Souvenirs de Sophie Livre III

 

Par Fred Pody.

VI

Mademoiselle Rose

 

- Mademoiselle ROSE !

Mademoiselle "A" fut surprise, elle était la dernière, Rose, était donc son nom. Florence ne m'avait rien dit sur le nom de Mademoiselle "A". Ce fut une surprise pour nous toutes, et surtout pour Rose.

- Mesdames et Mesdemoiselles, je peux enfin vous révéler le nom de cette charmante jeune fille. Mademoiselle ROSE n'a pas réussi à obtenir la distinction des MLC, mais les résultats de ces cours sont remarquables.

Elle descendit le grand escalier avec une infinie lenteur. Elle portait une grande crinoline bleu, qui ne devait pas lui faciliter la descente du grand l'escalier.

Florence continuait son discours.

- De plus, elle a fait d'énormes progrès depuis sont arrivée à l'école. Imaginez que cette demoiselle n'avait jamais porté de corset avant son arrivée ici. C'est aux vus de ces progrès rapides, de sa promesse formelle de continuer à s'entraîner durement, que exceptionnellement, nous avons décidées de la garder une année supplémentaire.

Rose descendait de plus en plus lentement, cherchant manifestement la position des marches qu'elle ne pouvait pas voir.

- Bien évidement, si au bout de cette année, Mademoiselle Rose, n'aurait pas atteint ces objectifs, elle serait expulsée de l'école.

Rose rejoignis mon groupe, et je lui dit.

- Rose ! Ce nom te vas très bien ma chérie. Tu es heureuse de pouvoir rester avec nous dans cette école ?

- Vous restez toutes les trois ? Ce serait merveilleux.

Gwendoline répondit.

- Ensemble oui, mais pas ici. Je ne supporte plus d'être corsetée aussi durement et en permanence. Je suis certaine que toi aussi tu détesteras les corsets que l'on t'impose. Florence parle d'objectif, Tu sais ce que tu as promis.

- Non, je n'ai rien promis, je ne suis pas au courant.

J'intervins.

- Rose est dans une situation spéciale, comme chacune d'entre nous. Moi, parce que je suis la nièce de la directrice, toi Gwendoline et toi Solange, parce que vos parents ne peuvent pas payer votre scolarité et qu'il ont passés un contra avec Florence. Vos parents vous ont pratiquement vendues comme des esclaves, pour que l'école se serve de vous comme cobaye et comme mannequin.

- Je sais. Dit Gwendoline. Je pense que je ne suis pas prête de quitter ce maudit corset. Delphine a un projet d'entraînement intensif, pour obtenir une silhouette encore plus ahurissante. Elle veut nous cambrer, et nous modeler, pour faire de nous de jolies poupées très spéciales.

- C'est le contrat passé avec nos parents. Dit Solange. Ils se sont débarrassés se nous, en nous vendant à l'école, pour que l'on serve de mannequin et pour tester toutes sorte d'équipement de discipline. Ont devra faire des démonstrations de ce qui est possible d'obtenir, en matière de maintient et de modelage, du corps par des corsets et d'autres instruments de contrainte.

- Mais qui reste ?

Je répondis.

- Premièrement, toutes celles qui font plus de 46cm de tour de taille, ne peuvent pas rester. Cela élimine déjà 4 élèves. Rose tu est la seule exception. Ensuite, il faut obtenir plus de soixante pour-cent dans toutes les matières. Cela élimine Isabelle et Ludivine. Voila pour celles qui doivent quitter l'école. Mais les parents d'Estelle et de Lydia, ont décidés d'arrêter leur formation. J'étais certaine que Coralie partirait aussi, mais ces parents partent en long voyage, et ils ont décidé que leur fille resterait dans l'école. Nous serons donc huit filles pour la prochaine année.

Florence avait fini les présentations et les remises de prix de fin d'année. Le bal pouvait commencer.

Rose et Solange dansaient ensemble, une merveilleuse valse, qui faisait voler et tourner la crinoline de Rose. Solange émergeait avec toute son élégance de ce flot de soie bleu. La crinoline de Rose, l'enveloppait de son ampleur. Ils ne pouvaient pas se tenir serré dans leurs bras, tan cette crinoline les séparait. Deux époques, deux modes se rencontraient, l'étroitesse de nos robes actuelles, et l'ampleur des crinolines du passé, pourtant si romantiques.

Je dansais avec une invitée particulièrement élégante, habillée à la dernière mode, et couverte de bijoux précieux, sans doute un peu trop voyant. Elle était jeune, la taille délicieusement fine, je sentait la rigidité du corset sous son bustier. Isabelle, ma cavalière du moment, m'apprit qu'elle avait passé deux ans dans cette école. Depuis, elle avait continuée de porter des corsets toujours aussi serrés. Et son amie, une jeune dame veuve et plutôt très riche, la couvrait de bijoux, mais exigeait un tour de taille extrêmement petit. Ces exigences en matière de corset était très fortes, et Isabelle était obligée de porter un corset jour et nuit, serré à la limite du malaise.

Je cherchais mes amies, pour leur présenter Isabelle, qui m'avait fait valser délicieusement.

Je vis Gwendoline, assez loin, dansant bizarrement, sans bouger de place, et sa cavalière lui tournant autour dans une danse sensuelle. Je me rappelais, le terrible corset qui la prenait de la poitrine jusqu'au genoux. Ainsi corsetée, les genoux serrés l'un contre l'autre, il lui était difficile de se déplacer et encore moins de danser.

Je ne vis plus rose et Solange, la salle de bal est grande, et ils devaient être loin, de l'autre coté de la salle, caché par les couples de danseuses.

- Isabelle, j'aimerais te présenter mes amies intimes, mais je ne les voies plus. Nous auront sûrement l'occasion de les rencontrer avant la fin du bal.

Et une autre valse nous entraînât, nous fit tourner la tête, nous étourdi encore plus. Isabelle dansait lentement avec élégance. Nous devions, toutes les deux, limiter nos efforts physiques, pour ne pas s'évanouir à cause du serrage intense de nos corsets.

Je vis Florence traverser la salle, elle monta sur une estrade, décorée de rubans et de soie rose.. Il y avait un fauteuil et une petite table à coté. Elle agita une petite cloche, pour attirer l'attention du public et annonça.

- Mesdames et Mesdemoiselles, je vous invite à contempler la naissance d'une poupée qui vous présentera nos diverses créations et nos méthodes d'éducations de l'école des Sylphides. J'ai en effet décidé d'employer 3 ou 4 poupées mannequins. Elles serviront essentiellement à faire des démonstrations ou des défiler publicitaires pour la promotion des corsets de Mademoiselle Delphine, ainsi que les créations de Mademoiselle Caroline. Elles pourront également servir de démonstration et de cobaye pour diverses méthodes d'éducation et de modelage du corps.

Caroline et deux aides, s'approchèrent de Rose.

- Levez les bras Mademoiselle Rose. Dit caroline.

Les deux aides, délacèrent sa crinoline et son bustier.

Rose apparu en jupons...

 

A suivre...

 

 

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