Souvenirs de Sophie
L'école

Livre 2.

 

Par Fred Pody.

 

 

 

 

XIII

Le choix d’André

 

Delphine et Ninon m'accompagnaient dans mes appartements. Au vus de mon extrême faiblesse, Delphine consenti à me faire monter par l'ascenseur.

- C'est exceptionnel ! Me dit Delphine. A l'avenir ! Tu devras monter par tes propres moyens. Mais tu me sembles tellement épuisée, à bout de souffle, je ne peux vraiment pas te demander plus d'effort ce soir.

Arrivée dans ma salle de bain, Delphine dû me soutenir pour que Ninon puisse m'enlever mon bustier et m'attacher les poignets au trapèze. Ninon se dépêcha de me déshabiller, et de me "décorseter". J'avais froid, surtout, la ou le corset m'avais broyé le buste. La liberté retrouvée se payait ! Tous le corps comprimé par le corset me faisait mal et me picotait. Ninon me lava rapidement, avant de m'enfermer dans mon corset de nuit que Delphine avait réglé à seulement 43cm. Ce corset de métal, fixé au chariot, était heureusement bien capitonné, pour permettre les serrages les plus extrêmes sans trop de douleur. Mais si ma poitrine n'était plus enfermée, mon ventre était de nouveau atrocement comprimé ainsi que mes hanches et mes cuisses. Ninon poussa le chariot qui me portait, qui me tenait suspendue dans le vide par mon horrible corset de nuit. Ninon actionna la mécanique pour me basculer à l'horizontale et me déposer dans mon lit. Inflexiblement corsetée à 43cm pour toute la nuit; Une longue nuit, comprimée à outrance. Une nuit sans pouvoir bouger, le souffle court. Une nuit épuisante...

Le matin, Ninon me souleva, avec le mécanisme du chariot, et me conduisit dans la salle de bain. Mon épuisement était total. Ninon me libéra lentement de mon terrible corset de nuit. Très lentement pour limiter mes douleurs. La toilette fut brève, Elle me laça dans un petit corset à 45cm. Quel soulagement, comme sa douce pression était délicieuse. Quelle légèreté... Mais la nuit affreusement corsetée, avait laissé des traces, et Ninon me reconduisit dans ma chambre, en pantalon de dentelle et petit corset.

Je pus me reposer toute la matinée.

Midi, Delphine vient me rejoindre pour prendre notre déjeuner ensemble. Mais avant déjeuner, Delphine resserra mon corset à 44cm.

- C'est la règle ma chérie, Taille minimale pour le soir et la nuit. Ensuite, le matin, ont relâche deux cm, et avant de déjeuner, ont resserre d'un cm.

- Oui Delphine. Mais les autres jeunes filles, ne dorment pas avec la taille aussi serrée que le soir, et elle porte un corset de nuit beaucoup plus léger.

- Tu as raison, Sophie. Mais depuis hier, tu as officiellement la plus fine taille des écolières. Cela n'est pas dû au hasard. San ton entraînement spéciale, tu n'aurais jamais pus te serrer suffisamment, pour sortir du piège, dans le quel Caroline et sa bande ton enfermée.

- Comment te sent-tu avec 44cm ?

- C'est très serré, je le supporte. Mais 43cm, c'est vraiment trop dur.

- Je m'en doute, c'est la raison pour la quel, Florence te donne quelques jours de repos. Ce ne sera pas de trop pour t'habituer un peu à ce nouveau tour de taille. La réduction que tu a subie, est vraiment très importante et trop rapide. Tu as encore une heure pour te reposer, ensuite, nous devons rejoindre Florence dans les sous-sols, pour débattre du sort de ce jeune homme.

- André ! Oui je ne comprends pas. Il était maigre et sale, comme un vagabond, pourtant sa famille n'est pas pauvre.

Ont continua à bavarder ensemble dans le salon. L'après midi était calme, comme souvent le dimanche.

Ninon frappa à la porte et nous informa que Mademoiselle Florence nous donnait rendez-vous dans la salle "Hadès".

- Quel est cette salle ?

Delphine me dit tout bas, de sorte que Ninon ne puisse l'entendre.

- C'est une salle au sous sol, dans le couloir des cellules. Les décisions graves et secrètes y sont prises. Je ne savais pas que cette salle était encore utilisée.

On descendit par les escaliers du personnel, jusqu'au sous-sol. Ont pris un chemin nous éloignant des cuisines, et ont emprunta un couloir à droite, un couloir don de mur de gauche était fait d’énormes pierres et en face, de nombreuse portes sur notre droite.

- Ce sont des vestiges du mur d’enceinte de l’ancien château. Me dit Delphine. Le château a été construit par le père de Florence sur les ruines d’un château beaucoup plus anciens.

Au milieu de ce couloir, une double porte sur notre gauche, la seule de ce coté du couloir.

La Surveillante Générale, nous accueilli. Caroline était déjà arrivée, la salle était sombre, sans fenêtre, éclairée par d'anciens bougeoirs, dont un grand en fer forgé. La surveillante me fit asseoir derrière une table à droite. Delphine pris place derrière une grande table au centre, dans le fond, placée sur une estrade. Il y avait trois sièges, celui du centre avait un dossier plus haut, bien que très rustique. Caroline se plaça à la gauche du siège centrale, et Delphine à droite. Ont attendit dans le silence, un long moment.

Enfin des bruits de pas dans le couloir. La scène était impressionnante, le sous-sol sombre, la faible lumière jaune des bougies, la disposition du mobilier comme dans un tribunal et la présence de deux colonnes de marbre particulièrement massives, tous cela créaient une ambiance lourde, oppressante, et pour tout dire, inquiétante.

Les pas se rapprochaient, des pas rapides, délicats...

Florence entra. La Surveillante Générale nous ordonna de nous lever. Dans le silence, Florence prit place sur le siège centrale, comme l'aurait fait un président de tribunal. Elle s'installât lentement, gravement.

- Vous pouvez vous asseoir ! Dit-elle.

Après quelques instants, elle repris la parole.

- Vous le savez toutes, hier, un jeune homme s'est introduit dans le château. Normalement, j'aurais fait appeler immédiatement la gendarmerie. Mais, la situation de ce jeune homme est particulière. Son action a permit à Mademoiselle Sophie de se sortir d'un piège, ourdi par le groupe du " Club des 4 Parisiennes".

Sans son aide, Sophie n'aurait pas pu se présenter au défilé de la soirée d'hier.

Sur une demande expresse de Mademoiselle Sophie, je vous ai réunis pour débattre de la situation avant d'appeler les gendarmes. Les faits sont les suivant :

Monsieur André, ami d'enfance de mademoiselle Sophie, s'est introduit par effraction dans le château.

Son action, a sauvé Mademoiselle Sophie du déshonneur d'être absente du défilé.

Monsieur André a été découvert par les surveillantes et enfermé dans une cellule au sous-sol.

Vous devez savoir également que Monsieur André est recherché par tous les gendarmes de France, pour vols, ainsi que de torture et de meurtre.

De plus, il n'est pas question de déroger au règlement de notre institution bannissant toute présence masculine dans nos murs.

Au vus de ces éléments, il me semble évident, qu'il faut livrer Monsieur André à la gendarmerie. Nous ne sourions être complice d'un meurtrier, ni même favoriser son évasion.

C'est seulement à la demande insistante, de Mademoiselle Sophie que je consens à écouter ces arguments ainsi que le récit de Monsieur André.

Il y eu un silence pesant. Au vus de ces faits, André serait sûrement livré aux gendarmes.

- Mademoiselle Sophie ! Vous avez la parole !

- Heu Ma tante, Delphine et Caroline, je suis surprise de ces accusations. André n'est pas un violent. Physiquement, il n'est pas très costaud. Quand ont jouaient dans le parc de mes parents, il évitait les bagarres, et je me rappelle, l'avoir battus plusieurs fois à la lute.

- Tu te battais avec lui ? Dit Delphine étonnée.

- Oui enfin, c'était un jeu, ont avaient à peine 14 ans, et il n'était pas très fort. Ont avaient la même taille, la même force. Je ne vois vraiment pas comment il aurait été capable de torturer et tuer qui que ce soit.

- Il est pourtant accusé de torture et de meurtre sur un couple de personnes âgées dans une ferme des environs de Marseille ! dit Florence.

- Marseille ! M’exclamais-je. Il ma dit qu'il venait de Marseille, ce qui m'a étonnée. Je pensais qu'il était en pension à Mende. Il m'a expliqué, qu'après plusieurs fugues du pensionna de Mende, ces parents, l'avaient envoyé dans un pensionna plus sévère. Il y a huit mois, il a réussi à s'évader et il a essayé de me rejoindre ici. Il m'a expliqué, qu'il aurait fait le trajet à pied, sans argent, et qu'il aurait été plus vite, s'il n'était pas recherché pour un meurtre qu'il n’avait pas commis.

- Un innocent ! Dit Florence. C'est lui qui le prétend ! C'est un peu facile.

- Il m'a dit qu'il s'était évadé la nuit du crime. Le directeur de l'école a signalé son évasion, et les gendarmes ont fait le lien entre le meurtre et lui. Mais il m'affirme qu'il n'y est pour rien.

- Comment prouver qu'il dit la vérité ? demanda Caroline.

- Il ne peut pas, il n'a pas d'alibi. Il s'est évadé la nuit du crime, et personne d'autre n'a été vu près de la ferme. Mais, il faut lire les journaux et voir André. Les journaux parlent de violences extrêmes et de forces brutales. Il y a eu une lute terrible dans la ferme, il parle d'un agresseur particulièrement fort et brutal. Vous verrez, que André n'a pas cette force. Rappelez-vous, il y a seulement trois ans, je le battais à la lute. André est loin d'être un athlète.

- Bien ! Dit Florence. Nous allons entendre cet André, mais je vous rappelle deux choses. Un : nous ne pouvons cacher un criminel dans nos murs. Les gendarmes ont le droit, dans cette affaire, de fouiller le château, et il n'est pas question qu'il y trouve un criminel sous notre protection. Deux : Même s'il était avéré qu'il n'est pas coupable, il n'est pas question qu'un homme habite dans ce château.

- Que l'on face venir Monsieur André !

La Surveillante Générale se leva, et sortit. Il y eu des bruits de porte dans le couloir, et la Surveillante Générale revint en poussant une chaise roulante, sur la quel, était installé André.

André était aussi sale et hirsute que la veille, ces poignets attachés, fixés aux extrémités d'une grosse barre de fer. Il devait ainsi, garder ces mains écartées de force par cinquante cm de barre d’acier. Une grosse chaîne, en partait, pour se fixer sur de gros bracelet de fer aux chevilles. De plus, une ceinture de métal le fixait sur son siège, une ceinture fermée par un énorme cadenas, le même dispositif autour du cou, l'obligeait à se tenir parfaitement droit sur sa chaise roulante.

La Surveillante Générale, le poussa au centre de la pièce.

André était faible, maigre, pas du tous impressionnant. La description du crime et des tortures relatée dans un journal, cadrait mal avec André. Une table de ferme de plus de 100Kg avait été jetée au travers de la pièce, un exploit visiblement hors de portée du jeune homme.

Florence questionna André.

- Vous affirmer que vous n'êtes pas coupable ! Soit ! Raconter nous votre version de cette fameuse nuit ?

- Vers quatre heure du matin, je me suis levé. J'avais préparé un sac avec quelque vêtement et du pain, mais je n'ai pas pu le récupérer. Le surveillant faisait des rondes toute la nuit. C'était inhabituel, il semblait chercher quelque chose. Ce qui fait que je n'ai pus m'évader que deux heures plus tard, vers 6 heure du matin, une demis heure seulement avant le levé dans l’école. J'ai escaladé le mur, à un endroit que j'avais déjà repéré, près d'un arbre qui en poussant, avait fait écrouler le mur sur la moitié de sa hauteur. Ensuite, je me suis dirigé vers Aubagne, le plus vite possible. J'ai fait plus de vingt kilomètres avant de m'arrêter dans un bois. Durant la première semaine, j'ai fait le plus de Km possible. C'est seulement dans la ville d'Avignon, que j'ai lut un journal abandonné dans un square. C'est à ce moment que j'ai compris, que les gendarmes me recherchaient, me croyant coupable. Mais ce ne pouvait pas être moi ! Je n'ai quitté le pensionna que vers six heure du matin, et il m'aurait fallut trois heures de marche pour aller dans cette ferme. Le massacre avait déjà été découvert.

- J'espère pour vous que vous ne mentez pas ! Dit Florence. Il me sera facile d'écrire au directeur de votre pensionna pour me renseigner. Dans la profession, il n'est pas rare de se communiquer des renseignements sur tel élève turbulent. Nous saurons alors à quelle heure vous étiez présent et à quelle heure, votre évasion a été constatée.

- Je vous assure que ce n'est pas moi. Je me suis évadé beaucoup trop tard, et jamais, je n'aurais pu faire une chose aussi horrible.

- Ce ne peut pas être lui ! M'exclamais-je. Il n'en a pas la force, et il n'est pas violant.

- Soit ! Dit Florence. J'écrirais à ce directeur, pour nous assurer de son innocence. Mais cela ne résout rien. Je connais les gendarmes du coin. Ils sont bornés et n'accepterons jamais que monsieur André, puisse être innocent. Il n'est pas question que ces gendarmes le trouvent caché dans le château. De plus, le règlement interdit la présence d'un homme dans nos murs !

Caroline intervint.

- Je suis parfaitement d'accord avec toi, mais il cherche un jeune homme. On pourrait peut être le déguiser.

- Le déguiser en quoi ? Les déguisements sont toujours visibles.

- Je pensais à ce que m'a demandé une dame hier au bal. Elle cherche un établissement pour son fils. Elle cherche comment le rendre plus civilisé, moins brute, plus polit et moins turbulent. Elle a pensé que les méthodes d'enseignement dans notre école pourraient peut être lui être appliquées.

Florence dit d’une voie forte.

- Je suis sceptique Caroline, je ne pense pas que ce jeune homme accepterait de se soumettre à la discipline d’une école comme la notre. Il ne faut pas oublier, qu’il s’est évadé à plusieurs reprises de son pensionna.

Delphine prit la parole

- Tu le sais, Florence, que je cherche depuis un moment, un jeune homme pour tester les méthodes de cette école. Beaucoup d’entre nous, pensons que ces méthodes, seraient profitable à certains jeunes hommes. Mais il nous faut présenter des cas concrets. Au moins un exemple de réussite. Sans cela, jamais nous ne pourrons intégrer dans l’école ce genre de sujet.

- Et le règlement ! Dit Florence.

- Le règlement ne parle pas du sexe des locataires, mais uniquement de la composition de l’uniforme et des obligations des pensionnaires. Notamment en matière de corset. Cela ne devrait pas poser de problème, et avec l’aide de Caroline, avec un entraînement particulier, je suis certaine que personne ne pourrait soupçonner la présence d’un jeune homme dans l’école.

Florence repris.

- Je veux bien essayer Delphine, mais uniquement, s’il est impossible de reconnaître, qui est une jeune fille et qui ne l’est pas. Ceci implique une transformation en profondeur, un simple déguisement ne pourra suffire. Pas de perruque, ces cheveux devront être long. Il devra avoir une silhouette vraiment féminine, tel qu’au premier regard, il semble impossible que ce ne puisse pas être une fille. Son comportement, ces attitudes, ces manières devront être sans ambiguïtés, et donc extrêmement féminine.

Caroline rajouta.

- Rappelle toi Florence, nous cherchons depuis longtemps un jeune homme voulant bien vivre cette expérience. Sans cet exemple, nous ne pourrons jamais démarrer ce service. Beaucoup de nos clientes, sont enchantées de l’éducation de leur fille, et elles aimeraient avoir une solution pour leur fils.

- Tu a raison, mais encore faut-il que ce jeune homme accepte de jouer le rôle de cobaye. Il n’est pas question d’imposer de force ce genre d’épreuve. Il faudrait lui demander son avis, sachant, jeune homme, que vous ne pouvez pas rester dans ce château sans respecter à la lettre tout ! Je dis bien tout le règlement : Habillement, coiffure, comportement, études, exercices de maintiens, réduction de la taille, ex-cetera… Vous n’aurez que deux solutions : soit vous partez, une porte donnant sur l’extérieure vous sera ouverte. Mais attention, votre départ sera définitif, sans espoir de retour. Soit vous restez, mais vous devrez alors respecter parfaitement le règlement de l’école. Ce règlement vous sera sans doute pénible, il vous semblera parfois étrange, mais c’est le seul moyen pour vous, de rester caché dans le château, et le seul moyen pour vous de vivre dans la même demeure que votre amie Sophie. Réfléchissez bien avant de décider ! Nos règlements sont adaptés à l'éducation de jeunes filles élégantes, à la taille de guêpe, il n'est pas du tous adapté pour un jeune homme, et ne sera jamais modifier pour s'adapter à vos besoins.

Il y eu un silence, une attente…

- Vous avez quelque chose à dire ? Dit Florence. Si vous voulez partir, vous le pouvez dès maintenant. Les gendarmes vous trouverons facilement, il vous recherche tous près d’ici ! Alors ! J’attends !

André était tétanisé, immobile dans sa chaise roulante. Bien sur, le collier cadenassé, les fers autour de sa taille, et les chaînes, ne lui permettaient pas de bouger, mais il pouvait parler. Pas un mot durant…

- Et bien ! Vous dormez ?

- Heu… Je… Dis André

- Oui !!!

- Je ne sais quoi dire. Je ne veux pas être une fille, mais si je sors, ils m’enverront au bagne.

Florence le repris :

- Il n’est pas question de faire de vous une fille ! Juste suivre une éducation spéciale et respecter le règlement que toutes les pensionnaires respectent. Rien de bien extraordinaire.

- Oui… mais si je dois ressembler aux autres filles… et l’uniforme… les corsets… Je voulais juste retrouver Sophie, rester avec elle…

- C’est un choix ! Comme tous les choix, il y a des avantages et des inconvénients. Il faudra faire avec. C’est à prendre complètement ou à laisser. Rassurez vous, si vous accepter d’être notre sujet d’expérience, dans quelques années, vous pourrez retrouver votre liberté, quand les gendarmes vous auront oublié.

- Je pourrais voir Sophie ?

- Bien sur, à condition qu’elle le veuille, évidemment.

- Ma tante ! M’exclamais-je, Vous êtes dur avec lui.

- Sophie ! Dit ma tante. Si tu veux suivre ce jeune homme, libre a toi ! Je ne savais pas que tu désirais tan retrouver André. Je te laisserais donc le choix, en espérant vraiment que tu veuille rester avec nous. Sache que si tu persuades André de rester, j’accepterais volontiers, malgré mes réticences. Tu sera libre de le voir autant que tu le voudra, mais sous trois conditions : Qu’il passe son épreuve, qu’il respecte le règlement de l’école, et que personne ne puisse soupçonner qu’il n’est pas une fille.

- Mais personne d’autre ne saura que ne suis pas… une fille ? demanda André.

- Personne ! Ce sera un secret dans l’intérêt de nous tous ici présent. Personne d’autre que les dames et demoiselles, présentes dans cette pièce.

- Aucune autre élève que Sophie ?

- Aucune autre.

- Je pourrais partir quand je le voudrais ?

- Oui, durant votre période d’épreuve. Durant cette longue épreuve, vous pourrez abandonner à tout instant, et sortir définitivement. Ensuite, vous pourrez choisir de rester définitivement après avoir réussi à passer cette épreuve. Ceci nous indiquera clairement votre volonté de rester.

Mais ! Attention ! A la fin de cette épreuve, nous vous demanderons de signer un pacte par le quel vous vous engagez à respecter toutes les règles de l'école, et que vous accepter définitivement, de subir notre autorité et d'abandonner votre liberté.

- Je… voudrais réfléchir. Ce que vous exigez, est très gênant pour moi, mais je ne veux pas finir mes jours dans un bagne. Tout le monde me croit coupable de cet horrible meurtre.

- Bien ! dit Florence. Vous allez pouvoir réfléchir et choisir. Il n’est pas question de vous libérer dans l’enceinte du château. Sophie va vous conduire dans le couloir du libre choix. Ce couloir est fermé par des portes en acier. Dans ce couloir, se trouvent les clefs de vos chaînes. Sophie vous accompagnera et pourra elle aussi choisir de partir avec vous ou de rester. Dans ce couloir, vous aurez deux portes. Celle de gauche, vous permettra de sortir du château. Si vous sortez par cette porte, vous ne pourrez plus entrer dans le château, il vous faudra vous débrouiller seul. Celle de droite, vous fera entrer dans une salle fermée par des grilles. C’est le lieu de votre épreuve. Il n’y a dans cette salle que deux sorties. En retournant sur vos pas, vous pourrez sortir définitivement du château, l’autre sortie est la porte étroite. C’est votre épreuve. Si vous pouvez passer cette porte, vous pourrez rester vivre dans le château après avoir signé le pacte dans le quel vous reconnaîtrez mon autorité sur vous.

Il y eu un silence. Ont attendaient toutes, une réaction d’André, enchaîné sur sa chaise roulante.

Rien.

Florence se leva, suivit par nous toutes. Elle dit.

- Sophie. Tu accompagneras André dans le couloir du libre choix. Faite librement le meilleur choix pour vous.

Florence, suivit de Delphine et Caroline, sortit de la salle.

La Surveillante Générale, m’invita à la suivre, elle poussa la chaise roulante dans le couloir, et se dirigea vers les cuisines, mais elle s’arrêta bien avant, dans une salle carrée, juste après la sortie du couloir. Il y avait devant nous une porte ordinaire. La Surveillante Générale sortit son trousseau de clefs, et ouvrit la porte. Derrière, une deuxième porte en métal, qu’elle ouvrit également.

Elle me demanda de pousser la chaise roulante et d’entrer avec André dans le couloir derrière cette porte de fer.

 

 

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Histoire d'A, Chapitre III

 (Histoire parallèle)

 

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