Histoire d'A Livre II

(Titre provisoire)

Histoire de Rose Livre II

(Titre définitif)

 

Par Fred Pody.

VI

Mademoiselle Rose

 

- Mademoiselle ROSE !

Je... je ne...

- Mesdames et Mesdemoiselles, je peux enfin vous révéler le nom de cette charmante jeune fille. Mademoiselle ROSE n'a pas réussi à obtenir la distinction des MLC, mais les résultats de ces cours sont remarquables.

Je descendais avec mille précautions cet escalier, si impressionnant, si haut, avec ces petites marches.

Florence continuait son discours.

- De plus, elle a fait d'énormes progrès depuis sont arrivée à l'école. Imaginez que cette demoiselle n'avait jamais porté de corset avant son arrivée ici. C'est aux vus de ces progrès rapides, de sa promesse formelle de continuer à s'entraîner durement, que exceptionnellement, nous avons décidées de la garder une année supplémentaire.

Encore une dizaine de marches. Les dernières étant plus espacées, je devais avancer encore plus lentement, en gardant la tête haute. De toute façon, impossible d'apercevoir mes pieds avec cette crinoline.

- Bien évidement, si au bout de cette année, Mademoiselle Rose, n'aurait pas atteint ces objectifs, elle serait expulsée de l'école.

Je rejoignis mon groupe, cherchant sans doute un refuge. J'étais la seule à porter une crinoline. Toutes les autres portaient des robes bien plus modernes, étroites avec de jolie tournure, et parfois de longue traîne.

Sophie se retourna vers moi. Sa taille... la plus fine de l'école. Sa silhouette était vraiment attirante. J'aurais voulu la tenir dans mes mains, la tenir par sa taille si fine, si étrangement étranglée.

- Rose ! Me dit-elle. Ce nom te vas très bien ma chérie. Tu es heureuse de pouvoir rester avec nous dans cette école ?

- Vous restez toutes les trois ? Ce serait merveilleux.

Gwendoline me répondit.

- Ensemble oui, mais pas ici. Je ne supporte plus d'être corsetée aussi durement et en permanence. Je suis certaine que toi aussi tu détesteras les corsets que l'on t'impose. Florence parle d'objectif, Tu sais ce que tu as promis.

- Non, je n'ai rien promis, je ne suis pas au courant.

Sophie intervint.

- Rose est dans une situation spéciale, comme chacune d'entre nous. Moi, parce que je suis la nièce de la directrice, toi Gwendoline et toi Solange, parce que vos parents ne peuvent pas payer votre scolarité et qu'il ont passés un contra avec Florence. Vos parents vous ont pratiquement vendues comme des esclaves, pour que l'école se serve de vous comme cobaye et comme mannequin.

- Je sais. Dit Gwendoline. Je pense que je ne suis pas prête de quitter ce maudit corset. Delphine a un projet d'entraînement intensif, pour obtenir une silhouette encore plus ahurissante. Elle veut nous cambrer, et nous modeler, pour faire de nous de jolies poupées très spéciales.

- C'est le contrat passé avec nos parents. Dit Solange. Ils se sont débarrassés se nous, en nous vendant à l'école, pour que l'on serve de mannequin et pour tester toutes sorte d'équipement de discipline. Ont devra faire des démonstrations de ce qui est possible d'obtenir, en matière de maintient et de modelage, du corps par des corsets et d'autres instruments de contrainte.

- Mais qui reste ?

Sophie me répondit.

- Premièrement, toutes celles qui font plus de 46cm de tour de taille, ne peuvent pas rester. Cela élimine déjà 4 élèves. Rose tu est la seule exception. Ensuite, il faut obtenir plus de soixante pour-cent dans toutes les matières. Cela élimine Isabelle et Ludivine. Voila pour celles qui doivent quitter l'école. Mais les parents d'Estelle et de Lydia, ont décidés d'arrêter leur formation. J'étais certaine que Coralie partirait aussi, mais ces parents partent en long voyage, et ils ont décidé que leur fille resterait dans l'école. Nous serons donc huit filles pour la prochaine année.

Florence avait fini les présentations et les remises de prix de fin d'année. Le bal pouvait commencer.

La salle bruissait des étoffes précieuses s'agitant autour de jeunes filles à la taille fine et délicate. Chacune rivalisait d'élégance et de légèreté. Pourtant, sous les robes élégantes, nous portions toutes un corset des plus sévères, lacés à nous faire crier de douleur, à nous faire évanouir... Je ne comprenais pas comment Sophie tenait debout. Sont corset était particulièrement cruel et ses talons vraiment très hauts. Elle dansait avec une grâce étonnante, malgré sa robe très étroite, qui la contraignait à des pas de danse minuscules.

Solange s'approcha de moi, elle m'invita à la suivre sur la piste. Elle était délicieuse dans sa robe blanche, toute en dentelles vaporeuses. Je la tenais par sa taille minuscule, si durement corsetée. L'orchestre jouait une valse très lente. La seule que je pouvais danser avec ma crinoline, mes hauts talons et mon corset étouffant.

Elle me regardait avec tan de douceur, je fondais devant elle. Comme elle était belle et si douce. Elle m'entraîna à l'écart après la valse lente, ont s'approcha l'une de l'autre, plus près, plus serrée contre elle... un désir fort nous attiraient, nos lèvres tendues, l'une vers l'autre, doucement se rapprochaient, se frôlaient avec une retenue du dernier instant, avant de s'embrasser de se dévorer de désir.

Une douce chaleur montait... une attirance si forte... tellement tendre. Solange se perdait dans mes robes et mes larges jupons, sa poitrine pressée contre la mienne, nos bouches soudées par le désir.

Le lieu n'était pas propice à des ébats plus intimes, d'autant que Delphine et Caroline, s'approchaient de nous.

Delphine souriait en devinant notre intimité, le regard de Solange, ne laissait pas de doute.

Caroline me dit.

- Rose. Mademoiselle Florence te cherche. Tu dois participer à une petite cérémonie, pour officialiser ton nom, et te donner tes règles de vie dans cette école.

- Mon nom... Oui bien sur, je préfèrerais un autre nom. Rose est un peu... ridicule, qu'en pense-tu ?

- Hi hi. Ont n'a jamais vus, un enfant choisir son nom lui-même. Florence est ta tutrice, c'est donc elle seul qui a le droit de choisir ton nom. Et personnellement, je trouve ce nom particulièrement bien choisi pour toi. Sans doute pas pour une demoiselle convenable, mais parfait pour une poupée précieuse.

Caroline et Delphine, m'entraînèrent au centre de la salle de bal, devant une petite estrade ronde, décorée de rubans et de soie rose.

Florence attendit que toutes les invitées et les écolières, soit attentives à son intervention

- Mesdames et Mesdemoiselles, je vous invite à contempler la naissance d'une poupée qui vous présentera nos diverses créations et nos méthodes d'éducations de l'école des Sylphides. J'ai en effet décidé d'employer 3 ou 4 poupées mannequins. Elles serviront essentiellement à faire des démonstrations ou des défiler publicitaires pour la promotion des corsets de Mademoiselle Delphine, ainsi que les créations de Mademoiselle Caroline. Elles pourront également servir de démonstration et de cobaye pour diverses méthodes d'éducation et de modelage du corps.

Caroline et deux aides, s'approchèrent de moi.

- Levez les bras Mademoiselle Rose. Me dit caroline.

Les deux aides, délacèrent ma crinoline et mon bustier.

Je me retrouvais en jupons...

 

A suivre...

 

 

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