Souvenirs de Sophie
L'école

Livre 2.

Par Fred Pody.

 

XVII

Un calendrier serré

 

Je rendis visite à Delphine. Je voulais qu'elle m'aide à réduire la taille d'André, mon Bijou. Cela faisait trois semaines, que mon Bijou était corseté 24heures sur 24. Je lui dis que sa taille avait considérablement diminuée, qu'il ne faisait plus que 61cm, mais la dernière fois que j'ai resserré son corset de deux centimètres, il m'avait fallut tirer de toutes mes forces sur les lacets, et je craignais que je ne pourrais plus le serrer d'avantage.

- Tu sais Sophie, les débuts de l'entraînement à la taille de guêpe, sont toujours spectaculaires. C'est au delà d'une réduction de la taille de dix centimètres, que les choses se compliquent. André a atteint les 61cm, c'est pas mal, mais c'est maintenant que l'ont va savoir s'il peut réellement se réduire la taille beaucoup plus, ou s'il est arrivé au maximum.

- Je t'en prie, Delphine, je veux vraiment qu'il passe son épreuve de la porte étroite.

- Oui ma chérie, moi aussi, j'aimerais beaucoup qu'il réussisse. J'ai étudié son cas, et je l'ai comparé à l'évolution de la taille, de plusieurs jeunes filles, que j'ai corsetées. Je n'ai pas de référence sur les garçons, mais il me semble très souple. Enfin ! Bref. J'ai mis au point, un calendrier avec les réductions à lui imposer et les dates à respecter. Il est important de suivre un échéancier précis, de sorte à lui faire une réduction de la taille très progressive et régulière. Tu remarqueras que plus sa taille sera réduite, et plus les réductions seront espacées dans le temps et plus elles seront faibles.

- Delphine tu es merveilleuse ! Tu es sûr qu'il pourra suivre ce régime ?

- Oui, mais il faudra le lui imposer de force, sans écouter ces plaintes.

- Montre moi vite ce programme.

- Le voila ma toute douce.

- Tu remarqueras, que dans un premier temps, ont lui réduis la taille d'un cm tous les deux jours. Ensuite, ont passe à un demis cm seulement, et espacé de plus en plus pour atteindre les 53cm, en théorie le vendredi six août. Ceci lui permettrait de passer son épreuve le samedi sept août, éventuellement le dimanche huit.

- J'aimerais tellement réussir son entraînement. Mais j'ai peur qu'il ne se sauve.

- Je ne crois pas, il se serait déjà enfui. Il ne veut sûrement pas te l'avouer, mais je suis persuadée qu'il aine être corseté, et également que tu le domine. Je pense qu'il est temps d'accélérer son entraînement. Je t'accompagnerais pour t'aider à le corseter, et il faudra également penser à lui faire faire des exercices de marche avec de hauts talons.

Delphine organisa avec la Surveillante générale, un horaire particulier pour moi. Tous les matins, avant le début des cours, je rendais visite à mon Bijou, accompagnée de Delphine.

De même que le soir à la fin des cours, au lieu de descendre prendre l'air sur la terrasse du château, Je descendais dans les sous-sols, revoir mon Bijou.

André mon joli bijou, ne semblait pas enthousiaste à la lecture du calendrier. Mais il ne fit pas trop d'histoires quand, avec l'aide de Delphine j'entrepris de lui resserrer la taille d'un centimètre.

- Voila mon Bijou ! Le dimanche 12 juillet 1891, Officiellement, ton tour de taille est de 60cm. Dans deux jours, tu passeras sous la barre des 60cm. Maintenant, tu vas te déchausser et me donner ces horribles choses avec leurs affreux petits talons.

André s'assit et enleva ses chaussures. Il voulus se relever pour me les donner.

- STOP !!! Cria Delphine. Il est strictement interdis de marcher pied nus, Choisi un autre paire de chaussure avant de donner les anciennes à Sophie.

André fouilla dans le coffre, le choix ne fut pas simple, la paire suivante, avait des talons un peu plus étroit, mais également plus haut.

- Sophie. Se plaignit André. Ils sont encore plus hauts ! Sur la boite, il est indiqué 8cm. Tu ne vas pas encore me dire que ce sont des chaussures pour homme ! 6cm peuvent éventuellement passer, mais pas des talons de 8cm

- Désolé mon Bijou, mais tu devra porter des talons de 12cm pour passer ton épreuve. A ta place, je ne me plaindrais pas, mais je m'entraînerais à marcher avec des talons encore plus hauts.

Et ont laissa André méditer sur son sort. Delphine me raccompagna dans mes appartements.

Deux jours plus tard, André se plaignit encore, mais il portait les chaussures à hauts talons sans trop de difficulté. Il était vraiment souple. Le nouveau resserrage de son corset, fut plus difficile. Mais Delphine et moi, ont réussi à le corseter à seulement 59cm. Ont lui fit la fête, pour sont passage sous la barre des 60cm. Ce gros bêta était tous fier de son exploit. De plus, aucune remarque depuis que je l'appelais "Mon Bijou" C'est donc décidé. Plus personne ne devra l'appeler par sont nom de garçon. Delphine fut enchantée de ma proposition.

Les resserrages suivants devinrent de plus en plus difficile. Ils nous demandaient des efforts terribles pour tirer sur les lacets et gagner le cm prévus dans le calendrier. Mais Delphine et moi, ont réussi à respecter le planning. Nouvelle étape. Le mercredi 22 juillet 1891. Ont avait atteint la taille incroyable pour un garçon de seulement 55cm. Il avait fallut seulement un mois, trente trois jours exactement pour obtenir cette incroyable réduction de sa taille. Les prochains serrages seront encore plus difficiles, et je comprenais maintenant pourquoi Delphine avait prévus à partir des 55cm, de lui réduire la taille que d'un demis cm à la fois. Deux centimètres seulement à conquérir, les deux plus difficiles, les plus terribles. Mon Joli Bijou, commençait à avoir une silhouette intéressante, qui n'avait plus grand-chose à voir avec celle d'un garçon.

Je revins le vendredi 24, accompagnée de Delphine. Mon délicieux Bijou avait quelques problèmes de respiration. Elle était saccadée, très courte, et mon Jolis Bijou se tenait la taille, comme pour la cacher.

- Tu as mal au ventre ? Lui demanda Delphine.

Bijou fit un signe négatif, sans conviction, et il se tient debout devant nous, les bras ballant.

La finesse de sa petite taille faisait ressortir le galbe de ces hanches. Pourtant, il n'avait pas encore atteint le but des 53cm imposé par ma tante.

Delphine lui dit.

- Aujourd'hui, nous allons te réduire la taille de seulement un demis centimètre. Pour l'instant, ont a bien respecté le calendrier. J'espère bien, qu'on respectera jusqu'au bout, ce programme de réduction de la taille. Tourne toi, le dos contre les barreaux !

André se plaignait. Je détestais ce genre de jérémiades, je sais combien il est difficile de supporter des corsets aussi serrés, mais enfin ! Est-ce utile de pleurnicher ainsi ? Ceci dit, il se déplaçait avec beaucoup de lenteur, et son visage était très pâle. Je ne le sentais pas très solide sur ses jambes. Peu être que Delphine va trop vite dans la réduction de la taille. En tous cas, Bijou se plaignait, mais ne refusait pas de se faire corseter encore plus durement.

Delphine m'appela, me faisant sortir de mes rêves, des rêves de Bijou à la taille terriblement étranglée, à la silhouette étonnante.

- Viens m'aider. Il faut que l'ont tire ensemble sur ses lacets, si ont veut le resserrer d'un demis centimètre. Il est déjà tellement serré que ce sera très dur, et je ne n'aurais pas assez de force toute seule.

Ont se tient derrière mon Bijou, côte à côte, et ont empoigna fermement chacune, un lacet en les croisant. Et ont tira ensemble de toutes nos forces. André grognait, dans un souffle limité. J'aidais Delphine à faire le nœud, et quand on relâcha les lacets, je crus bien qu'il allait tomber, je le vis glisser contre les barreaux, se baisser un peu, avant qu'il ne réussisse à se reprendre. Il se tenait appuyé contre les barreaux, ne pouvant plus bouger.

Delphine lui mesura la taille. Et dit en s'étouffant presque.

- Ho Cinquante… quatre centimètres… et demis… Ouf… je n'en peux plus. Ont ne pourra jamais… le serrer encore plus fort.

- Quoi ! Que dit-tu ! Je pensais que l'ont arriveraient à lui faire passer cette épreuve.

- Rassure toi. Dit Delphine. C'est nous qui n'en aurons pas la force. Il nous faut de l'aide. Son corset résiste de plus en plus. Je vais demander à la Surveillante Générale de nous aider. Elle a beaucoup plus de force que nous.

Samedi fut inhabituel. Ont du rester dans la salle de cours, ou dans la salle Sylphide pour y faire des jeux. Le groupe du " Club des 4 Parisiennes " passait sont épreuve dans les jardins. Personne n'avait le droit de regarder l'épreuve. Le secret devait être absolu. Il ne fallait pas compter sur ce groupe pour avoir des informations. Personne ne s'intéressait vraiment aux jeux, chaque groupe s'isolait et discutaient à voix basse. Pour ma part, je trouvais cela parfaitement inutile. Sans aucune information, comment pouvaient ont prévoir la moindre stratégie. Qui vivra verra…

Ont laissa un répit de deux jours à notre joli cobaye. Et ont revint le lundi avec la Surveillante Générale pour réduire encore plus la taille de mon Bijou. Il s'agissait d'atteindre les 54cm de tour de taille. Il ne restera plus qu'un seul centimètre à gagner. Le dernier, le plus terrible…

Mon joli Bijou se leva péniblement. Il était encore pâle. Mal assuré sur ses talons, et la respiration haletante, délicieusement haletante. J'adorais la silhouette qui apparaissait maintenant assez nettement, Une silhouette en sablier, manifestement corsetée. Une silhouette impossible sans l'aide d'un solide corset.

- Mais dis moi mon joli Bijou, tu ne porte pas des talons plus hauts ?

- Oui Sophie, c'est madame la Surveillante Générale qui m'a confisqué mes chaussures avec des talons de 8cm. Celles-ci ont des talons de 10cm.

- Cela te vas très bien. Avance toi. Montre nous comment tu te déplaces avec tes hauts talons.

Mon Bijou s'avança lentement, doucement. Delphine me chuchota à l'oreille.

- Tu voies, ma chérie, comme un corset convenablement serré et des talons un peu hauts, peuvent transformer la silhouette bien sur, mais aussi le comportement. Ton Bijou se déplace maintenant calmement avec précaution et grâce, sans aucun geste brusque, d'une manière presque féminine.

Je le voyais surtout épuisé, et faible. Oui Delphine avait sûrement raison, sa faiblesse induite par la terrible compression du corset l'obligeait à des gestes mesurés, calme, sans dépense d'énergie, et donc sans violence, quasi féminine.

Je lui annonçais que l'ont allaient resserrer à nouveau, sont corset.

- Je t'en supplie Sophie, je ne pourrais pas supporter plus serré. Je suis à bout de force. Je ne peux plus me tenir debout longtemps, je dois me reposer toute la journée. Me lever m'épuise et me laisse sans souffle.

- Il te reste encore un peu de souffle. Sans cela, tu ne pourrais même plus dire un mot sans t'évanouir. Tourne toi ! Dos aux barreaux !

Il se retourna lentement, et s'appuya contre les barreaux de sa cage.

Delphine s'approcha et commença à défaire les nœuds des lacets du corset de mon joli Bijou. Je l'aidais en gardant les lacets tendus, pour qu'ils ne glissent pas, et que le corset ne se desserre pas d'un millimètre.

Delphine appela la surveillante Générale pour l'aider à tirer sur les lacets. Ont se mit en place, prêtes à tirer au commandement de Delphine.

- Attention ! Dit Delphine. Quand je dirais tirer, il vous faudra le faire avec toutes vos forces

- Ont est prêtent à tirer. Dit la Surveillante Générale.

- Bijou ! Inspirer le plus possible… Bien, maintenant expirer à fond… TIRER ! TIRER !

Ont s'arque bouta sur les lacets, Delphine tirait avec moi et la Surveillante Générale sur l'autre lacet. Ont tiraient de toutes nos forces.

- ENCORE ! Criât Delphine… Encore, tirer encore…

Mon Bijou ne dit rien, pas un son, pas un bruit. Il était plaqué contre les barreaux, subissant le serrage extrême de son corset, sans cris, sans plainte.

Quand Delphine estima le serrage suffisant, elle nous dit dans un souffle court.

- Cela suffit… Tenez les lacets bien tendus… Je vais resserrer sa chaîne et nouer ses lacets.

Quand cela fut fait, Ont lâcha mon Bijou, qui ne bougeât pas… Il restait là, immobile, contre les barreaux. Je fis le tour. Bijou ne bougeait plus, pâle, la bouche grande ouverte, immobile comme statufié. Il me semblait vraiment à bout de souffle, incapable de dire le moindre mot.

Delphine sortit un mètre ruban, et mesura le tour de taille de Bijou.

- Cinquante quatre centimètres. Nous avons réussi. Merci Madame la Surveillante Générale, sans vous, ce résultat n'aurait pas put être atteint.

Delphine félicitait la Surveillante, alors que c'est mon tendre Bijou, qui était certainement le plus à plaindre. Il n'avait pas encore bougé, et je voyais le haut de sa poitrine se gonfler à un rythme rapide, il cherchait désespérément à respirer, à ne pas trop étouffer sous la pression de sont corset.

Me voyant inquiète, Delphine s'approcha de mon Bijou, et l'ausculta.

- Je te rassure Sophie, il va bien. Evidemment, il est essoufflé et sûrement épuisé par l'entraînement intensif, mais il est au mieux pour quelqu'un portant un tel corset.

- Je te remercie Delphine. Après tous, il peut partir, s'il ne supporte pas ce régime.

Je profitais de la présence de la Surveillante Générale pour lui demander un service.

- Madame la Surveillante Générale, pouvez vous m'aider ? J'aimerais que vous introduisiez la chaise roulante dans la cage. Je vous le demande parce que je n'ai pas les clefs des portes de fer.

- Et que voulez-vous faire avec cette chaise roulante ?

- Et bien… je voudrais lui faire subir un… entraînement spécial. La chaise va l'obliger à faire cet entraînement toute une journée.

- Un entraînement spécial ? Il faut m'en dire plus mademoiselle !

- Heu, c'est un entraînement… heu … intime, un peu honteux.

- Oui ! Mais encore.

- Et bien, c'est en rapport avec son épreuve, en fait avec le siège sur le quel il devra s'asseoir.

- Je voie. Je vais vous aider, avec beaucoup de plaisir.

Et elle sorti de la salle. Quelques minutes plus tard, la porte de fer, permettant de sortir du château s'ouvrit et la Surveillante Générale entra dans la cage en poussant la chaise roulante.

Elle s'arrêta au centre de la cage et s'approcha ensuite de la table, me fit face et me demanda.

- Quel numéro mademoiselle ?

J'étais un peu honteuse, que la Surveillante Générale aie si vite compris mon intention.

- Heu, au moins le deux.

Je me retournais vers André et lui demanda.

- Tu crois pouvoir supporter le numéro 3 ?

Il baissa la tête, ne disant pas un mot. Il avait rougi, lui si pâle il y a encore quelques instants.

La Surveillante Générale avait déjà pris sa décision.

- Qui ne dit mot consent. Je suis certaine qu'il c'est déjà amusé avec.

Et elle pris le godemiché numéro 3, qu'elle posa verticalement au centre du siège de la chaise roulante.

- Venez ici ! Dit elle sévèrement en foudroyant du regard mon pauvre André, qui n'osait plus relever la tête.

La surveillante le plaça devant le siège et lui dit.

- Regardez bien ! Je suis certaine que vous avez déjà utilisé le numéro 2. Si c'est le cas, vous ne craignez aucun accident, même si cela sera un peu douloureux au début.

André ne dit rien.

- Parfait ! Dit la Surveillante Générale. Tournez vous ! Je vais vous guider pour vous asseoir convenablement.

Et il se baissa lentement, s'assit avec mille précautions, grimaçant de douleur quand la chose de bronze le pénétra. Il essayait de ne pas s'asseoir complètement. De la sueur perlait de son front. Il se retenait temps qu'il pouvait aux accoudoirs, mais la surveillante était impitoyable, elle lui appuya sur les épaules, le forçant à s'empaler complètement sur le godemiché. Alors, la surveillante referma la ceinture métallique autour de sa taille ainsi que le collier de fer, les deux, fermés par deux cadenas.

La Surveillante Générale, après avoir contrôlé que Bijou ne pourrait pas se libérer, sortit de la cage, elle nous rejoignit et elle me donna les deux clefs.

Avant de partir, je regardais André qui essayait de se libérer de ce qui le pénétrais, mais il était maintenu de force dans la chaise roulante, et la rigidité de son corset, ne lui permettait pas de bouger. Il abandonna assez vite, épuisé et à bout de souffle. Il transpirait et semblait souffrir, le visage très pâle, les bras pendant sans force, je crus un moment qu'il s'était évanoui. Non, il me regarda suppliant, mais ne dit pas un mot. Ont sorti, le laissant seul. J'étais inquiète, André me s'emblait très mal en point, épuisé. Je me demandais, si l'épreuve que je lui faisais subir, n'était pas trop forte pour lui. La Surveillante Générale, vit mon désarroi, et elle me rassura.

- Ne craignez rien, Mademoiselle. Il est souple et plus résistant que vous le croyiez. Bien sur, son corset l'épuise, mais vous savez bien quels sont les effets d'un corset très serré. Votre "Bijou" le découvre en ce moment. Quand à son épreuve anale, elle est certainement douloureuse, mais il s'est facilement empalé. Ce soir, il se rendra compte, qu'il peut très bien le supporter. C'est alors, qu'il souffrira mentalement, en se rendant compte, qu'il peut si facilement, se faire sodomiser.

- Je crains toujours, qu'il abandonne et s'enfuie.

- Je vous rassure encore. Croyez mon expérience. A ce stade, il est incapable d'initiative. Totalement incapable de partir seul, sans aide, sans votre présence, et j'en suis maintenant certaine, sans son corset. La liberté doit lui faire peur. Il a besoin des contraintes que vous lui imposez depuis presque un mois. Il ne pourra pas s'éloigner de vous. Vous lui êtes devenue indispensable, quelque soi les épreuves que vous lui imposerez. Mademoiselle Sophie, Votre "Bijou" a basculé, il ne redeviendra plus jamais, un jeune homme libre.

J'étais abasourdie, je ne pensais pas que mon Bijou en soit déjà là.

- Madame la Surveillante Générale, vous m'étonnez. Je n'imaginais pas que mon Bijou se transforme aussi vite et aussi profondément.

Oups! Qu'est ce que j'ai dis ? La surveillante avait éclaté de rire. Je ne l'avais jamais vues comme cela.

- Une transformation profonde et pénétrante ! Oui vous avez parfaitement raison Mademoiselle.

Et elle s'éloigna en riant de plus belle.

Je sortis des sous-sols, laissant mon Bijou, mijoter sur sa chaise, avec mon petit cadeau dans les fesses. Il me fallait remonter trois étages, pour me rendre au cours. L'excuse que m'avait écrite Delphine me permis de me présenter avec une heure de retard. La première chose que je remarquais en entrant dans la classe, durant le cours d'histoire, c'est la tête de Coralie et de ces trois amies. Une tête des mauvais jours. Personne ne savait de quoi il s'agissait, mais je me doutais que cela devait avoir un rapport avec l'épreuve du jardin.

Aujourd'hui, j'avais la tête ailleurs… tan pis pour le groupe des "C4P" et leurs problèmes. Moi, je rêvais de mon Bijou qui devait se morfondre attaché sur sa chaise, les fesses bien remplies.

"Votre Bijou a basculé, il ne redeviendra plus jamais, un jeune homme libre." Avait affirmé la Surveillante Générale. Je commençais à y croire vraiment. André, ou plutôt Bijou avait toujours été soumis à mes caprices. Je ne me rendais pas compte à quel point. Plus que douze jours avant son épreuve. Je vais organiser son passage avec Delphine et son amie Caroline. Nous allons lui préparer un trousseau qu'il n'imagine pas. Je veux qu'il soit le… non la plus élégante de toutes, la plus ridiculement sophistiquée, une poupée trop délicate et trop maniérée. Une caricature de la féminité. Quelqu'un a dit que les artifices féminins étaient faits pour en abuser. Mon Bijou n'imagine pas à quel point il va devoir en abuser.

Les cours se suivait, se suivait, quel ennuie… que de temps a attendre, 12 jours, c'est long…

Je n'avais pas eu le courage de descendre, et encore moins de remonter tous ces étages, avec mon corset et le poids de l'uniforme que l'on nous obligeait à porter, c'était au delà de mes forces. Je demandais à la Surveillante Générale, de libérer mon Bijou pour la nuit. Elle devait de toute façon descendre, pour lui apporter son repas.

Vendredi matin : Plus que huit jours avant l'épreuve. Je descendais accompagnée de Delphine et de la Surveillante générale. Avant dernier resserrage du corset de mon Bijou. Il fallait réussir à atteindre les 53,5cm. A un tel degré de serrage, le moindre millimètre à toute son importance. Mon Bijou nous attendait, il semblait anxieux, presque apeuré de nous voir arriver. Je fus surprise de constater qu'il portait de très hauts talons.

- Depuis quant porte tu des talons aussi hauts ?

- C'est Madame la Surveillante Générale qui m'a obligé à les porter. Ce sont les seules chaussures qui restent dans le coffre.

- La Surveillante Générale ! Tien donc ! Et quelle est la hauteur de tes talons ?

- Ils fonts 12cm, c'est très haut, mais je me débrouille. Enfin, j'arrive à me tenir debout, mais je me déplace difficilement. C'est très instable, je risque à chaque pas de me tordre les chevilles.

Je me rappelais les difficultés de marcher avec de tels talons. J'étais presque jalouse de voir la facilité qu'il avait acquise en si peu de temps. Je me souvenais des punitions que m'avait infligées ma tante, ainsi qu'à Delphine et Caroline, parce que mon entraînement n'avançait pas suffisamment vite.

Voyant cela, la Surveillante Générale me dit.

- Oui Mademoiselle Sophie. Il porte depuis deux jours maintenant, des talons de douze centimètres. Un centimètre de plus que les votre. Je pense qu'il est temps pour lui de marcher correctement. De plus, il est suffisamment souple pour gérer la marche sur de tels talons.

- Ho ! Madame, c'est merveilleux, je repense à ce que vous m'aviez dit à son sujet "Il a basculé" Vous aviez raison. Mon Bijou devient de plus en plus mignon.

Bijou ne bougeait pas, et il gardait la tête baissée, comme honteux de se présenter ainsi, en corset, hauts talons et sans culotte.

- Bijou ! Veut-tu marcher un peu, que je me rende compte de l'effet des hauts talons.

Et Bijou s'exécuta, il se déplaçait lentement, à petits pas précaires, mais il se déplaçait. Il avait même une certaine grâce dans sa démarche mal assuré, fragile, émouvante dans ces hésitations, le pied tremblant sur le sommet de ses talons. La cambrure de ses pieds étaient vraiment extraordinaire, et lui donnait une féminité troublante.

Delphine également était sous le charme, il nous fallut un moment pour nous reprendre et Delphine lui ordonna un peu trop brusquement de se placer dos aux barreaux. Bijou se plaça docilement dans le coin de la cage. Il semblait déjà essoufflé. La respiration courte et rapide, montrait à quel point il devait être comprimé dans son corset.

Delphine nous plaça de par et d'autre. La surveillante d'un coté, Delphine et moi de l'autre, tenant fermement les lacets qu'elle avait dénoué.

Sur son ordre ont tira de toutes nos forces. Mais il fallut s'y reprendre pour le serrer plus encore, et encore une troisième fois. Bijou ne dit rien, il gardait la bouche ouverte, désespéré par son terrible corset. Il était incapable de bouger. Delphine lui mesura sa taille. Le verdict du mètre ruban : 53,5cm.

- C'est fini Bijou. Dit Delphine. Ne bouge pas pendant quelques minutes, ensuite, avance toi vers ton lit, tu auras besoin de repos.

Bijou resta sans bouger quelque instant, ensuite, très lentement, il avança en se tenant au barreaux, chancelant, sans un mot, comme épuisé, il s'approchait du lit, se tenant à la table, à la chaise, pour enfin se laisser tomber sur le lit, épuisé, essoufflé par ce petit, ce minuscule effort.

Delphine s'approcha au plus près de Bijou et lui dit.

- Ne lute pas contre le corset. N'essaye pas de résister, plus tu résistes, et plus tu souffriras. Il faut laisser le corset te modeler, ne pas se tendre contre lui. Laisse toi aller, tu te sentiras mieux. C'est quand ton ventre cédera et que tes organes internes se seront déplacés, que tu supporteras mieux ton corset. Je suis désolée, mais il m'est impossible de te libérer, ni même de te desserrer d'un millimètre. Les règles en matière de corseterie, sont dans cette école, particulièrement inflexibles

Bijou regardait Delphine, sans un mot. Toute son énergie tendue vers la respiration limitée par son corset trop serré.

Il était temps de remonter dans la salle de cours. Je quittais mon bijou avec regret et un peu d'angoisse. Il me paraissait tellement épuisé, pâle, au bout de sa résistance. Delphine me dit que cinq jours pour qu'il s'habitue à être aussi serré ne seront pas de trop. Ont approche de la limite de sa résistance.

Je lui rendit visite chaque matin et quelques soirs également. Mais je profitais également de chaque instant de libre pour rendre une visite dans les ateliers de couture de Mademoiselle Caroline. Le trousseau de Bijou s'étoffait. Caroline avait prévue une quantité de jupons de dentelle incroyable, ainsi que des pantalons de dentelle, sur le même modèle que les miens, un pantalon dessous les jarretelles, et un autre un peu plus long, par-dessus, pour garder au maximum, le volume vaporeux aux multiples volants qui les garnissaient. A tous cela, s'ajoutait une chemise de dessous, un cache corset, une chemise très sophistiquée de dessus, le bustier, la jupe étroite… et quelques petits accessoires, comme un éventail, un sac à main en forme de bonbonnière. Des rubans de soies pour le cou et les poignets, d'autre pour les cheveux qui commençaient à être long, lui tombant plus bas que les épaules. J'avais hâte de le voir passer son épreuve, de lui faire découvrir un autre monde, plus raffiné, plus élégant, mais pas moins dur…

Ce samedi, le groupe LSP passait son épreuve dans les jardins. Comme pour le premier groupe, ont du rester confiné dans la classe, de sorte que personne ne sut ce qui ce passait durant cette épreuve. Bien évidemment, il n'était pas question d'avoir le moindre renseignement du groupe C4P, Coralie maintenait un secret absolu sur leur épreuve. Moi aussi, j'avais mon secret, personne, pas même Gwendoline et Solange n'était au courrant d'une autre épreuve qu'allait passer mon Bijou dans quelques jours. Ma tante avait été inflexible sur le secret. J'étais un peu gênée de ne rien pouvoir dire à mes deux tendres amies.

Il faut pourtant que l'on prenne des mesures. Nous somme le seul groupe de trois, et quand André, mon Bijou intégrera l'école, il devra bien rejoindre un groupe. Et donc naturellement, il fera partie de mon groupe.

Il faut que j'en parle à Gwendoline et Solange, sans rien dévoiler de la situation d'André.

Le soir même, ont se réunit dans la chambre de Gwendoline et Solange.

- Voila, mes chéries. Je sais qu'une nouvelle élève va arriver dans moins d'une semaine. Elle sera évidemment intégrée dans notre groupe, nous somme le seul groupe de trois.

- J'espère qu'elle est gentille, que l'on s'entendra bien. Dit Solange

- D'après ma tante. Dis-je en mentant un peu. Elle est très timide, et plutôt soumise. Elle à ma taille, et les mêmes cheveux que moi, mais en plus court. Le problème est son tour de taille.

- Elle est grosse ? Demanda Gwendoline.

- Non pas vraiment, mais elle fait quand même 53cm de taille.

- J'en faisais plus à mon arrivée. Elle n'échappera pas au port d'un corset bien serré dit Solange.

- C'est le problème. Répondis-je. Elle fait 53cm, mais elle porte déjà un corset extrêmement serré. Elle ne pourra pas se réduire la taille encore plus. Delphine dit que son corset est déjà serré au maximum.

- Mais alors. Dit Gwendoline. Nous perdons notre première place ! Le groupe C4P nous passe devant.

- Et même le groupe ADI, nous serions troisième.

Il y eu un silence…

- Il n'y a qu'une solution, nous serrer encore plus.

Encore un silence, plus long…

Etonnamment, c'est Gwendoline qui fit la première proposition.

- Il n'y a pas trente six mille solutions, aussi, je vous promets de me réduire ma taille d'un centimètre.

- Bravos ! Dit Solange. Je sais que tu n'aimes pas trop les corsets, aussi je trouve ta proposition très courageuse. Moi aussi, je vais me réduire la taille d'un centimètre.

- Et moi également. Dis-je. Se sera très pénible, après mon épisode de la machine à calibrer qui m'a obligée de perdre trois centimètre en une seule fois, mais cela fais déjà plus d'un mois. Je pense pouvoir atteindre les 42cm.

- Quarante deux centimètres ! S'exclama Gwendoline. Ce doit être affreux, comment pourras-tu supporter un tel corset ?

- Ce n'est possible que si on suit strictement un entraînement sévère, et si quelqu'un est capable de te motiver.

- Comme delphine. Dit Solange avec une pointe de jalousie.

- Où toi, quand je te serre dans mes bras, que l'on s'embrasse, que je te tiens par ta taille si fine, si désirable.

- C'est bien mon problème. Dit Gwendoline. Je ne veux pas me corseter, mais quand je vous voie en corset, la taille tellement délicate, moi aussi, parfois, je le désir, mais uniquement pour vous plaire, pour nous aimer, pour vous séduire. Pour sentir un frisson en te tenant par une taille tellement étroite, presque impossible, comme un rêve de poupée idéale.

Solange se tenait derrière Gwendoline, et la pris par la taille, sa taille corsetée, délicieusement étranglée. Je m'approchais du couple et embrassait Gwendoline sur la bouche, dans sa bouche, je la tenais dans mes mains, autour de sa minuscule taille, bientôt, je l'espère, je pourrais en faire le tour complet avec mes mains.

Bientôt, nous aurons des tailles encore plus étroites. Ce soir, nous allons demander à nos camériste, de réduire toute nos robes d'un cm et de nous corseter plus étroitement encore, nous faire perdre un autre cm, nous étouffer encore plus, nous rendre encore plus délicate, plus mince, plus élégante, et plus désirable… encore un

 

A suivre...

 

 

Souvenirs de Sophie, Livre 2, Chapitre XVI   Souvenirs de Sophie,Livre 2, Chapitre XVIII  

 

Histoire d'A, Chapitre VII

 (Histoire parallèle)

 

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