Souvenirs de Sophie
L'école

Livre 2.

 

Par Fred Pody.

 

 

 

 

IX

Le chariot

 

Je suivais Ninon, qui devait me conduire dans mes appartements et ma nouvelle salle de bain. Je la suivais avec des sentiments mélangés de curiosité et de crainte. Depuis quelques jours, Delphine me faisait porter un horrible corset de nuit. Un corset blindé tellement il était lourd, un corset qui m'immobilisait complètement. Impossible de se lever sans aide. Il fallait deux servantes pour me porter dans mon lit. Les nouveaux aménagements de ma salle de bain devaient faciliter l'utilisation de ce corset spécial.

Delphine m'accueilli dans ma chambre, et elle me conduisit vers la salle de bain en m'expliquant ces nouveaux aménagements.

- J'ai fais remplacer la baignoire par une douche plus moderne et plus pratique. Ont va utiliser un "porte-personne" que j'ai fait faire spécialement pour toi. C'est un chariot équipé d'un bras mobile, avec une fixation adaptée au busc de ton corset de nuit. Ce bras permet de te faire monter ou descendre et de te positionner verticalement, ou en position couchée. Avec ce chariot, il sera facile de t'emmener de la salle de bain à ta chambre, quant tu seras enfermée dans ton corset de nuit. Grâce au mécanisme du bras mobile, Ninon pourra, sans aide, te déposer dans ton lit.

- Je vais devoir porter cet horrible corset toutes les nuits?

- Bien sur, c'est indispensable pour ton entraînement, et grâce au trapèze mobile et la douche, on pourra t'enlever ton corset normal, te laver sous la douche et ensuite, t'enfermer dans le corset métallique de nuit. Tous cela, sans que tu ne soie obligée, de poser le pied par terre, et donc, sans que tu ne soie obligée, de faire le moindre effort, pour te tenir debout, sans corset. Ainsi, tes muscles abdominaux ne devront plus jamais servir, pour te soutenir. Leurs atrophies en seront accélérées, et cela te fera perdre quelques centimètres supplémentaires à la taille.

- Cela m'effraie, tu m'en avais déjà parlé, mais maintenant que tu mets en branle tous ces moyens mécaniques pour y arriver, cela me fait terriblement peur. J'ai le sentiment, que je ne peux plus faire marche arrière, que c'est déjà trop tard, que je devrais porter un corset en permanence, que je ne pourrais plus jamais m'en passer.

- Tu as bien compris. Le corset est pour toi, définitif. Toi et moi, nous ne pouvons plus vivre sans le soutien d'un corset très serré, et très rigide. Mais assez parlé, prend place sous le trapèze, Ninon va te laver et te corseter pour la nuit. Elle devrait pouvoir te coucher avec ton corset de nuit, sans aide. Je suis là uniquement pour la conseiller.

Je m'avançais sous le trapèze et Ninon m'aida à me déshabiller complètement, excepté mon corset. Elle abaissa le trapèze et je dus me suspendre à ce trapèze, en passant mes mains dans les sangles. Ninon resserra les sangles autour de mes poignets et elle actionna le treuil pour me faire monter, me faire quitter le sol. Une fois suspendue, à bonne hauteur, Ninon me délaça mon corset, lentement, avec précaution. J'étais très serrée, et un dégrafage brutal de mon corset, pouvait me faire évanouir. La possibilité de respirer plus profondément, me soûlait un peu. C'était une sensation agréable. Mais très vite, une autre sensation plus désagréable, venait déranger cette euphorie. Une sensation de picotement sur tout le buste, sur toute la peau, qui avait été enfermée dans le corset. Une sensation de froid sur le ventre, durant quelques instant, quand la pression du corset avait disparue.

Ninon fit tourner le support du trapèze pour me positionner sous la douche, elle m'attacha les cheveux en arrière et entreprit de me doucher, de me laver avec une éponge, de me laver sans oublier le moindre recoin. Cela me gênait toujours d'être nue, et de me faire laver, surtout la poitrine, et plus encore, l'entre jambe, que Ninon lavait avec un soin particulier, une insistance vraiment très gênante. Elle m'essuya, et ensuite, après un léger massage de mon ventre et de mon dos, Ninon me couvrit de talc, de ma poitrine jusque mes genoux.

Ninon me laissa pour aller chercher, le "lève-personne". C'était un chariot, une sorte de fer à cheval sur roue, avec l'ouverture vers l'avant. Sur ce chariot, était monté une mécanique et un volant de manoeuvre. De cette mécanique, sortait un bras à la forme bizarre, tordue. Au bout de ce bras, était fixé une pièce articulée, de dix bons centimètres de large. Ninon accrocha sur cette pièce articulée, le corset de nuit par le busc avant. Un busc non pas fait de baleine, mais d'une plaque d'acier épaisse. Elle fixa l'articulation de sorte que le corset soit bien vertical, et elle poussa le chariot vers moi. Elle orienta le support et le trapèze, de sorte à me placer au milieu du chariot, le ventre contre le dos du corset fixé au chariot.

Ninon actionna le volant de manoeuvre qui fit monter le corset, pour le placer juste à bonne hauteur.

J'étais suspendue, derrière le corset de nuit, le ventre plaqué contre lui, contre son ouverture arrière, qui était trop étroite, pour que je puisse y entrer.

Ninon écarta les deux bords du corset, et me fit glisser à l'intérieur.

Quand elle relâcha les bords, je sentais déjà la pression du corset, due uniquement au baleinage sévère de ce corset.

Ce n'était que le début de l'épreuve, une épreuve qui durerait toute la nuit et me laisserait épuisée demain matin, comme depuis une semaine maintenant.

Ninon agrafa le dos métallique de mon corset de nuit.

- Je dois vous faire une taille de 46cm. La même taille que le soir.

Je tournais la tête vers Delphine. C'était le seul mouvement que je pouvais encore faire.

- Delphine! Pourquoi 46cm, les autres filles portent des corsets de nuit, moins serrés que la journée!

- Oui Sophie, mais elles ne portent pas un corset spécial de nuit et ne suivent pas un entraînement spécial. Toi, tu devras te serrer la taille comme pour une soirée, c'est à dire, avoir la nuit ton tour de taille le plus étroit. Tu pourras te détendre durant toute la matinée, avec ton corset du matin, qui sera moins serré de deux cm.

- Mais les autres peuvent se reposer toute la nuit et pas moi.

- Je sais, c'est dur, mais nécessaire. Florence veut que tu aie la taille la plus fine de l'école. Cela demande quelques efforts de ta part.

Ensuite, le terrible serrage commença. Les leviers de serrage du dos de mon corset, donnaient à Ninon une force incroyable, une force qui me broyait inexorablement, me vidant les poumons de force, me coupant en deux. Je sentais sur ma taille, mes hanches et mes cuisses, toute l'inflexible rigidité de ce corset. Une force tellement implacable, que toute résistance était vaine. Cet engin me broyait, lentement, mais inexorablement. La pression du corset m'engourdissait tous le bas du corps. Ma taille dure comme du bois, mes cuisses engourdies, mes forces disparues.

Ma taille de plus en plus douloureuse, tellement comprimée, tellement étranglée, fine, étroite à hurler, si j'avais eu, encore un peu de souffle. Je me sentais d'une faiblesse extrême. Mes mains ne me tenaient plus au trapèze, j'étais encore suspendue par les lanières enserrant mes poignets et maintenant soutenue d'une main d'acier par mon corset. Tenue verticalement par le "porte-personne".

Ninon baissa le trapèze et libéra mes poignets. Je restais suspendue dans mon corset de fer. Suspendue par le "porte-personne", mes pieds ne pouvaient toucher le sol, mes bras étaient libres, mais sans force, le corset me broyait tellement que je n'avais plus d'énergie pour le moindre mouvement. J'étais suspendue dans le vide, tenue par ce terrible corset, le poids du corps retenu par le serrage épouvantable sur mes cuisses et mon pauvre ventre, mon minuscule ventre. C'était comme une main gigantesque et forte qui me tenait fermement, en l'air. Un corset ordinaire, permet de bouger un peu, si on se force à se plier, les baleines fléchissent, plus ou moins en fonction de leurs nombres, de leurs rigidités et du serrage du corset. Mais avec ce corset de fer, fixé sur le chariot porte personne, rien, pas le moindre mouvement. Même en me laissant aller, je ne pouvais, qu'être tenue verticalement, et parfaitement droite, mes jambes, mes pieds, n'étaient plus utiles pour me tenir debout.

Ninon poussa le chariot. C'était une impression étonnante, d'avancer, sans que les pieds ne touche le sol, d'avancer droite, parfaitement rigide, alors que je n'avais plus de force, et que j'étais au bord de l'évanouissement. Ninon me poussa ainsi, jusque dans ma chambre, et me plaça sur le coté du lit.

Elle se mit sur mon coté droit et sa main tripota un levier, sur le mécanisme, fixant le corset au bras du chariot. Subitement, je me sentis basculer en arrière et une fois positionnée à l'horizontal, Ninon me fit tourner autour du pivot de sorte à me placer au-dessus du lit.

Elle actionna le volant de manoeuvre, ce qui me fit descendre lentement, jusqu'à être posée sur le lit.

Une nouvelle manoeuvre du levier et le corset, se détacha du "porte-personne". Ninon poussa le chariot plus loin et revint mettre en place les draps et couvertures.

J'avais été lavée, terriblement corsetée et couchée par Ninon sans qu'elle ait eu besoin d'une aide quelconque. Toute cette mécanique compliquée pour me coucher, compliqué, mais terriblement efficace, implacable.

Une nouvelle nuit d'immobilité absolue commençait.

Delphine vint m'embrasser sur la bouche.

- Demain, Ninon viendra te lever avec la même méthode. Tu n'auras plus jamais besoin de te tenir debout, sans corset. Essaye de dormir, Je t'assure que je comprends très bien la difficulté que tu ressens. Je vais rejoindre mes appartements, avec Ninon. Elle va me coucher avec le même corset de nuit que toi.

- Toi aussi, tu porte un tel engin la nuit.

- Rappelle-toi, une bonne corsetière doit pouvoir subir toutes ces créations. Je supporte toutes les nuits, le serrage extrême de mon corset de fer. Je le supporte depuis deux semaines, c'est pour cela que je suis tellement fatiguée. N'essaye pas de luter contre ton corset, il est totalement rigide et tu ne pourras rien contre l'acier dont il est fait.

Delphine s'éloigna, suivie de Ninon. Je me retrouvais seul, la nuit sera encore éprouvante, ne pas se contracter, facile à dire, et pourtant, toute tentative de luter contre la pression inexorable du corset, se traduisait au bout de quelques minutes, par des crampes douloureuses dans le ventre, ou les cuisses. Comme mes nuits sont longues depuis que l'on me force à porter ce corset spécial.

Le matin, Ninon me fit lever. Elle poussa le chariot "porte-personne" près du lit et positionna le bras mobile juste au-dessus de l'attache du busc de mon corset. Un déclic, et je sentis que j'étais fixée rigidement au chariot. Ninon actionna le volant de manoeuvre et me souleva, ensuite après avoir reculé le chariot, elle me fit basculer de la position horizontale à la verticale. Au moment, ou mon corset me positionna verticalement, il y eut un déclic, un choc qui fit vibrer le corset. L'intensité de ce choc, se répercuta dans tous le corps, et me surpris.

Elle me poussa, sans un mot. Quoi dire? J'étais totalement impuissante, elle pouvait me conduire ou elle voulait, ou me laisser là, suspendue dans mon corset de fer, immobile, ne pouvant presque plus respirer. Ninon, me poussa vers la salle de bain et me positionna sous le trapèze. Après m'avoir attaché les poignets, elle actionna le treuil, jusqu'a ce que mes bras furent tendus, comme des cordes de pianos. Elle m'aurait soulevée sans le poids du chariot qui me tirait vers le sol. Ninon me regardait en souriant, et sans se presser, elle s'avança vers moi, insolente, me narguant. Ninon qui était toujours tellement discrète, me toisait. Mon impuissance devant elle, était patente. Toutes ces mécaniques, pour m'emprisonner et me corseter cruellement, tout cela lui avait donné un pouvoir sur moi, que je découvrais seulement. Elle aussi venait de s'en rendre compte. Elle fit lentement le tour du chariot, et commença à desserrer les attaches du corset. La pression épouvantable diminua progressivement. Ninon détacha le dos métallique du corset et le posa sur le meuble bas. Elle revint et après avoir écarté les bords du corset, elle me dégagea complètement du corset et du chariot. Je restais suspendue au trapèze, le chariot un peu plus loin, tenant toujours le corset bien vertical sur son support. Mon regard croisa celui de Ninon, qui détourna le sien.

- Excusez-moi, Mademoiselle, je vais vous laver sous la douche.

J'étais plutôt fière de moi. Bien qu'attachée, j'avais obligé Ninon à détourner le regard. Elle me lava, avec douceur et évitait de croiser mon regard.

Après la douche et quelques soins du corps, Ninon me passa une chemise courte qui recouvrait ma poitrine, par un bouillonné de dentelles, lui donnant un volume, beaucoup trop provocateur à mon goût. C'était une chemise un peu particulière, elle s'ouvrait complètement dans le dos. Ninon put ainsi me la passer sans me détacher du trapèze, et elle la ferma tendue sur mon buste. Cette chemise ne devait faire aucun faux plis, sous peine de me blesser avec la pression du corset.

Par-dessus, un pantalon fendu, simple au niveau des hanches, mais plus sophistiqué avec des volants de dentelles sur les cuisses.

Ensuite, elle me corseta avec mon corset du matin Delphine, voulaient exacerber mes formes, amplifiant au maximum le contraste, entre ma poitrine, mes hanches et l'étroitesse de ma taille. Un corset qui me semblait léger, bien qu'en fait, il respectait les normes de l'école. Corset long, avec un baleinages très fournit et rigide. Mais rien à voir avec mon corset de nuit, pour entraînement extrême de la taille. Le laçage était toujours très long. Ninon devant s'interrompre régulièrement de me serrer, pour tirer sur ma chemise et mon pantalon et effacer le moindre faux plis, sous le corset.

Toujours suspendue, elle m'enfila mes bas, les tirant le plus haut possible pour les attacher aux dix jarretelles de mon corset. Oui, j'ai bien dis, dix jarretelles. Ces nombreuses jarretelles étaient en outre très larges et tiraient mes bas avec beaucoup de force, tout autour de mes jambes. Tout cet équipement me gênait beaucoup pour m'asseoir, je ressentais alors plus fortement la traction sur mes bas, qui me limitait ainsi la flexion de mes cuisses, et m'obligeait à m'asseoir avec beaucoup de précaution sur le bord du siège.

Après avoir bien tendu toutes ces jarretelles, au maximum, Ninon me resserra encore le corset un peu plus.

Les dentelles de mon pantalon étaient écrasées par les fortes jarretelles, aussi, Caroline et Delphine, avaient prévu de me faire porter, un deuxième pantalon de dentelles, bien plus luxueux, avec encore plus de volant de dentelles, des volants plus larges, plus froncés, et donnant un volume étonnant à mes hanches, faisant comme un nuage blanc, léger, autour de mes hanches, de mes cuisses. Ce deuxième pantalon, par-dessus mes jarretelles, pouvait ainsi exprimer tout son délicat volume.

C'était très mignon, un peu trop... sophistiqué, tellement excessif, que je n'oserais pas me montrer ainsi.

Ninon devait me lacer mes bottines avant de baisser le trapèze. Mes bras étaient douloureux depuis longtemps, à force d'y être suspendue. Mes bottines avaient des hauts talons de dix centimètres, et me cambraient bien les pieds. J'avais fini par apprécier ces hauts talons, qui me grandissaient et allongeaient merveilleusement la silhouette. J'aurais aimé en porter de plus hauts, mais, c'est Caroline qui décidait de la hauteur des talons et ceci pour toute l'école.

Ensuite, les entraves que je détestais, mes genoux fixés ensemble, serrés l'un contre l'autre. Ces entraves de genoux auraient été suffisantes pour m'obliger à me déplacer à petits pas, mais ma tante exigeait que je porte en plus, des entraves aux chevilles. Deux bracelets réunis par une chaîne de dix centimètres, m'obligeant à trottiné à pas minuscules. Impossible avec ces entraves de marcher normalement. Monter des escaliers, devenait une longue épreuve, et les descendre sans aide, une épreuve particulièrement périlleuse.

Ninon avait abaissé un peu, le trapèze. Mes pieds touchaient enfin le sol, des pieds chaussés de jolies bottines avec des talons de dix centimètres, qui me cambraient délicieusement les pieds.

Ninon me garda attachée durant la plus grande partie de mon habillement. Cela lui facilitait la tache. Elle me revêtit de trois jupons. Trois jupons avec de nombreux volant, qui leurs donnaient un volume important. Trois jupons qui descendaient jusqu'au sol, malgré mes hauts talons.

Ensuite, une ceinture rembourrée derrière et garnie de dentelles, qui devait me faire de jolies fesses. Puis, une collerette de dentelles sur ma poitrine, et par-dessus, mon cache corset, lacé dans le dos, pour contenir toutes ces épaisseurs de dentelles et marquer ma taille durement réduite par le corset.

Ninon regarda son oeuvre avec beaucoup de satisfaction

Elle ne me détacha que pour m'enfiler mon bustier. Un bustier au très haut col, raidi par de petites baleines. Ce bustier et son col se laçaient dans le dos. Bien tendu par-dessus ma chemise de dentelles, mon cache corset, et mon corset du matin.

J'étais engoncée, enfermée dans toutes ces couches, mes mouvements limités, ralentis. Mon souffle court et la chaleur de toutes ces épaisseurs, de ce poids des vêtements, m'interdisait de trop bouger.

Je m'installais, assise devant ma coiffeuse, de sorte que Ninon puisse me brosser les cheveux, leurs redonner du volume. Une coiffure blonde et brillante, très volumineuse, dont j'étais particulièrement fière.

Avant de monter à l'étage, dans la salle de cours, Ninon me fit lever, m'inspecta sous toutes les coutures, remis un pli ici, une mèche pas exactement en place, mille petits détails. Cela lui pris bien, un quart d'heure, à me tourner autour et me tripoter. Quand enfin elle fut satisfaite, elle pris ma ceinture métallique, la serra sur ma taille corsetée et la cadenassa. C'était le signal, qui m'autorisait à sortir de la salle de bain.

Je devais me déplacer lentement, pour ne surtout pas déranger ma coiffure, froisser ou déranger ma robe. Ma lenteur dans mes déplacements, était le gage que je resterais impeccable. Une lenteur de toute façon, imposée par les bracelets que je portais aux genoux et le corset qui me bridait et m'étouffait.

Je montais donc lentement. Et dans le couloir, d'autres jeunes filles aussi lentes que moi, s'avançaient gracieusement vers la salle de cours. Madame Decaylus nous donna un cours sur l'évolution de la silhouette durant les soixante dernières années, après le retour du corset dans la mode. Un cours aussi passionnant que le premier. Les progrès de la corseterie nous permettent bien mieux aujourd'hui, de nous façonner une silhouette idéalement mince et cambrée, donnant paradoxalement une forme souple sous des corsets rigides.

Ensuite, ont dû se rendre dans la salle Sylphide. Mademoiselle Caroline, nous attendait, pour son cours de maintient...

 

 

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