Histoire de Rose Livre II

(Titre définitif)

 

Par Fred Pody.

VII

Naissance deRose

 

- Levez les bras Mademoiselle Rose. Me dit caroline.

Les deux aides, délacèrent ma crinoline et mon bustier.

Je me retrouvais en jupons... roses.

Ont m'avait bandé les yeux ce matin, tous mes sous-vêtements étaient roses.

- Tendez la jambe, Mademoiselle.

Je tendis la jambe, et mon pied apparus par delà de mes jupons, il était chaussé de hauts talons bien sur, mais mes bas et mes chaussures, étaient d'un rose éclatant et luisant comme la soie.

Caroline se retourna vers le public.

- Mesdames, Mesdemoiselles, tous les sous-vêtement de Rose et tous les accessoires qu'elle porte sont intégralement roses.

Mademoiselle Florence pris la parole.

- Mesdames, Mesdemoiselles, je suis heureuse de vous faire assister à la naissance d'une poupée Rose. Elle sera entièrement vouée à cette couleur. Elle ne portera plus jamais un accessoire, un vêtement, un bijou, qui ne soit pas intégralement rose. Toutes autre couleur lui est définitivement interdite. Mademoiselle Rose, sera Rose de la pointe des pieds à la pointe de ces cheveux.

Il y eu des Hooo dans l'assistance. Un bruissement de commentaires diffus et amusés.

Mais... ho non... que veut-elle faire de moi. Ce... c'est trop... J'ai accepté de me féminiser, mais cela ne lui suffit pas. Ho non, pas en rose, pas aussi ridiculement efféminé...

Mademoiselle Florence, la directrice, ne voulait pas attendre une minute de plus. Elle commanda.

- Mademoiselle Caroline, vous pouvez faire venir notre coiffeuse, je veux qu'elle lui face une jolie teinture, Rose bien sur. Ensuite, vous la maquillerez, Je veux un maquillage intense, au rose très soutenu. Ont doit s'apercevoir de l'étrangeté de son maquillage sans la moindre hésitation. Donc, la discrétion n'est pas de mise pour cette poupée rose.

La coiffeuse arriva avec deux aides qui portaient une chaise haute. Elles posèrent la chaise sur l'estrade. Je dû m'y installer, et elles m'attachaient les poignets aux accoudoirs avec des sangles de cuir.

- Je vais vous teindre les cheveux en rose mademoiselle. Me dit la coiffeuse.

Elle commença de suite à appliquer la teinture. Il fallait laisser agir la teinture durant un long moment.

Pendant ce temps, le public c'était dispersé dans la salle. Parfois une jeune fille s'approchait, et essayait de voir mes cheveux, mais la coiffeuse les avait enveloppés dans un linge spécial, qui les cachaient complètement.

Au bout d'un long temps, la coiffeuse revint. Mes cheveux était rose... un rose intense, brillant, un rose... ho non, pas comme ça. J'ai honte, c'est trop... je suis sûrement ridicule ainsi.

Il y eu un attroupement autour de moi. La coiffeuse, me peignait une grosse mèche en avant. Elle la coupa au raz de mes yeux, pour me faire une lourde franche, très féminine qui me couvrait le front de cheveux rose. Ensuite, elle fit gonfler ma coiffure et la lissât tout autour de mon visage.

Je pouvais me voir dans un miroir en face de moi. J'étais transformée, je ressemblais de plus en plus à une jolie poupée précieuse. Mais ce n'était pas terminé, Caroline me maquillât elle-même. Fond de teint rose, spécialement fait pour moi. Qui pouvait porter un fond de teint rose bonbon... Mon visage rose, était rehaussé de fard fuchsia sur mes joues, et mes yeux, roses et fuchsias intenses, des yeux très agrandis, beaucoup trop maquillés et si étrange en rose.

Mes ongles furent verni en... rose bien sur, mais suprême raffinement, ont me maquilla les mains avec du fond de teint rose.

Deux servantes arrivèrent, portant un grand carton rond.

- Voici votre crinoline, Mademoiselle Rose. Me dit Caroline.

Le carton fut posé au sol et ouvert. Une robe s'étalait au fond du carton, elle s'étalait sur deux mètres de large, toute en mousseline et ruban rose. Toutes les nuances de Rose avaient été mariées avec beaucoup de délicatesse. Mais c'en était écoeurant, comme un gros gâteau à la crème, avec trop de crème, trop sucrée, trop en tous.

Ont me détacha les poignets pour que je puisse me lever, et les deux servantes s'approchèrent de moi. Elles m'aidèrent à me lever, et m'obligèrent à faire face à toute l'assemblée en sous vêtements. Cache corset à dentelle rose et épais jupons de mousselines roses également, avec de multiples volants qui cachaient les cerceaux de ma crinoline. Je n'avais pas imaginé porter de tel sous-vêtement rose. Ce matin, j'avais les yeux bandés, quant ont m'avait habillée.

Devant moi, s'étalait ma nouvelle robe, tellement rose, tellement chargée de fleurs, de rubans de dentelles toutes roses.

Je descendis de la petite estrade, et je me plaçais devant le grand carton, devant cette symphonie de rose.

Les deux servantes, aidées par caroline et la coiffeuse, prirent de longues perches de bois léger, qu'elles placèrent sous la robe. Les quatre ensemble soulevèrent la crinoline avec les perches, et la placèrent au dessus de ma tête, pour la faire descendre doucement, et bien la placer sur mes jupons roses, tenu par les cerceaux de ma crinoline.

Caroline, ajusta la robe, et me la fixa par un lacet autour de ma taille corsetée. Ensuite, le bustier, qui se laçait dans le dos, un bustier très décolleté, d'où sortait ma poitrine, au milieu des dentelles et des rubans roses, comme une jolie chose, sortant d'une grande fleur, présentée au public.

Mademoiselle Florence commentait ma transformation en poupée rose et ridicule.


- Vous pouvez remarquer, que le moindre détail, le plus petit accessoire est en rose. De plus, les boutons et agrafes lui sont dorénavant interdits. Tous ces vêtements doivent se fermer par des lacets, et être tendus au maximum, pas de vêtement flottant.

Caroline finit les derniers ajustements de ma robe, et me maquilla également le haut de ma poitrine, pour un raccord parfait avec le teint rose de mon visage. Après le lourd maquillage, le parfum. Elle m'en inonda les cheveux, le cou, la naissance des seins. Un parfum très sucré, entêtant, limite écoeurant.

Et pour terminer, elle me mit des boucles d'oreille très longues, fait de rangs de perles roses, un bracelet de perles roses, ainsi qu'un collier des mêmes perles sur trois rangs.

Florence s'approchât, et me pris par la main, me guidant pour un tour d'honneur dans la grande salle de bal, me montrant à toutes combien j'étais jolie. Me montrant comme un maquignon, faisant admirer sa poupée rose si précieuse, si rose en tous, si extravagante, si étrange, si excessivement féminine.

Le bal avait repris de plus belle. Je fus très sollicitée pour danser, c'était agréable d'être si désirée, mais, en dansant, chaque fois que je faisais face à un miroir, je n'en croyais pas mes yeux. Une poupée rose dans le moindre détaille, voila ce que j'étais devenue. Une jolie poupée, très désirable, mais une poupée, pas une personne. Une jolie porcelaine que l'on montre avec fierté, surtout si originale avec tous ce rose...

Ho mes pieds, ma taille douloureuse... Je dansais depuis plus de deux heures, je dansais en étant en permanence à bout de souffle. Mon corset était vraiment inflexible, dur et sans répit.

Il n'y avait presque plus personne, et j'étais épuisée, ainsi qu'une jeune servante qui me suivait en permanence, pour rectifier un pli de ma robe, ou une retouche de maquillage. Elle ne m'avait pas quittée un seul instant, se précipitant sur moi, chaque fois que je touchais quelque chose, chaque fois que je terminais une danse.

Mes moindres gestes étaient épiés. Je buvais une gorgée d'eau, et hop, retouche de maquillage. Une perle de sueur, mon nez qui pourrait briller et hop, une tonne de poudre rose et parfumée. Je devais rester la poupée rose, parfaite dans les moindres détails. Les plis de ma robe, bien alignés, tenue bien droite, maquillage lourd et parfait, coiffure parfaitement maîtrisée, et horriblement rose. De plus, elle n'arrêtait pas de m'inonder de parfum. Je devais embaumer toute la salle, un parfum particulièrement entêtant, sucré. Pour tout dire, écoeurant.

J'étais épuisée, heureuse, d'être tan désirée, mais épuisée, et troublée par ma robe, mon maquillage, mon nouveau statut de poupée rose de l'école des Sylphide... ouff.

Caroline et Delphine s'approchèrent de moi.

- Ho, mais comment peux tu te parfumer ainsi, c'est une horreur. Ça me tourne la tête. Dit Delphine

- C'est une obligation imposée par Florence. Tout en elle doit être excessif.

Caroline continua en me donnant un livret à la couverture d'or.

- Voila ma chérie, ton passeport. Il y a ton portrait en poupée Rose, ainsi que toutes les obligations aux quel tu dois te soumettre. Tour de taille maximum, 52,5 cm. Corset spécial, long avec rembourrage des hanches et de la poitrine. Il sera d'un modèle parfaitement rigide. Busc en acier. Ceinture cadenassée obligatoire. Entrave de genoux obligatoires, Tire coude obligatoire. Port de sangles d'épaule 8 heures par jour au minimum. Hauteur minimum des talons, 11cm. Nombre de jupons minimum, 5. Teinture des cheveux Rose. Fond de teint rose pour le visage, les mains et la poitrine. Toute autre partie du corps qui serait découverte, doit être enduite de fond de teint rose. Maquillage des yeux, cils noirs et paupières roses et fuchsia. Pommettes fardées couleur fuchsia. Lèvres roses plus sombre. Ongles longs de un cm et demi au delà de la phalange, et vernis en rose. Tous tes vêtements et sous-vêtements sont en rose. Bijoux Roses et Or. Boucles d'oreilles longues, collier obligatoire, raz de cou. Parfum "Poupée Rose" renouvelé toute les heures.

J'étais abasourdie par tan de règles.

- Suis-nous ! Dit Delphine. Ont te conduit dans ta nouvelle chambre. Mademoiselle Florence a décidée que tu remplirais tes obligations de gré ou de force. Tu n'as donc pas à t'inquiéter si tu réussiras ou non, notamment pour ton tour de taille. Elle a décidée que tu aurais une taille extrêmement fine. Donc je te réduirais ta taille comme l'exige Mademoiselle Florence. Ce sera sûrement très pénible, mais elle dit que cela n'a pas d'importance. Je peux t'affirmer que quoi que tu face, quoi que tu dises, le but sera atteint. Avec ou sans pleur, avec ou sans hurlement, tu auras une taille vraiment minuscule.

Ma taille était déjà tellement serrée. Le discours de Mademoiselle Delphine m'effrayait. Les tailles de guêpe me fascinaient, mais je savais d'expérience, combien elles sont pénibles à obtenir.

Delphine et Caroline, m'entraînaient vers le grand escalier d'apparat de la salle de danse. Un escalier habituellement interdit.

Arrivé sur le palier, ont pris la porte à gauche, pour ensuite pénétrer dans une salle d'attente. C'était dans cette pièce que l'on avait attendu la fin du discours de Mademoiselle Florence, pour faire notre entrée, et nous présenter au public.

Ont pris ensuite un long couloir, avec des fenêtres et un balcon donnant sur la salle de bal. Encore une double porte, et un autre couloir. Delphine nous conduisait en prenant à gauche, et elle me dit.

- La porte à droite donne sur les appartements de Sophie. Toi, tu logeras au même étage, ce qui est un grand honneur de la part de Mademoiselle Florence.

- Et ou loge Mademoiselle Florence ? Demandais-je.

- Dans l'autre aile du château, elle occupe tous le premier étage, derrière le grand escalier.

Ont approchaient de la fin du couloir, fermé par une double porte.

- Nous voila arrivées, c'est l'entrée de tes appartements, tu auras une superbe vue sur les jardins.

- Je t'ai rendue la clef de ma chambre, tu vas me donner une nouvelle clef pour mon appartement.

Ont était en face de la double porte de chêne, comme toutes les autres portes du château.

- Non désolée. Dit Caroline. Tu n'as pas le droit d'ouvrir ou de fermer cette porte.

- Mais comment je vais y entrer ?

- Tu n'y entreras que si ont te l'autorise, de même pour en sortir. Nous sommes quatre à avoir les clefs, et donc à décider si tu dois rester dans tes appartements ou si tu n'en a pas le droit. Seul Florence, Delphine, La surveillante Général et moi, possédons les clefs.

Caroline, sortit une clef, accrochée à une fine chaînette d'or, et elle ouvrit la porte.

Je restais bouche baie. L'intérieur de la porte était capitonné, et recouverte de soie rose. Ce que je pouvais apercevoir de la pièce, me troublait étrangement. Tous étaient roses, absolument tous. Ont entra, et cela fut un choc. Je pénétrais dans un monde entièrement rose. Les rideaux roses avaient été tirés, les murs étaient roses, le sol, le plafond étaient roses, tout le mobilier rose. Une multitude de nuances de rose, mais uniquement du rose, du rose jusqu'à l'écoeurement.

Avec ma crinoline rose, mon maquillage, ma coiffure, je me fondais dans cet univers rose.

- Mademoiselle Florence t'a entièrement vouée au rose. Elle veut faire de toi, une poupée rose, à la limite du bon goût, elle veut faire de toi un exemple extrême de l'hyper féminité, jusqu'à l'absurde.

Caroline et Delphine étaient presque étrangères avec leur couleurs rouges et vertes, dans cet univers de rose.

- Voici ton univers, tu es ainsi plongée complètement dans tout ce rose. Dorénavant, Il t'est interdit de porter une autre couleur que le rose, et ceci pour le moindre détail de ta tenue, ou d'un accessoire.

Sur ma droite, il y avait un rideau, cachant une grille rose bien sûr. Ensuite une porte capitonnée de soie rose.

- Oui, dit Caroline, le monte-charge est accessible dans tes appartements. Nous aurons parfois des équipements à monter dans tes appartements pour te les faire essayer, pour des expérimentations. N'oublie pas ton rôle ici. La porte capitonnée à coté, c'est ta chambre.

Delphine repris

- Elle est équipée d'un trapèze de laçage, un treuil à serrer les corsets et un lit spécial d'entraînement. Ainsi, même la nuit, ton corps continuera à se transformer.

Ont entra, je retrouvais tous le mobilier de ma première chambre, mais rose, entièrement rose, même la mécanique du treuil à serrer les corsets, même mon lit étrange, dans le quel ont m'attachait toutes les nuits, en m'étirant le cou, en me cambrant les pieds et avec mon long corset qui me broyait la taille toutes la nuit.

Caroline et Delphine m'aidèrent à me déshabiller, à enlever ma crinoline rose et mes cinq jupons roses, si vaporeux, aux dentelles si délicates, merveilleuses, mais roses.

Je me retrouvais en corset rose et bas rose également. Attachée au trapèze, et soulevée du sol. Delphine me délaça et elle entreprit de me laver avec une grande éponge. Ensuite, elle m'aspergeât abondamment de parfum, et me talquait le corps avec un talc rose, spécialement composé pour moi.

Dans le miroir, nom corps fusionnait avec le décor de ma chambre, devenant aussi rose que les murs, le mobilier...

Un nouveau corset de nuit, rose aux baleines soulignées par un rose tirant sur le Fuchsia. Un corset long, au busc d'acier inflexible qui se fermait uniquement par le laçage dans le dos. Caroline, fit basculer le treuil à serrer les corsets vers moi, le tampon de cuir rose appliqué sur mon ventre. Delphine fixa les lacets du corset sur le treuil, et commença l'horrible serrage, le terrible et atroce serrage de mon corset. Un corset à modeler les jeunes filles, un corset qui ne se déformait pas, qui ne s'adaptait pas au corps, non, c'est ma pauvre taille qui devait céder, mon buste qui prenait douloureusement la forme que Delphine avait décidée de m'imposer.

Les cinquante deux cm et demi furent atteint. Je n'avais pas le droit ni le pouvoir d'être moins serrée.

- Profite bien de cette nuit calme, ma chérie. Me dit Delphine. Demain soir, tu perdras un demis cm.

J'étais tellement à bout de souffle et si surprise, que je n'eus pas la présence d'esprits de répliquer.

Caroline, avait fait basculer mon lit de torture à la verticale, et le poussait dans mon dos. Delphine me guidait dans le creux de chaque encoche des maintiens du lit étrange, et commença à fixer les barres rembourrées qui m'immobilisaient de plus en plus. Quant je fus fixée et attachée au lit, elle me libéra du trapèze, pour aussitôt m'attacher les poignets en arrière, me tirant les épaules en arrière également.

Delphine tendit le carcan de mon cous, m'étirant au maximum, pendant que Caroline, réglait la cambrure forcée, de mes pieds.

Mais... aux lieux de basculer le lit à l'horizontale, Caroline entrepris de me maquiller avec cet horrible fond de teint rose. Elle me parfuma encore plus, et me recoiffa, lissant mes cheveux roses pour qu'ils encadrent mon visage si étrange, si troublant ainsi maquillé.

Caroline me poussât en dehors de la chambre et positionna le lit au milieu du salon, en me tournant face à la porte d'entrée.

- Tu vas recevoir une visite. Me dit-elle. Je viendrais ensuite, pour te coucher.

Et Caroline suivie de Delphine, partirent, me laissant là, suspendue et attachée verticalement. La tension sur mon cou, était très forte dans cette position. Heureusement, que mon long corset, me soutenait. Avec force et mais en me comprimant atrocement.

J'attendis un très long moment, quant enfin la porte de mes appartements s'ouvrit. Sophie me faisait face, droite, immobile. Delphine se tenait derrière elle.

- Bonjour Rose. Comment trouve tu ton logement ?

- Heu... Sophie... je ne sais pas... tout ce rose.

- Hihi oui, tu t'appelles Rose, Ma tante en rie encore. Elle va faire de toi, une jolie poupée, avec tous ces excès. Tous ces falbalas, et tout ce décorum. Tu es entièrement vouée au rose. Tan pis pour toi, tu as eu l'occasion de t'enfuir de ce château délirant, mais il est trop tard pour toi, ma jolie poupée.

Je vis Delphine se pencher et pousser le chariot. Sophie était enfermée dans un long corset, tout en métal, qui comme le mien, descendait jusqu'aux genoux. Ces pieds ne touchaient pas le sol, elle était fixée à un chariot, par un gros levier qui se fixait à son corset au niveau du bas ventre.

- Mais tu es attachée aussi ?

- Oui, Rose ma chérie. Mais mon chariot est plus discret que le tient. Je peux porter une grande crinoline, pour le cacher complètement. Et je dors dans un vrais lit, pas un engin comme celui dans le quel ont t'a attachée. Par contre, je dois porter ce long corset toute la nuit comme toi.

Delphine intervint.

- Oui mes chéries, cela fait partie de mon programme de modelage du corps. Gwendoline et Solange, vont subir le même entraînement que vous deux. Toi aussi, Sophie, tu risques fort de devoir passer la nuit dans un lit du même genre que celui de Mademoiselle Rose.

- Ho, mais c'est très laid, et cela semble pénible. Rose ne peut plus bouger du tout.

- Oui, je sais, c'est vraiment très contraignant, mais terriblement efficace. Et puis, il y a les pieds de rose, qui ont été cambrés de force depuis un mois. Florence a trouvée que Rose était vraiment délicieuse, quant elle marche comme une ballerine. Je craints, qu'elle veuille que l'on marche toutes, comme Mademoiselle Rose.

- Mais elle se déplace avec tellement de difficulté et si lentement.

- Oui. Dis-je. C'est très difficile et l'entraînement pénible. Je ne peux pas me déplacer normalement, et je ne peux pas rester immobile. Je suis toujours à la limite de perdre mon équilibre.

- Approche-moi de rose, s'il te plaît Delphine. Dit Sophie

Delphine poussa le chariot de Sophie le plus prêt possible. J'étais troublée par sa beauté, ces longs cheveux blonds, et ces yeux immenses, si bleus.

- Tu es vraiment troublante Rose. Me dit-elle. Tous en toi est rose, ton maquillage et tes cheveux. Ils sont si beaux, si épais et si brillants. Toutes les filles aimeraient en avoir comme les tiens, mais sûrement pas de couleur rose.

Sophie me regardait intensément. Comment lui dire, je n'avais jamais imaginé cette situation, je pensais partir avec d'autre pensionnaires, partir loin de cette école. Je pensais même me faire expulsée, et retrouver une vie normal, revenir dans le monde, redevenir moi même... Madame Florence avait décidée de faire de moi cette chose, cette poupée. Et le résulta m'avait stupéfiée, elle avait réussi. Je suis une poupée rose, un fait qui m'étonnait encore, un fait indiscutable. Sophie tellement belle en face de moi, me regardait avec curiosité, et je ne pouvais pas réagir. Figée dans mon rôle de poupée rose.

- Tu es vraiment devenue une très jolie poupée, pas une fille, mais une authentique poupée rose. Un très joli jouet... Je ne pense pas que tu puisses un jour, redevenir comme avant, comme quant tu n'étais pas efféminée. Non, je pense que ta transformation est définitive. Tu ne pourras que progresser sur le chemin de la poupée rose, la plus élégante, à la taille la plus fine, mais sûrement pas autre chose.

- Ho non, ce n'est... Sophie m'interrompit.

- Qu'en penses-tu mon bijou ?

- Sophie, je...

- Ho et puis, à quoi bon te tourmenter avec ces questions. Personne n'a jamais vus une poupée penser par elle-même. Tu es très mignonne ainsi toutes en rose. Tu seras encore plus jolie, avec tes chaussures de ballerine, une jolie crinoline courte, et de très longs cheveux roses. Oui, très mignonne et silencieuse, comme doit l'être une jolie poupée, si délicate, que l'on n'ose pas la toucher.

Son discours à mon sujet... me rendait perplexe. Je ne savais plus quoi faire, ou dire. Tous cela me troublaient, je me détestais de me voir ainsi transformée, abaissée au rang de jolie chose décorative, mais en même temps, cela me plaisait au plus profond. Le discours de Sophie m'effrayait et pourtant, je le désirais très fort. Je me sentais bien en fille, j'aimais mes longs cheveux, ma silhouette corsetée malgré la contrainte du corset, mes jupes qui me caressaient les jambes en marchant, et la sensation des très hauts talons qui m'obligeaient à avoir un déhanchement si féminin, si gracieux. J'aimais, ou j'avais appris à aimer être une fille, même si excessivement féminine, même si rose dans le moindre détail...

- Delphine ! Dit Sophie. Je n'en peux plus, debout suspendue dans ce corset, c'est trop. Tu veux bien me reconduire et me coucher. Je me sens tellement faible.

- Oui ma chérie. Je te raccompagne.

- Bonne nuit Rose. Dit Sophie avec soudain une pâleur du teint.

- Je vais coucher Mademoiselle Sophie et je reviens ensuite pour te coucher.

Et Delphine poussa le chariot de Sophie, vers ces appartements.

Elle revint assez vite, et elle me fit rouler vers ma chambre rose. Là elle fit basculer mon lit à l'horizontale.

- Merci Delphine, je n'en pouvais plus, de rester suspendue. Comme Sophie.

- Bonne nuit, ma poupée rose.

Delphine m'embrassa sur la bouche, un baiser furtif, qui me surprit.

- Fait de beau rêve rose, bien sûr.

Et elle sortit avant que je puisse répondre.

Florence ne m'avait pas expulsée du château, non, elle m'avait imposée un contrat, bizarre. Un contrat de cobaye, ou elle pourrait expérimenter ces méthodes, ces machines de contrainte, ce corset modeleur de taille.

Elle m'avait intégrée dans son château comme un bel objet, une Ĺ“uvre d'art.

J'étais devenue Mademoiselle Rose, la poupée Rose. Rose, comme jamais personne ne l'a été.

 

FIN

 

 

Histoire d'A Livre 2 , Chapitre VI
 
(Histoire parallèle) Souvenir de Sophie, Livre 3, Chapitre VII
 
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