, ce minuscule effort.

Delphine s'approcha de moi au plus près et me dit.

- Ne lute pas contre le corset. N'essaye pas de résister, plus tu résistes, et plus tu souffriras. Il faut laisser le corset te modeler, ne pas se tendre contre lui. Laisse toi aller, tu te sentiras mieux. C'est quand ton ventre cédera et que tes organes internes se seront déplacés, que tu supporteras mieux ton corset. Je suis désolée, mais il m'est impossible de te libérer, ni même de te desserrer d'un millimètre. Les règles en matière de corseterie, sont dans cette école, particulièrement inflexibles

Je regardais Delphine, sans un mot. Etouffé par mon corset trop serré, beaucoup trop serré. Un corset qui me bloquait ma respiration, m'enlevait toute mon énergie, toute ma volonté de résister.

Elles partirent ensemble me laissant seul avec mes problèmes de corset trop serré et de talons trop hauts

A partir de ce jour, Sophie me rendait visite chaque matin, s'inquiétant de ma santé, de ma résistance au corset, de mes progrès à la marche, perché sur de hauts talons aigus.

 

A suivre...

 

 

Histoire d'A, Chapitre VI   Histoire d'A, Chapitre VIII  

 

Souvenir de Sophie, Livre2, Chapitre XVII

 (Histoire parallèle)

 

Retour aux textes   Retour page d'accueil