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L'île des Sylphides I

© Par Fred Pody

2020



Avertissement

Texte à caractère érotique et sexuel.

Cette histoire est celle d'un jeune homme faible, qui n'assume pas ces désirs. Elle se passe dans un lieu fantasmé, à la gestion très particulière. Si le texte est répétitif, parfois lourd, c'est qu'il exprime quelques fantasmes très précis. Si vous aimez la domination féminine d'un jeune homme, les contraintes softs, comme les très hauts talons, ou les corsets très serrés, alors vous êtes au bon endroit. Sinon, ce livre risque d'être très ennuyeux et répétitif pour vous.




L'île des Sylphides I


I - L'annonce


Mende, est une jolie ville de province, mais j'ai dû déménager vers Ales pour faire des études de graphiste. Ce ne fut pas suffisant, je dus faire un deuxième déménagement à Paris pour terminer mon cursus. Et maintenant, mon diplôme en poche, je cherchais un emploi.

Ma situation devenait inquiétante, mes économies fondaient rapidement, notamment pour payer un loyer exorbitant pour seulement 10 m2.

Les agences de photographie, ou publicitaire, ne me répondaient même pas. Je baissais mes prétentions en me présentant comme graphiste ou retoucheur. Ce fut la même chose, pas d'emploi, car sans expériences et sans références. J’avais bien essayé un petit boulot, sans rapport avec mes compétences, mais serveur dans un bistro, avait été une mauvaise expérience. Je n'étais pas arrivé à porter un plateau rempli de verres et de bouteilles, je n'en avais pas la force, et je fus viré dès le premier jour.


Il devenait urgent de trouver un emploi, avec mes handicaps, pas assez de forces physiques, ou pas assez d'expériences, ou pas assez de compétences, ou ma présentation pas assez bien, il y avait toujours un "pas assez !!! "

En deux mois, je n'avais trouvé que quelques heures de boulot mal payés, et mes économies avaient disparues. Je me retrouvais à la rue, expulsé de mon petit appartement. Sans recours, cars pas de bail, loué chez un marchand de sommeil sans scrupule. J'étais seul à Paris, sans amis pour m'aider, sans famille, la galère...

Deux semaines dans la rue, à se battre pour rester propre, et à récupérer des journaux pour écumer les petites annonces à la recherche d'un boulot qui pourrait me convenir. Je venais de trouver un journal périmé depuis une semaine. Au cas où... je lisais les annonces, mais il n'y avait pratiquement pas d'annonce pour du travail. Par hasard au moment où j’allais le jeter, je tombais sur une annonce bizarre.


- Recherche graphiste débutant.
- Très bon salaire.
- Obligation d'accepter nos conditions particulières.
- 50 Quai de Bourbon – Île Saint-Louis - Paris


Cela faisait 6 mois que je cherchais du travail, même un stage, quelques heures, mais rien. Je n'avais pas d’expérience, pas de bock, pas de studio, ou pas de références. Rien, comme tous ceux qui débutent.

L'adresse était désuète, en principe, il y avait une adresse mail, un compte sur un réseau social, à défaut un téléphone. Je n'avais jamais vu une annonce comme celle-là. Je me précipitais à cette adresse. Quai Bourbon, pas facile à trouver. Un immeuble très chic, tout en pierre, avec une porte en fer forgé et vitrage. Une seule sonnette. Je sonnais plein d'espoir, mais pas de réponses. J’essayais de nouveau, mais rien. Je fis le tour du quartier, et une heure plus tard, je sonnais de nouveau et de nouveau... Rien. Je n'avais plus rien, pas d'autre solution.


Je résolus de sonner toutes les heures, et de surveiller la porte, espérant voir quelqu'un entrer et ainsi me renseigner. A trois heures du matin, par défi, je sonnais de nouveau, et au bout de quelques instants, une voix dans l'interphone. "Que voulez-vous ? " Je sentis que quelque chose basculait et j'avais peur d'entrer dans un monde... Différent. Je ne savais pas quoi faire. Partir en courant, mais c'était idiot, j'avais assez galéré à Paris pour trouver un emploi. Pourtant, le style de l'annonce et le luxe de ce bâtiment m’inquiétaient, sans que je puisse dire pourquoi. L'heure de la réponse à l'interphone, à trois heures du matin était aussi très bizarre. Je me devais de réagir, partir ou répondre...




II - Premier contact


J'en bafouille, surpris par ce premier contact.

"Je viens pour l'annonce de graphiste."

"Un moment, s'il vous plaît."

Au bout d'une longue attente, la voix reprend.

"Vous êtes bien à Paris ? "

"Oui, sur l'Île de Saint Louis."

"Bien, l'annonce est encore valide, si vous voulez postuler, présentez vous a la même adresse le 27 de ce mois, à 23h30 précise." Je réponds aussitôt "Je serais au rendez-vous, je m'appelle Guy..." Mais il n'y a pas de réponse, l'interphone vient d'être coupé.

Le rendez-vous est dans trois semaines. Sans argent à Paris, ce sera difficile. Dans mon baluchon, je garde les vêtements les plus présentables en réserves et bien protégés. Je veux être présentable. Ces trois semaines de manche, de débrouilles sont très longues, et pénibles. Heureusement, au mois d’août, il fait chaud et il ne pleut pas.


Le 27 août, 23h25, j’ai revêtus mes meilleurs habits que j'avais gardés précieusement dans mon sac et je sonne pour me présenter quelques minutes avant le rendez-vous, pas de réponse, c’est inquiétant. Je regarde mon téléphone, 23h28, je sonne de nouveau... Pas de réponse. 23h30, nouvel essai, la gâche de la porte vibre, et de l'interphone, une voix me dit de monter au premier étage.


Un grand hall vide, les murs de pierre de France, donnent l'impression d'entrer dans un château. En face de moi, un escalier très large en fer forgé, monte à l'étage en faisant une grande courbe au fond du hall. Le palier donne sur trois portes, celle de gauche est ouverte. Une voix me dit d'entrer. Une voix très différente de celle de l'interphone. Une grande pièce vide, si ce n'est un bureau assez simple, un homme assis derrière, qui m'invite à prendre place sur la chaise. Pas de confusion possible, le mobilier se résume à deux chaises, un bureau avec une tablette dessus. Strictement rien d'autre.

"Bienvenue Monsieur."

"heuuu. Bonjour Monsieur, je viens pour..."

"Oui, je sais."

Il tourne une tablette vers moi.

"Je ne suis qu'un intermédiaire, veuillez remplir le formulaire à l'écran."


Après une partie administrative, suivie d'une partie réservée à mon cursus professionnel. Je le remplis avec beaucoup d’appréhension, car en dehors de mon parcours scolaire, il n'y a rien. Je suis tenté d'ajouter des expériences professionnelles inventées, mais je décide de rester parfaitement honnête, et donc... Pas d’expérience professionnelle ni de book. La suite me demande des informations plus personnelles, mes goûts, mes activités, mes loisirs... Mes activités, il n'y en a pas ou pratiquement pas. Plus par désir que d'une activité réelle, je mentionne mon intérêt pour la photo de mode, bien que je n'en aie jamais fait. Quel style de vie... Je n'avais jamais eu l'occasion de choisir, par manque de moyens, mais pour le plaisir, et un peu par défi, j’écris que je suis passionné par la mode 1900. C'est vrai que cette période me fascine, les femmes si élégantes, si minces sur les gravures, me font rêver. Pourquoi affirmer cela, alors que je n'en connais rien ou si peu, juste quelques gravures de mode 1900, et un ou deux films troublants "pique-nique a hanging rock" et aussi "French cancan", un vieux film.


Le dernier chapitre est plutôt indiscret, mais je n'ai plus rien à perdre ni rien à cacher. On me demande des détails anatomiques. Lister les maladies que j'ai contractées, les opérations chirurgicales, si j'ai des allergies, ma taille et toutes mes mensurations, mon poids, mes habitudes alimentaires, si je fume, si je bois, si je me drogue... Il me faut beaucoup de temps pour remplir ce formulaire si détaillé. L'homme qui m'observe me dit de prendre mon temps et donner le maximum de détails avec honnêteté.


"Monsieur, j'ai terminé." Il reprend la tablette, et me demande de me lever et de me placer dans la lumière. Il prend plusieurs photos, de face et profile, mais aussi de plus près, de mon visage de face et de profil également. Après quelques manips, il me dit :

"Installez-vous, j’attends une réponse dans une heure, deux au maximum."

Je m’assieds donc, sans rien faire, si ce n'est attendre... Attendre...



III - La signature


La tablette émet un bip, il est plus de quatre heures du matin, et je suis resté difficilement éveillé. L'homme qui m'avait accueilli prend la tablette.

"Votre candidature a été retenue."

Je suis abasourdi, surpris, après tant de galère... Il imprime une liasse de papier, qu'il me tend. "Voici le contrat que vous devez signer. Mais je dois vous mettre en garde, et je vous invite à bien lire les conditions, qui sont très particulières. Nous ne pourrons pas vous employer, sans une acceptation complète et éclairée de ces conditions. Sachez que vous devrez respecter toutes ces conditions sans aucune dérogation, à partir du moment ou vous signez ces documents."

"Bien Monsieur."


Je lis avec une certaine fébrilité. Le début me met en confiance, j’ai une période d'essais d'un mois, durant laquelle je peux à tout moment rompre ce contrat et rentrer chez moi avec le voyage payé et une indemnité de 2.000 euros. Le lieu de mon travail doit rester secret. Pour des questions de confidentialité, les communications extérieures seront bridées. Les téléphones portables personnels sont interdits. Bon, mais pourquoi ? J'imagine bien cela pour un travail pour l'armée, la police, ou un truc gouvernemental.

"Excusez-moi, mais je vais travailler dans quel genre d'entreprise ? "

"Je ne peux pas vous répondre."

Bon...


Certaine partie de l'île sont interdite aux personnes non autorisées. Une violation entraînera une sanction plus ou moins sévère, qui sera décidée par le tribunal des "Sylphides". Cette sanction peut être une amande, ou pour le personnel à l’essai, une exclusion de l'île.

… Une île ? Mais dans quelle partie du monde... Une île ne m'apprend rien sur mon futur lieu de travail. Je saute quelques pages. Vous devrez un respect… Vous n'avez pas le droit d'adresser la parole à l'élite, sauf si on vous le demande formellement...

Bon, c'est ennuyeux.

Pour les résidents, les sanctions sont définies par le tribunal des "Sylphides" et seront inscrites sur votre passeport... Oui, déjà lu... Le charabia juridique est vraiment pénible. Je feuillette les autres pages, lisant seulement les titres. Respect bla bla bla, Organisation bla bla bla, Titre et devoir de l'élite... Obligations des résidents bla bla bla, et encore Organisation de la police des mœurs et du respect bla bla bla bizarre !!! 


"Lisez bien tout le document, c'est important."

Oui, il a sûrement raison, mais je suis épuisé, presque cinq heures du matin sur mon téléphone. Je décide d'accepter, mais dans un dernier sursaut de conscience, je demande :

"On parle d'une île, mais ou est-elle ? "

"Désolé, mais c'est secret."

"Ho et elle est loin ? "

"Je ne devrais rien dire, mais oui, elle est loin."

Bon, je n'en sais pas plus, c'est quoi loin ? 

"Je vais signer le contrat."

La réponse est pour le moins, surprenante.

"Vous êtes certain de vouloir signer ce contrat. Vous l'avez vraiment lu ? "

"Oui, dans les grandes lignes."

"Vous ne voulez pas réfléchir un peu plus. J'ai tout mon temps, et vous pouvez le relire. La seule condition, c'est que quand vous sortirez de cette pièce, le contrat devra être signé ou pas, mais il n'y aura pas d'autre rendez-vous."

"Ho, je dois me décider maintenant."

"Oui, maintenant ou jamais."

Je réfléchis, mais je n’ai pas le courage de relire cette pile de papier, et j'ai besoin de cet emploi.

"Bien, je suis prêt pour la signature."

"Très bien monsieur, veuillez écrire votre nom et prénom sur chaque page et y apposer votre signature."

Je signe la pile de papier. C'est très long. La pile de papier me semble de plus en plus épaisse. Je lui rends la liasse de papier.


"Parfait ! Monsieur, je vous souhaite la bienvenue dans notre organisation."

"Quelques informations pour votre voyage : nous vous avons réservé une chambre dans un hôtel, pour vous préparer au voyage. Dans quatre jours, le premier septembre, une voiture vous conduira à l'aéroport, départ à 14h30 de votre hôtel. Un avion vous attendra pour un départ à 17h à destination de Sydney. Le reste du voyage se fera dans un avion privé."

Oups, je n'imaginais pas travailler aussi loin.

"Voici l'adresse de l'hôtel, bon voyage Monsieur."

Et je me retrouve dans la rue avec le carton d'un hôtel situé sur Île Saint-Louis. L'aube pointe déjà, je ne suis pas sûr que cet hôtel soit ouvert. Je parcours les rues de l'île Saint-Louis, et enfin, après avoir traversé toute la longueur de l'île, je trouve cet hôtel. Et oui, il est ouvert. C'est un bâtiment tout en pierre, dans un style renaissance. Un hôtel de luxe. J'entre par une double porte en métal doré et vitraux. Le hall est largement éclairé. Mobilier en bois doré et tapisserie de soie brodée couleur crème et or. À l'accueil, je donne mon nom au réceptionniste qui me regarde avec une certaine appréhension. Un jeune homme maigre pas très grand et pas très propre, je ne suis pas très... Je suis surtout très décalé dans cet hôtel de luxe. Très professionnel, il regarde dans le registre et me dit avec un sourire discret. Bienvenue monsieur Guy, votre chambre est prête. Le groom va vous y accompagner.

Le lendemain, mon petit-déjeuner est servi dans la chambre, ainsi qu’une grande boite à mon nom. Après le petit déjeuné, j'ouvre cette boite. Il y a tout ce qui est nécessaire pour me changer, costume, chemise, sous les vêtements, chaussures... La panoplie complète du jeune homme aisé. Un carton m'invite à me rendre présentable avec un rendez-vous chez un coiffeur. C'est sous le mode de l'invitation, mais une invitation ferme à devenir un employé modèle, propre sur lui, à la présentation impeccable. Je respecte les consignes, d'autant que l'hôtel est confortable, et que j'ai vraiment besoin de prendre soin de moi. J'ai trois jours, pour être présentable et en forme.



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