Souvenirs de Sophie Livre III

 

Par Fred Pody.

IV

Fête des Sylphides

 

Samedi 22 Septembre au soir.

Je regardais mes tendres amies, Solange, si discrète et pourtant, je savais combien la lourde crinoline de fer pouvait être pénible à porter. Gwendoline, qui n'aimait pas trop les corsets, du moins, c'est ce qu'elle prétend et qui me l'a dit en s'étouffant presque à chaque phrase. Comment la surveillante l'avait durement corsetée dans un long corset. Un engin extrêmement rigide de la poitrine jusqu'aux genoux. Elle était au bord de l'évanouissement, tellement pâle, à bout de souffle. Et Mademoiselle "A", qui avait fait beaucoup mieux, beaucoup plus que je ne l'espérais. Sa taille fortement corsetée avait été incroyablement réduite. Sa tenue tellement féminine et sexy...

J'aurais honte de me promener ainsi, les jambes découvertes, portant une crinoline si courte, si impudique. Mais le sommet, cette tige métallique, partant de ces chevilles enchaînées, et montant... montant en elle... dans son fondement... Toute l'école le remarquera, tout le monde le saura. Quelle honte pour elle.

La réception était plus importante que je l'avais imaginée. Toute l'école était rassemblée, les surveillantes formaient un cercle, et Florence, entourée de Caroline et de Delphine ainsi que de nombreux professeurs, nous attendaient dans la grande salle de bal

Je savais que la distribution des prix se déroulerait demain. Je ne pensais pas à cette réception. Quoique, maintenant, que notre épreuve est terminée, tous les résultats sont connus.

Florence prit la parole d'une manière un peu solennelle.

- Vous venez de prouver, qu'une lady élégante, est tout a fait à l'aise, pour se promener dans un jardin d'agrément, et cela malgré ces robes encombrantes, ces corsets, et même ces chaussures... spéciales. Bravos mesdemoiselles. Je vous invite à monter sur l'estrade, que l'école toute entière puisse vous faire honneur, et que vous leurs serviez d'exemple.

Mademoiselle Florence, monta sur l'estrade, suivie de Mesdemoiselles Caroline et Delphine.

Mademoiselle Florence fit les présentations avec une certaine jubilation.

- Mademoiselle Sophie ! Voulez vous monter sur l'estrade, s'il vous plaît.

Je m'avançais lentement. Ma crinoline de fer était lourde, encombrante. Monter les trois marches ne fut pas simple. Je dû prendre ma robe devant et essayer de la relever comme je pouvais pour que je puisse atteindre les marches. Sur l'estrade, je me sentais plus à l'aise, et je pus faire un élégant demis tour, faisant ainsi face à toute l'assemblée. J'étais certaine, d'avoir une silhouette extraordinaire avec un contraste étonnant entre la largeur de ma crinoline et la finesse extrême de ma taille. C'est à ces moments là, que l'on adore son corset. Pour la silhouette qu'il vous donne, pour le regard envieux de vos rivales, et tan pis si c'est une torture permanente. J'oublie alors tous les sacrifices et les douleurs que j'endure. Je suis ainsi, une reine, une femme d'exception car peu d'entre nous peuvent arriver à de tel résulta.

- Vous voyez, qu'une Lady, peut très bien, se déplacer avec une large crinoline et en ne regardant pas ces pieds en permanence. Voici une belle leçon d'élégance, dans ces déplacements. Mademoiselle Sophie est l'animatrice du groupe MLC, qui porte parfaitement bien son nom aujourd'hui.

- Mademoiselle Gwendoline, pouvez vous nous rejoindre, s'il vous plais.

Gwendoline, avec sa robe, normale, son uniforme de l'école, ne semblait pas avoir subie d'épreuve, pourtant elle était blanche, et se déplaçait avec raideur. Il fallait savoir qu'elle portait un corset particulièrement cruelle, et atrocement serré. La montée des trois marches fut plus difficile pour elle. Elle dû les monter, en se tournant légèrement de profil, car son corset lui interdisait d'écarter les genoux.

Quant elle fut arrivée à ma hauteur, je pus me rendre compte, combien sa taille était fine. Véritablement étranglée.

- Bravos Mademoiselle Gwendoline. Pourtant, à votre entrée dans cette école, vous ne vouliez pas entendre parler de corset. Mais je vois que maintenant vous portez un corset très intéressant. Je suis heureuse, que vous acceptiez enfin la nécessité de se serrer fortement la taille, pour devenir une véritable Lady.

Je ne souvient, le nombre de fois, ou Gwendoline, se plaignait de son corset trop serré.

- Mademoiselle Solange !

- Bravos Mademoiselle Solange, la grande crinoline vous sied parfaitement. Bravos, pour réussir à porter avec autant de grâce, cette grande robe. Encore un effort sur votre tour de taille et vous vous approcherez de la perfection.

- Mesdemoiselles, le groupe MLC a été le seul à terminer cette épreuve. Sachez que le but, n'était pas de la terminer dans tous ces détails. Votre mission, était de me démontrer votre capacité de vous déplacer, dans le Jardin des Sylphides, ceci avec élégance. Les quelques obstacles que vous avez pu franchir, étaient destinés à tester votre comportement de future Lady, dans diverses situations. Je ne félicite pas le groupe LSP, qui a lamentablement échoué. Aucune, n'a franchie le petit pont. Deux d'entre elles sont tombées dans l'étang. Lamentable ! Heureusement, d'autre groupes ont put s'en sortir avec les honneurs. Bravos donc aux groupes C4D et ADI qui ont réussis la partie la plus importante, se déplacer avec grâce, malgré les nombreux obstacles mis sur leur chemin.

- Ceci dit, c'est bien le groupe MLC qui est le seul groupe à avoir terminé l'épreuve. Ceci grâce au sacrifice de l'une d'entre elle. Un sacrifice un peu honteux, que personnellement, je n'aurais jamais fait. Il est parfois des choses que l'on vous demande, et qu'il est honorable de refuser fermement.

- Mademoiselle A, montez sur l'estrade !

Enfin, je me demandais, si ma tante Florence allait appeler mon bijoux, ma délicieuse ballerine.

Mademoiselle "A" s'avançait lentement, depuis le fond de la salle ou elle essayait de se cacher.

Elle avançait en équilibre précaire sur la pointe des pieds, en faisant balancer sa crinoline si réduite.

Elle finit par atteindre les marches, et entreprit de les monter. Il y eu des exclamations de surprise. Je devinais des propos peu aimables, scandalisés, en la voyant avec une si courte crinoline, si indécente. La montée des escaliers la fit grimacer de douleur. D'autre exclamations indignées, quant les autre élèves comprirent que la tige métallique, attachée à ces chevilles, et qui montait entre ces jambes, devait monter très haut, devait monter en elle...

Ma jolie demoiselle "A", si impudique, était rouge comme une pivoine.

Elle fit demis tour, face au publique, la tête baissée, et me montrant ces fesses, pénétrées par cette tige, cette barre de fer.

J'entendais maintenant les commentaires qui se faisaient à voie haute, tan elle avait choquée toute l'école.

"Comment fait-elle pour marcher ainsi.", "comme c'est indécent de montrer ces jambes et pire, ces fesses à tous le monde.", "C'est une catin, une fille dépravée !", "Et cette tige métallique, elle semble bien s'enfoncer en elle.", "Oui, c'est honteux de se montrer ainsi, ont dirait qu'elle ce l'est enfoncée derrière plutôt que devant.", "Devant, elle jouirait tous les dix pas."

Mademoiselle Florence continuait son discourt.

- Vous avez toutes vues, "l'équipement" permettant de monter voir les numéros sur les colonnes. Vous avez toutes put voir l'énorme godemiché qui équipait la scelle. Vous avez toutes refusées de vous avilir. Toutes, sauf une, qui a accepté de se faire violer son intimité. Seul Mademoiselle "A", a acceptée de s'introduire cette chose monstrueuse en elle. Et même plus si c'est possible, elle l'a gardé, elle porte en ce moment ce godemiché profondément enfoncé. Puisqu'elle ne m'a pas demandée de la soulager, je vais l'exposer au milieux de la salle, empalée sur son godemiché qu'elle semble tan aimer.

Hoo! Quel honte... Je n'aimerais vraiment pas être a sa place.

- Madame la Surveillante Générale ! Fixez donc cette catin de Mademoiselle "A" sur un support, bien en vue. Elle gardera son cher godemiché, toute la soirée. Ainsi, mesdemoiselles, vous pourrez toutes contempler la déchéance de cette fille impudique et jouisseuse.


La surveillante Générale, m'emmena vers le fond de la salle, une porte et elle m'introduisit dans une autre salle. Solange nous suivait. Deux couturières nous attendaient.

- Ont va vous débarrasser de votre crinoline de fer. Dit la Surveillante Général. Et la remplacer par une crinoline plus légère, plus adaptée à la danse.

Ensuite, ont retournât dans la salle de bal. Florence s'approcha.

- Vient ma chérie, nous allons ouvrir le bal. Ce n'est qu'une soirée très simple, juste pour marquer la fin des épreuves.

Elle m'entraîna au centre de la salle, ou je retrouvais Mademoiselle "A", empalée sur un support, portant toujours sa crinoline, ridiculement courte. Elle pleurait de honte, d'être ainsi exposée. J'avais pitié pour elle. Elle nous avait aidées, et cela lui a valu cette pénible punition.

Pourtant, je la trouvais très belle ainsi exposée sans pudeur. Belle et excitante, de savoir ce qui garnissait la scelle sur la quelle elle était assise, clouée...

La soirée fut délicieuse. J'appréciais beaucoup de danser dans cette grande crinoline. Ma tante me fit tourner la tête en m'entraînant dans une valse. Solange si délicate, dansait avec moi, plusieurs valses, nous formions comme deux grandes fleurs blues.

J'étais épuisée. Je voulais me retirer dans mes appartements. Delphine n'était pas loin de moi, elle comprit très vite en me voyant.

- Delphine, peut tu m'accompagner dans ma chambre, et me préparer pour la nuit, je suis épuisée par cette journée. Que d'événement, et demain, il y aura cette fête de fin d'année...

- Oui je te comprend, moi aussi je vais me retirer. Allons y de suite, je dois changer ton corset...

 

A suivre...

 

 

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